L’accord sur le commerce d’électricité crée des avantages mutuels pour l’Ontario et le Québec

OTTAWA, 30 août 2023 – Jason Dion, directeur principal de la recherche à l’Institut climatique du Canada, a fait la déclaration suivante en réponse au nouvel accord sur le commerce de l’électricité entre l’Ontario et le Québec :

“L’accord sur le commerce de l’électricité annoncé aujourd’hui par l’Ontario et le Québec est une initiative judicieuse qui aura des retombées positives dans les deux directions. 

“L’échange d’électricité pendant les périodes où une province a moins de besoins et l’autre plus, permet aux provinces d’exploiter les sources d’électricité propres existantes avant d’en construire de nouvelles. Cela signifie qu’une plus grande quantité d’électricité propre est disponible pendant les périodes de pointe, permettant aux abonnés et aux provinces d’économiser de l’argent sur les coûts d’électricité.

“Les provinces ont besoin de plus d’électricité propre, et rapidement, pour rester compétitives avec leurs partenaires commerciaux et attirer des investissements dans une économie mondiale qui évolue rapidement vers la carboneutralité. Il est plus facile de construire les systèmes électriques nécessaires pour répondre à la demande croissante lorsque les provinces relient leurs réseaux, car elles peuvent tirer parti de leurs forces respectives pour assurer un approvisionnement plus souple et plus fiable.

“Les réseaux électriques interconnectés sont plus résistants, et le fait d’accepter d’échanger de l’électricité rendra les systèmes électriques de l’Ontario et du Québec plus fiables en cas de conditions météorologiques extrêmes et d’autres perturbations, tout en les rendant mieux équipés pour répondre à la demande croissante des véhicules électriques et des thermopompes.

“Un accord sur le commerce de l’électricité est une étape positive dans le travail important que l’Ontario et le Québec réalisent pour construire les systèmes électriques plus grands, plus propres et plus intelligents dont les provinces ont besoin pour soutenir l’électrification à grande échelle, rester compétitives et réduire les émissions à l’origine des changements climatiques.

Nos recherches montrent que le passage à l’électricité propre permettra aux Canadiens d’économiser de l’argent à long terme. L’annonce d’aujourd’hui est un exemple de la façon dont la collaboration entre les provinces peut aider à construire les réseaux nécessaires pour alimenter l’avenir électrique du Canada et réduire les émissions, tout en gardant l’énergie abordable et fiable pour les gens.”

Contact

Julien Bourque

Analyste politique principal, Institut climatique du Canada

514-292-9005

jbourque@institutclimatique.ca

Le Règlement sur l’électricité propre est essentiel pour attirer les investissements, rendre l’énergie plus abordable et lutter contre les changements climatiques

TORONTO, 10 août 2023 — Jason Dion, directeur principal de la recherche de l’Institut climatique du Canada, a déclaré ce qui suit en réaction au projet de Règlement sur l’électricité propre du gouvernement fédéral.

« Le Règlement sur l’électricité propre annoncé aujourd’hui sera la pierre angulaire d’un avenir économique prospère pour tous les Canadiens. Il permettra d’accélérer les progrès dans la lutte contre les changements climatiques tout en plaçant le pays en meilleure posture pour attirer de nouveaux investissements, créer de bons emplois dans des secteurs en croissance, et rendre l’énergie plus abordable.

« L’énergie propre est déjà l’énergie la plus économique et rentable au Canada, même après avoir tenu compte de sa variabilité. Et il existe de nombreuses façons de s’assurer que le réseau demeure fiable à mesure que la part de l’énergie éolienne et de l’énergie solaire augmente, y compris l’électricité flexible à la demande, le stockage dans des batteries et une interconnexion provinciale accrue.

« Selon notre analyse, une majorité de Canadiens épargneront sur leurs factures d’électricité à mesure qu’ils remplacent les combustibles fossiles par de l’électricité propre, le ménage moyen dépensant 12 pour cent de moins en électricité d’ici 2050 par rapport à aujourd’hui.

« Un approvisionnement fiable en électricité propre et abordable devient rapidement une nécessité pour assurer la concurrentialité des entreprises, et la demande s’accélère. Des dizaines de milliards de dollars sont sur la table pour aider les provinces à bâtir des réseaux électriques plus grands, plus propres et plus intelligents. Il n’en tient maintenant qu’aux provinces et aux territoires de saisir cette occasion et de mettre en branle des plans d’action crédibles et ambitieux pour l’électricité propre.

« La réalité des changements climatiques a frappé chez nous cet été, alors que des millions de Canadiens ont subi la fumée des incendies de forêt, des inondations et des conditions météorologiques exceptionnelles. Ces expériences créent une compréhension croissante que l’accélération de la transition vers l’abandon des carburants fossiles est essentielle pour ralentir le réchauffement planétaire. Les progrès futurs du Canada en matière de climat dépendent de l’électricité propre, et la transition à une énergie à 100 pour cent non émettrice constituera une grande part de notre contribution mondiale pour réduire les émissions.

« Tous les pays du G7 se sont engagés à atteindre la carboneutralité d’ici 2035, et les États-Unis doublent les efforts liés à la croissance propre avec d’importantes mesures incitatives et de nouveaux règlements. Le Canada a une longueur d’avance avec son électricité propre abondante et à faible coût, mais il y a un risque de perdre notre position de chef de file, à moins que nous agissions rapidement pour tirer pleinement profit de nos avantages. La vision du Canada en matière d’électricité, avec le Règlement d’aujourd’hui qui en constitue un élément clé, sera essentielle pour garder notre économie concurrentielle et prospère pour l’avenir. »

RESSOURCES

Fiche de renseignements : Électricité propre au Canada

Déclaration aux médias le 8 août : La vision fédérale de l’électricité est un cadre important pour la croissance économique, l’emploi et l’accessibilité financière

Opinion : Les quatre conditions pour le nouveau crédit d’impôt à l’investissement dans l’électricité propre

RAPPORTS

Volte-face : Comment alimenter un Canada carboneutre

Électricité propre, énergie abordable : Comment les gouvernements fédéral et provinciaux peuvent faire économiser de l’argent aux Canadiens sur la voie de la carboneutralité

Personne-ressource

Janina Stajic

Spécialiste principale des communications, Institut climatique du Canada

(226) 212-9883

jstajic@climateinstitute.ca

La vision fédérale de l’électricité est un cadre important pour la croissance économique, l’emploi et l’accessibilité financière

VANCOUVER – Kate Harland, directrice intérimaire de la recherche sur l’atténuation de l’Institut climatique du Canada, a fait la déclaration suivante en réponse au document sur la vision de l’électricité du gouvernement fédéral intitulé “Propulser le Canada vers dans l’avenir“.

“La vision du gouvernement fédéral en matière d’électricité présente une situation gagnant-gagnant-gagnant : faire croître l’économie, créer des emplois dans des secteurs en croissance et maintenir l’énergie à un prix abordable pour les Canadiens et les Canadiennes. Le passage à l’électricité propre est également l’un des moyens les plus importants dont dispose le pays pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et lutter contre les changements climatiques. 

“Le Canada doit construire beaucoup plus d’électricité propre – et rapidement – pour rester compétitif dans une économie mondiale qui considère l’énergie propre comme un impératif commercial. Nos pairs du G7 se sont déjà engagés à produire de l’électricité carboneutre d’ici 2035, et les États-Unis stimulent fortement la croissance de l’énergie propre grâce à d’importantes mesures incitatives et à de nouvelles réglementations. Prendre du retard signifierait perdre des emplois et des investissements au profit d’autres juridictions.

“Le passage à l’électricité propre n’est pas seulement bon pour l’économie, il permettra aux Canadiens d’économiser de l’argent. Les coûts de l’électricité renouvelable et des technologies électriques ne cessent de baisser, et les gouvernements disposent d’outils pour maintenir les factures d’énergie à un niveau abordable. Nos recherches ont montré que la plupart des Canadiens dépenseront moins en énergie au fil du temps lorsqu’ils passeront des combustibles fossiles à des équipements plus efficaces tels que les thermopompes et les véhicules électriques alimentés par de l’électricité propre.

“Pour être clair : il n’y a pas de voie vers une économie prospère à carboneutre au Canada sans rendre nos systèmes électriques plus grands, plus propres et plus intelligents. Le prochain règlement fédéral sur l’électricité propre constituera une étape cruciale dans cette direction. En d’autres termes, l’avenir est électrique. La vision du gouvernement fédéral en matière d’électricité est fondée sur cette réalité, mais sa concrétisation nécessitera un effort sérieux et coordonné de la part des gouvernements de l’ensemble du pays.

FAITS SAILLANTS 

  • Nos recherches ont révélé qu’en moyenne, les ménages dépenseront 12 % de moins en énergie d’ici 2050 qu’aujourd’hui, grâce à la transition du Canada des combustibles fossiles à l’électricité propre. 
  • Le passage des combustibles fossiles à l’électricité propre peut à lui seul permettre au Canada d’atteindre 37 % de son objectif de carboneutralité en 2050.  
  • Le gouvernement fédéral a offert plus de 40 milliards de dollars d’incitations pour aider les provinces à moderniser leurs systèmes d’électricité propre. 
  • Le réseau électrique canadien a l’avantage d’être déjà non polluant à 84 %, contre seulement 40 % aux États-Unis
  • Le coût de l’énergie renouvelable a considérablement baissé au cours de la dernière décennie, ce qui en fait la source d’énergie la moins chère, même si l’on tient compte de son intermittence. 
  • Le 4 août 2023, plus de 30 grandes industries canadiennes, associations syndicales, développeurs d’énergie autochtones, entreprises de technologies propres et autres ont publié une lettre déclarant qu’ils soutenaient un réseau électrique à carboneutralité nette à l’échelle nationale d’ici 2035.

CONTACT 

Catharine Tunnacliffe
Directrice aux Communications

Institut climatique du Canada
(226) 212-9883
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L’élimination progressive des subventions aux combustibles fossiles permet d’aligner la politique économique du Canada sur ses objectifs climatiques

OTTAWA – Jonathan Arnold, Chef de projet de recherche, a fait la déclaration suivante en réponse à l’annonce du gouvernement fédéral concernant l’avenir des subventions aux combustibles fossiles au Canada :

“La fin des subventions gouvernementales pour l’augmentation de la production de combustibles fossiles est une étape essentielle pour aligner la politique économique du Canada sur ses objectifs climatiques. C’est la première fois que le Canada crée un cadre permettant de distinguer les subventions efficaces des subventions inefficaces. Cette nouvelle politique permettra de remettre au centre des préoccupations la réduction des émissions et la croissance économique.

“Dans l’ensemble, le cadre annoncé aujourd’hui établit un équilibre bénéfique. Il contribuera à garantir que tout soutien existant ou nouveau au secteur des combustibles fossiles est conforme aux objectifs climatiques du Canada, à savoir maintenir la hausse des températures mondiales à moins de 1,5 °C. Il met clairement l’accent sur le soutien aux technologies et aux énergies propres et prévoit des garanties pour les besoins énergétiques des communautés rurales, isolées et autochtones. 

“L’obtention de fonds publics pour débloquer des réductions rapides des émissions du secteur pétro-gazier est un exercice d’équilibre très délicat. D’une part, une analyse récente de la Régie de l’énergie du Canada montre que la demande mondiale de pétrole et de gaz pourrait chuter considérablement si le monde agit rapidement pour atteindre la carboneutralité.

“Étant donné que la production pourrait être considérablement limitée par les forces du marché international, les gouvernements devraient agir avec prudence, compte tenu du risque associé à l’investissement d’argent public dans des projets qui pourraient devenir des actifs échoués dans un contexte de baisse de la demande mondiale. Un dollar dépensé pour les combustibles fossiles est un dollar de moins pour des projets et des technologies comme les énergies renouvelables, qui seront importants pour maintenir la compétitivité à mesure que la transition énergétique mondiale s’accélère.

“D’autre part, il existe des cas où un appui temporaire du gouvernement à des initiatives telles que les contrats carbone pour la différence, ou la capture, l’utilisation et le stockage du carbone, se justifie pour réduire les émissions à la vitesse requise. La production de pétrole et de gaz représente plus d’un quart des émissions totales du Canada. Sans une action rapide et transformatrice pour réduire ces émissions, il est peu probable que le Canada atteigne ses objectifs climatiques pour 2030 ou 2050.

“L’annonce d’aujourd’hui démontre la nécessité d’un cadre rigoureux qui garantirait que l’argent public aille uniquement aux projets qui sont réellement alignés sur les objectifs économiques et climatiques à long terme du Canada. Elle montre également pourquoi le Canada doit adopter la taxonomie des investissements climatiques – soutenue par les 25 plus grandes institutions financières, donnerait aux gouvernements des orientations claires, garantissant que les ressources vont uniquement à des projets qui réduisent les émissions et améliorent la compétitivité à long terme du secteur alors que la demande mondiale diminue.

“En investissant uniquement dans des projets qui contribuent à la transition du Canada vers une économie carboneutre prospère, le gouvernement fédéral peut tirer le meilleur parti de l’argent public limité pour réduire les émissions, protéger les emplois et aider le Canada à rester compétitif dans une économie mondiale en pleine évolution.”

Resources

L’impératif de classer les projets de combustibles fossiles par effets climatiques

5 grandes questions à propos de la nouvelle taxonomie des investissements climatiques du Canada

Le potentiel climatique du captage et stockage du CO₂, selon la modélisation financière

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Julien Bourque
Analyste politique principal
Institut climatique du Canada
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Le nouveau plan énergétique de l’Ontario offre une vision essentielle pour l’électricité, mais manque de détails sur le gaz

OTTAWA — Jason Dion, directeur principal de recherche à l’Institut climatique du Canada, a fait la déclaration suivante en réponse à l’annonce du gouvernement de l’Ontario, Stimuler la croissance de l’Ontario,  le nouveau plan énergétique à long-terme de l’Ontario. 

“Le nouveau plan énergétique de l’Ontario montre clairement que la province se dirige vers un futur électrique. Le plan est une étape importante pour construire des systèmes électriques plus grands, plus propres, plus intelligents dont l’Ontario a besoin pour répondre à la demande croissante en électricité, tout en gardant des tarifs abordables pour les familles et les entreprises. 

“Le plan se concentre sur les moyens de réduire la dépendance aux centrales au gaz, et soutiendra l’alignement rentable des systèmes électriques de l’Ontario avec le règlement sur l’électricité propre à venir.

“Le développement d’une production non-émettrice aux côtés de solutions qui peuvent améliorer la flexibilité du système, comme le stockage à court et long-terme, l’efficacité énergétique et les ressources énergétiques distribuées, et la capacité de transmission améliorée aidera la transition de l’Ontario transition vers une grille entièrement alimentée par des sources non-émettrices. 

“Cependant, le plan ne dit pas si la province a l’intention de construire de nouvelles installations de production d’électricité à partir du gaz. La province devrait éviter de construire de nouvelles centrales au gaz puisque des alternatives rentables sont disponibles, et que ces installations sont susceptibles de devenir des actifs échoués. Le calendrier de la province pour atteindre une production carboneutre est également flou. Le Canada et d’autres pays du G7 ont établi une cible pour 2035, ce que l’Ontario devra faire si elle veut rester compétitive. 

“Malgré ces lacunes, le plan de l’Ontario est un engagement important tourné vers l’avenir pour bâtir les systèmes plus grands, plus propres, plus intelligents dont l’Ontario et le Canada ont besoin pour atteindre la carboneutralité. Nos recherches ont montré que le ménage canadien moyen dépensera 12% de moins en énergie en 2050 par rapport à ce qu’il dépense aujourd’hui, alors que le pays se dirige vers un avenir carboneutre.

“La demande en énergie de l’Ontario augmente. En planifiant pour la croissance future aujourd’hui, l’Ontario peut s’assurer que son énergie propre, fiable et rentable reste un avantage concurrentiel.”

Le projet d’augmentation de la capacité nucléaire de l’Ontario est un pas positif vers l’électricité carboneutre

OTTAWA – Dale Beugin, vice-président exécutif de l’Institut climatique du Canada, a fait la déclaration suivante en réponse à l’annonce du gouvernement de l’Ontario concernant la construction d’une nouvelle centrale nucléaire à Bruce Power :

“Investir dans l’électricité propre est essentiel pour répondre aux besoins énergétiques des Ontariens sur la voie de la carboneutralité, tout en maintenant la vie abordable et en attirant de nouvelles entreprises dans la province. En jetant les bases d’une augmentation de la capacité de production nucléaire, le gouvernement de l’Ontario et Bruce Power agissent pour rendre le réseau de l’Ontario plus grand, plus propre et plus intelligent

“L’annonce d’aujourd’hui est un début important. Les dernières projections de la Régie de l’énergie du Canada confirment qu’une croissance importante de l’énergie nucléaire est compatible avec la mise en place de la neutralité carbone du réseau électrique de l’Ontario, tout comme l’augmentation massive de l’énergie éolienne et solaire. Nos recherches ont montré que le ménage canadien moyen dépensera 12 % de moins en énergie d’ici 2050 par rapport à ce qu’il dépense aujourd’hui, alors que le pays se dirige vers un avenir carboneutre.

“L’engagement de l’Ontario à étendre l’énergie nucléaire envoie également un signal important en amont du prochain règlement fédéral sur l’électricité propre, qui place le Canada dans la lignée de ses partenaires de l’OCDE qui travaillent à rendre les systèmes électriques carboneutres d’ici à 2035.”

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Julien Bourque
Analyste politique principal, gestion des enjeux
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La Stratégie nationale d’adaptation est un outil essentiel pour protéger les Canadiens des dommages liés au climat

27 juin 2023, OTTAWA – Ryan Ness, directeur de l’adaptation à l’Institut climatique du Canada, a fait la déclaration suivante en réponse à la publication par le gouvernement fédéral de la version finale de la Stratégie nationale d’adaptation du Canada :

“Les changements climatiques infligent déjà des milliards de dollars de dégâts aux habitations, aux entreprises et aux infrastructures du Canada. Et avec la fumée des incendies de forêt qui pollue l’air dans les communautés de tout le pays, la menace semble particulièrement proche de nous. Il est temps de limiter les dégâts. 

“La stratégie nationale d’adaptation est un outil solide pour faire face aux plus grands risques climatiques auxquels le pays est confronté. Le gouvernement fédéral doit agir rapidement pour financer et mettre en œuvre cette stratégie afin de protéger les Canadiens contre la menace croissante et les coûts de plus en plus élevés des catastrophes climatiques. 

“Finaliser cette stratégie nationale est une étape essentielle. Pour qu’elle produise les résultats sur lesquels les Canadiens comptent, d’importants nouveaux investissements seront nécessaires, ainsi qu’une attention soutenue et une action coordonnée de la part des gouvernements à travers le pays.”

FAITS SAILLANTS

  • Investir dans l’adaptation est une bonne décision économique : chaque dollar investi aujourd’hui pour se préparer aux impacts climatiques futurs rapportera entre 13 et 15 dollars en coûts évités.
  • Les changements climatiques coûtent déjà aux Canadiens 720 dollars par an, en moyenne, en réparations à la suite d’inondations, de feux de forêt et d’autres impacts, et ce coût devrait doubler ou tripler d’ici à 2050.
  • Selon les estimations de l’Institut climatique du Canada, les coûts de santé liés aux récents incendies de forêt dans la seule province de l’Ontario se sont élevés à près de 1,3 milliard de dollars sur une période d’une semaine.

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Catharine Tunnacliffe
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RECHERCHE DE L’INSTITUT SUR L’ADAPTATION

Évaluation indépendante : Stratégie nationale d’adaptation (décembre 2022) : notre évaluation indépendante de la stratégie nationale d’adaptation du gouvernement fédéral

Combler le retard du Canada en adaptation (mai 2022) : un document de cadrage décrivant les éléments clés d’une éventuelle stratégie nationale d’adaptation

Notre série complète sur les coûts du changement climatique pour le Canada, incluant : 

Submergés: Les coûts des changements climatiques pour l’infrastructure au Canada (septembre 2021)

Une étude démontre que les Canadiens réaliseront des économies avec l’adoption d’une énergie électrique propre

Ottawa, le 22 juin 2023 — Malgré les inquiétudes croissantes relatives au coût de la vie, la nouvelle recherche effectuée par l’Institut climatique du Canada démontre que le ménage canadien moyen dépensera 12 pour cent moins d’argent en énergie d’ici 2050 si l’on compare à ce qu’il dépense aujourd’hui. Cela s’explique par le remplacement graduel des combustibles fossiles par de l’énergie électrique propre pour alimenter les maisons, les véhicules et les entreprises.

Le nouveau rapport — Énergie électrique propre, énergie abordable : Comment le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux peuvent-ils faire économiser de l’argent aux Canadiens en tentant d’atteindre la carboneutralité — démontre que ces économies de coûts sont attendues malgré l’augmentation graduelle des tarifs d’électricité dans les provinces et territoires. Afin de contribuer à ce que tous les ménages puissent profiter d’économies, le rapport indique la manière dont les provinces peuvent utiliser des mesures d’intervention, comme des charges fixes sous condition de ressources sur les factures d’électricité afin d’assurer que l’énergie demeure abordable pour les ménages à faible revenu ou à revenu moyen lors de la transition.

Le rapport estime également à quel niveau chaque province et territoire pourra profiter des dizaines de milliards de dollars en aide financière fédérale dédiée à l’énergie électrique propre qui fait partie du budget de 2023. Ces fonds sont destinés à aider les provinces et les territoires à améliorer et à élargir leurs réseaux électriques avec de l’énergie électrique propre. Ces sommes d’argent pourront contribuer à accélérer la construction d’infrastructures fiables pour l’énergie électrique propre et à assurer que les réseaux électriques seront en mesure de répondre à la demande croissante en énergie alors que le Canada électrifie son économie et se dirige vers la carboneutralité d’ici le milieu du siècle.

En acceptant des conditions de haut niveau pour avoir accès à l’aide financière fédérale, les provinces et les territoires peuvent avoir accès à des avantages pour leurs contribuables en plus d’offrir des systèmes électriques plus vastes, plus propres et plus intelligents que les entreprises exigent de plus en plus en tant que condition à leur investissement.

DÉCLARATIONS

« Le passage à une électricité propre, abondante et fiable permettra aux Canadiens d’économiser de l’argent sur l’énergie, alors que le pays s’oriente vers un avenir à faible émission de carbone. Les technologies telles que les véhicules électriques et les pompes à chaleur consomment beaucoup moins d’énergie et sont généralement moins coûteuses à exploiter que les alternatives à base de combustibles fossiles, ce qui réduit les coûts énergétiques et contribue à maintenir la vie à un niveau abordable. »

Jason Dion, Directeur principal de la recherche, l’Institut climatique du Canada

« Les Canadiens peuvent s’attendre à réaliser des économies sur l’énergie au fur et à mesure que le pays construit un meilleur avenir en utilisant de l’électricité propre, fiable et abordable. Des systèmes électriques plus vastes et plus propres sont maintenant des incontournables pour les entreprises qui cherchent à effectuer des investissements majeurs. Ces systèmes sont aussi à la base de toute solution possible pour atteindre nos cibles d’émission à l’échelle nationale. Produire de l’énergie électrique propre à 100 % est maintenant un enjeu important pour les provinces et les territoires désirant assurer leur prospérité future dans le cadre de la transition énergétique mondiale. »

—Rick Smith, Président, l’Institut climatique du Canada

« Le Canada doit effectuer d’énormes investissements dans notre réseau électrique pour répondre aux besoins de la transition énergétique. Les coûts sont trop élevés pour être couverts uniquement par les contribuables. Le budget fédéral de 2023 comprenait des investissements de transformation dans le secteur de l’électricité au Canada qui aideront les compagnies d’électricité à construire le réseau dont nous avons besoin à un prix abordable pour les Canadiens. »

—Francis Bradley, Président-directeur général, Électricité Canada

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Catharine Tunnacliffe
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RESSOURCES

Un rapport de la Régie de l’énergie du Canada conclut que la poursuite mondiale de la carboneutralité façonnera l’économie du pays

OTTAWA – Dale Beugin, vice-président exécutif de l’Institut climatique du Canada, a fait la déclaration suivante en réponse à la publication de l‘Avenir énergétique du Canada 2023 par la Régie de l’énergie du Canada: 

“Cette étude novatrice de la Régie de l’énergie du Canada jette un regard lucide sur la transition énergétique mondiale et sur la façon dont l’évolution des politiques et des forces du marché pourrait affecter le Canada.

La modélisation de la Régie n’est ni une prédiction ni une prescription, mais un avertissement : les décideurs prudents des secteurs privé et public doivent gérer les risques émergents et tirer parti des possibilités offertes par la transition énergétique mondiale. La compétitivité future du Canada en dépend. L’efficacité avec laquelle ils y parviendront déterminera si ça passe ou ça casse pour l’économie canadienne au moment où le monde lutte contre les changements climatiques.

“Cette analyse souligne que les perspectives économiques du Canada seront profondément affectées par des forces mondiales hors de notre contrôle, en particulier lorsque la demande du marché évolue en réponse à l’accélération des changements technologiques et aux ambitions politiques d’autres pays. La transition mondiale vers la carboneutralité aura des répercussions importantes sur les marchés d’exportation, nouveaux et existants, du Canada – même si le monde se montre trop lent à stabiliser le réchauffement à 1,5° C. L’étude montre que le pétrole, le gaz et d’autres secteurs vulnérables à la transition sont confrontés à des risques réels de baisse de la demande, tandis que des secteurs tels que l’hydrogène, les énergies renouvelables, les batteries et le stockage de l’énergie sont susceptibles de connaître une croissance importante.

“La modélisation de la Régie montre également que le Canada dispose d’une trajectoire crédible pour atteindre ses objectifs en matière de climat. Le rapport indique que la mise en œuvre de toutes les politiques proposées dans le plan fédéral de réduction des émissions pourrait permettre au Canada d’atteindre son objectif pour 2030. En outre, les politiques nationales devront être renforcées au fil du temps pour maintenir le Canada sur une voie réaliste lui permettant d’atteindre la carboneutralité d’ici à 2050.

“La modélisation démontre également que la mise en place d’un système électrique plus grand, plus propre et plus flexible est fondamentale pour atteindre la carboneutralité. Dans les multiples scénarios et analyses de sensibilité, un système électrique propre apparaît systématiquement comme le pivot de la voie vers la carboneutralité au Canada – et cette conclusion est en phase avec notre analyse indépendante à l’Institut climatique du Canada. La réalisation d’une voie abordable et compétitive vers la carboneutralité nécessite une croissance substantielle de l’électricité propre, ainsi que de l’infrastructure de transmission et du stockage. 

“Ni la compétitivité du Canada ni ses succès en matière de réduction des émissions ne se produiront dans le vide. Le temps nous dira à quelle vitesse le monde atteindra la carboneutralité, mais les gouvernements, les industries et les investisseurs canadiens ne peuvent pas se permettre de supposer que les efforts mondiaux de réduction des émissions échoueront. La nouvelle analyse de la Régie de l’énergie du Canada fournit une base crédible pour la planification au cœur des incertitudes qui nous attendent sur la voie de la carboneutralité.”

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Les données sur les émissions de GES indiquent que le Canada chemine vers ses objectifs climatiques

14 avril 2023, OTTAWA. — Le dernier rapport d’inventaire national (RIN) du gouvernement fédéral confirme les progrès majeurs réalisés par le Canada en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les données officielles sur les émissions de 2021 indiquent aussi une amélioration du découplage des émissions et de la croissance économique. Cela constitue une étape cruciale vers la réalisation des objectifs climatiques du pays à l’horizon 2030 et l’émergence d’une économie plus propre.

Selon les données d’inventaire de 2021, les émissions du Canada ont chuté de 8,4 % par rapport au niveau de 2005, pour descendre à 670 millions de tonnes d’équivalent dioxyde de carbone (Mt éq. CO2). Le Canada s’est engagé à réduire ses émissions de 40 à 45 % sous le niveau de 2005 d’ici 2030.

Si les émissions du Canada en 2021 ont augmenté de 1,8 % par rapport à celles de 2020, cette augmentation était nettement inférieure au regain de croissance économique connu la même année (+4,6 %) dans le sillage de la pandémie de COVID-19. Cette tendance montre que le Canada continue à découpler ses émissions de son activité économique, et cela même si beaucoup des politiques fédérales destinées à réduire de manière considérable les émissions viennent d’entrer en vigueur.

Les secteurs qui ont connu les progrès les plus importants en 2021 sont le bâtiment (réduction de 2,2 % par rapport à 2020), l’électricité (réduction de 3,7 % par rapport à 2020) et l’agriculture (réduction de 1,4 % par rapport à 2020). En comparaison, les émissions liées au transport ont augmenté de 4,9%, soit 7 Mt éq. CO2 et celles liées à l’industrie lourde de 4,1 %, soit 3 Mt éq. CO2. Le secteur du pétrole et du gaz naturel ont augmenté de 3,3 % par rapport à l’année précédente, atteignant 189 Mt éq. CO2, soit 12,5 % de plus qu’en 2005. Cela représente un défi constant et majeur pour l’industrie et les décideurs.

Bien que déjà prometteuses, les tendances en matière d’émissions pour 2021 doivent encore s’accélérer si le Canada souhaite atteindre ses objectifs pour 2030. Une analyse antérieure de l’Institut climatique concluait qu’une mise en œuvre rapide et efficace du Plan de réduction des émissions du gouvernement fédéral, conjuguée à des mesures provinciales et territoriales plus importantes, serait essentielle pour atteindre le rythme et l’ampleur des réductions requis durant cette décennie.

L’inventaire officiel du gouvernement pour 2021 s’inscrit dans la tendance générale estimée par l’Institut en début d’année, indiquant des progrès encore plus importants que prévu, même une fois pris en compte les changements méthodologiques mis en œuvre par le gouvernement. Le gouvernement fédéral recalibre chaque année les méthodologies du RIN en fonction des améliorations apportées aux normes internationales de comptabilisation des émissions, les nouvelles informations et l’évolution de la science. Les émissions sont ensuite ajustées dans l’inventaire pour toutes les années concernées (de 1990 à 2021).

Le RIN est publié chaque année au printemps, avec un décalage de 16 mois, ce qui ralentit le suivi des progrès et l’adoption de mesures correctives lorsque les données indiquent que la trajectoire du Canada s’éloigne de ses objectifs. Afin d’informer plus rapidement les décideurs, l’Institut climatique du Canada publiera une estimation préliminaire des émissions nationales chaque automne, soit huit mois avant le rapport d’inventaire officiel. Notre estimation des émissions nationales pour 2022 sera publiée en septembre 2023.

CITATIONS

« Les dernières données sur les émissions sont importantes et bienvenues. Elles montrent que le Canada commence à freiner ses émissions, alors que l’économie est en pleine croissance. La réduction des émissions de plus de 8,4 % depuis 2005  n’est pas une mince affaire, et nos estimations indépendantes confirment cette tendance prometteuse. Tant et aussi longtemps que le Canada renforce ses politiques en ce sens, il est encore possible d’atteindre l’objectif de réduction des émissions du Canada pour 2030 tout en bâtissant une économie plus propre et plus forte et en maintenant un coût de la vie abordable. »

Rick Smith, président, Institut climatique du Canada

« Malgré un important rebond de l’économie en 2021, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté plus lentement que prévu grâce à des politiques et à des facteurs déterminants du marché visant à améliorer l’efficacité énergétique et à décarboniser l’économie. Bien que certains secteurs fassent des progrès évidents, les émissions du secteur pétrogazier vont dans la mauvaise direction. Une action plus rapide et des politiques plus fortes de la part des gouvernements de l’ensemble du pays seront nécessaires afin d’atteindre l’objectif climatique du Canada pour 2030, mais les progrès que nous constatons aujourd’hui n’en demeurent pas moins une avancée importante. »

Dave Sawyer, économiste principal, Institut climatique du Canada

PERSONNE-RESSOURCE

Catharine Tunnacliffe
Directrice des communications
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(226) 212-9883

RESSOURCES

Estimation préliminaire des émissions nationales pour 2021 (février 2023)
Analyse : Selon les estimations préliminaires des émissions nationales, les tendances de 2021 seraient prometteuses
Évaluation indépendante : Plan de réduction des émissions de 2030 (avril 2022)