Un nouveau site Web pour suivre la progression du Canada dans l’atteinte de son objectif climatique pour 2030

OTTAWA, le 9 novembre 2022. – Aujourd’hui, l’Institut climatique du Canada lance un nouveau projet de données en ligne, 440 Megatonnes, qui permet de suivre la progression du Canada dans la mise en œuvre de ses politiques climatiques et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le nom du projet fait référence à la promesse du pays de réduire ses émissions d’au moins 40 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici la fin de la décennie – ou de limiter ses émissions à 440 mégatonnes (Mt) par année d’ici 2030 – en vue de la carboneutralité à l’horizon 2050.

Le site Web présentera des avis d’experts, des bases de données inédites consultables et des données ouvertes téléchargeables, montrant les secteurs où le Canada est sur la bonne voie d’atteindre son objectif de 2030 et les retards à rattraper. Cette ressource assurera une veille sur les émissions nationales, régionales et sectorielles, les politiques et enveloppes gouvernementales, et les engagements des entreprises.

À son lancement, le site comportera les volets suivants :

Une visite guidée présentant l’ensemble des fonctions, bases de données et autres possibilités du site est offerte aux médias sur demande. Les médias sont invités à un webinaire ouvert à tous le jeudi 10 novembre 2022, à 13 h (HE) pour explorer en profondeur du projet 440 Megatonnes.

CITATIONS

« Il est impératif de suivre la progression du Canada dans sa réduction des émissions pour éclairer le débat public sur les mesures climatiques et l’efficacité de la mise en œuvre des politiques. Mais il était très difficile de trouver des données de qualité sur cette progression – jusqu’à maintenant. Le projet 440 Megatonnes donnera librement accès à des données exclusives et à des avis d’experts pour mettre en lumière les bons coups et promouvoir un cycle d’amélioration continue dans l’atteinte des objectifs climatiques du pays. »

– Dave Sawyer, économiste principal, Institut climatique du Canada

« Ce qui est mesuré est géré. Nous sommes dans une décennie charnière pour l’action climatique au Canada et partout dans le monde, et la réduction des émissions doit être au cœur des préoccupations des gouvernements et des entreprises. C’est pourquoi nous lançons le projet 440 Megatonnes, qui fournira une analyse régulière et indépendante de la progression du Canada dans l’atteinte de ses objectifs climatiques de 2030 et de 2050. »

– Anna Kanduth, gestionnaire du projet 440 Megatonnes, Institut climatique du Canada

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Catharine Tunnacliffe

Directrice des communications, Institut climatique du Canada

ctunnacliffe@institutclimatique.ca

(226) 212-9883

Possibilité d’entrevue avec les experts de l’Institut climatique du Canada à la COP27

QUI?

Rick Smith, président de l’Institut climatique du Canada, et Caroline Lee, cheffe de projet de recherche, Atténuation, seront présents à la COP27 et disponibles pour des entrevues avec les médias entre le 10 et le 16 novembre. M. Smith et Mme Lee parlent anglais et français.

QUAND?

  • Rick Smith sera disponible après sa participation au panel du Réseau international des conseils climatiques (RICC), le vendredi 11 novembre (16 h 15 heure locale/9 h 15 HE, Pavillon du Canada), pour commenter les progrès du RICC depuis son lancement à la COP26.
  • Rick Smith sera disponible après le panel « Atteindre la carboneutralité d’ici 2050 », le 11 novembre (18 h 45 heure locale/11 h 45 HE, Pavillon du Canada), pour commenter les progrès des politiques climatiques canadiennes en vue de la carboneutralité.
  • Rick Smith sera disponible après sa participation au panel « La circularité pour le climat », le 11 novembre (15 h heure locale/8 h HE, Pavillon du Canada), pour commenter le rôle de l’économie circulaire dans l’atténuation des émissions.

Rick Smith et Caroline Lee peuvent également discuter des sujets suivants tout au long de la COP27 :

  • Comment le Canada peut concrétiser ses plans de réduction des émissions, et quelles politiques accéléreront la transition énergétique.
  • Miser sur les valeurs sûres, des solutions de transition énergétique disponibles et abordables, prêtes à être mises en pratique rapidement et à grande échelle.
  • Progrès des politiques climatiques du Canada et nouvel outil de l’Institut climatique, 440Megatonnes, qui suit la progression du Canada dans l’atteinte de son objectif de réduction des émissions d’ici 2030, en vue de la carboneutralité d’ici 2050. 
  • Le rôle des conseils climatiques et du regroupement toujours grandissant du RICC.

COORDONNÉES

Le très honorable Justin Trudeau participera à une conférence nationale sur le climat

QUOI?

Regard sur 2030 : réussir la prochaine décennie pour la carboneutralité, un événement ouvert au public sur le thème du progrès vers la carboneutralité d’un point de vue national et international, organisé par le Groupe consultatif pour la carboneutralité et l’Institut climatique du Canada.

Le très honorable Justin Trudeau prendra la parole à 15 h 15, pour un entretien avec Akshat Rathi, journaliste climatique principal de Bloomberg News, sur le thème de la nécessité économique d’un virage vers une économie sobre en carbone.

QUAND?

Mardi 18 octobre

Conférences de 8 h 30 à 16 h 30 (HE)

  • 15 h 15: Le très honorable en discussion avec Akshat Rathi
  • 15 h 45: L’honorable Steven Guilbeault, Ministre de l’Environnement et du Changement climatique, et l’honorable Jonathan Wilkinson, Ministre des Ressources Naturelles.

Programme complet ici.

QUI?

Outre le premier ministre, divers conférenciers :

  • L’honorable Stephen Guilbeault, ministre de l’Environnement
  • L’honorable Jonathan Wilkinson, ministre des Ressources naturelles
  • Andrew Light, secrétaire adjoint pour l’énergie aux affaires étrangères, Département de l’Énergie des États-Unis
  • Leah Stokes, professeure à l’Université de Californie à Santa Barbara, membre de la liste TIME100 Next de 2022
  • Chris Stark, directeur général, Comité sur le changement climatique du Royaume-Uni
  • Sara Moarif, directrice de l’environnement et des changements climatiques, Agence internationale de l’énergie

Les billets pour le grand public sont épuisés, mais il reste quelques places réservées aux journalistes autorisés. Pour avoir accès à l’événement en tant que représentant des médias, communiquez avec nous.

En ligne : Le programme complet sera diffusé en ligne, en direct. Cliquez ici pour réserver votre place sans frais.

PERSONNE-RESSOURCE

Catharine Tunnacliffe

Directrice, Communications

Institut climatique du Canada

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ctunnacliffe@institutclimatique.ca

L’économie canadienne déjà mise à mal par les changements climatiques : les ménages sont les principales victimes

OTTAWA, le 28 septembre 2022 — Un rapport de l’Institut climatique du Canada rendu public aujourd’hui montre que les coûts croissants des impacts des changements climatiques commencent déjà à miner l’économie canadienne. Notre analyse montre aussi que la facture s’alourdira dans les années à venir. Le rapport, Limiter les dégâts : réduire les coûts des impacts climatiques pour le Canada, examine les coûts macroéconomiques des changements climatiques. Nous évaluons les coûts dans des scénarios d’émissions modérées et élevées par rapport à un scénario de stabilité climatique. Selon l’analyse, les impacts des changements climatiques coûteront des milliards de dollars au Canada, faisant augmenter le coût de la vie avec le ralentissement économique, les hausses d’impôts par les gouvernements pour régler la facture des catastrophes climatiques, la multiplication des pertes d’emploi, et les biens de plus en plus coûteux en raison du bouleversement des chaînes d’approvisionnement.

Le rapport est le dernier volet d’une série de cinq. Il présente l’analyse macroéconomique des impacts des changements climatiques la plus complète jamais publiée au Canada. Le rapport montre que les impacts des changements climatiques peuvent créer des impacts économiques sévères, mais il présente aussi des solutions. Des mesures et des politiques d’adaptation proactives peuvent limiter les dommages dues aux impacts des changements climatiques. Cela réduirait les coûts prévus de moitié, ce qui représente des milliards de dollars d’économie. Par conséquent, le fardeau des ménages serait allégé. Selon le rapport, chaque dollar investi en adaptation génère de 13 $ à 15 $ de bénéfices directs et indirects. Lorsqu’on conjugue les mesures d’adaptation à une réduction mondiale des émissions, les coûts prévus sont divisés par quatre, plaçant le Canada sur le chemin d’un avenir plus stable et abordable.

Principaux constats de Limiter les dégâts : réduire les coûts des impacts climatiques pour le Canada :

  • Les répercussions des impacts des changements climatiques au Canada se font déjà sentir et s’accumulent. D’ici 2025, les dommages liés au climat ralentiront la croissance économique du Canada de 25 milliards de dollars annuellement, soit 50 % de la croissance du PIB prévue.
  • Tous essuieront des pertes de revenu, mais ce sont les ménages à faible revenu qui en souffriront le plus. Les ménages à faible revenu pourraient connaître des pertes de revenus de 12 % dans un scénario d’émissions modérées et de 19 % dans un scénario d’émissions élevées d’ici la fin du siècle – des pertes nettement plus élevées que celles du groupe de revenus médian.
  • Les changements climatiques détruisent des emplois. Les pertes d’emploi pourraient doubler d’ici le milieu du siècle et grimper à 2,9 millions d’ici la fin du siècle.
  • L’adaptation s’avère très rentable. Si l’on compte les bénéfices directs et indirects, chaque dollar investi dans l’adaptation rapporte de 13 $ à 15 $.
  • Limiter le réchauffement tout en s’adaptant aux changements déjà commencés se révèle encore plus rentable. L’adoption de mesures d’adaptation proactives diminue de moitié les coûts des changements climatiques. Lorsqu’on la conjugue à une réduction mondiale des émissions, ces coûts sont divisés par quatre.

CITATIONS

« Les conclusions ne pourraient être plus claires : les changements climatiques mettent des bâtons dans les roues du Canada. L’économie est particulièrement vulnérable à cette menace, et on en paie déjà le prix : dès 2025, les dommages réduiront de moitié la croissance économique du Canada. Il faut reconnaître l’ampleur de ces coûts et faire tout en notre pouvoir pour limiter les dégâts. »

– Dave Sawyer, économiste principal, Institut climatique du Canada

« Le coût de l’inaction face aux changements climatiques est mesurable et ne cesse d’augmenter. Nous devons mettre en place des mesures d’adaptation et d’atténuation dès maintenant pour éviter de sérieux dommages à notre économie, à notre société, à notre santé et à notre bien-être. »

– Rick Smith, président, Institut climatique du Canada

« Les conséquences économiques des changements climatiques ne font que commencer, et ce rapport renferme de judicieux renseignements sur les effets potentiels des changements climatiques sur l’économie canadienne. La menace est bien réelle, mais heureusement des solutions existent pour limiter les dégâts. Investir dès maintenant dans l’adaptation et la résilience contribuera à protéger l’économie et pourrait même sauver des vies. La prise de mesures d’adaptation proactives réduira les coûts liés aux changements climatiques et fournira un solide rendement du capital investi, nous faisant économiser à long terme, tout en pavant la voie à un avenir plus durable et prospère pour les Canadiens. »

– Susan McGeachie, Chef, Institut pour le climat de BMO, BMO Groupe financier

« Les changements climatiques ne sont plus une menace située dans un futur lointain : leurs impacts se font sentir dès à présent. Aucun secteur ni aucune région n’est à l’abri et il importe d’agir maintenant et rapidement. Le rapport « Limiter les dégâts » montre bien les coûts associés à l’inaction, autant pour l’économie que pour les ménages canadiens, qui verront le coût de la vie augmenter significativement si rien n’est fait. Il montre aussi, et surtout, qu’il n’est pas trop tard pour agir et qu’accroître la résilience par des investissements en adaptation pourrait non seulement sauver des vies, mais aussi protéger l’économie et maintenir un coût de la vie soutenable. Le message est clair : nous devons investir pour diminuer nos émissions de gaz à effet de serre et nous adapter, afin d’éviter les pires coûts et assurer une transition juste vers un avenir prospère. »

– Pauline D’Amboise, Secrétaire générale et vice-présidente Gouvernance et développement durable, Mouvement Desjardins

RESSOURCES

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PERSONNE-RESSOURCE

Catharine Tunnacliffe

Directrice des communications

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Sans véritables investissements immédiats, des infrastructures seront détruites partout dans le nord du Canada : nouveau rapport

OTTAWA, le 14 juin 2022. – Selon un nouveau rapport de l’Institut climatique du Canada, les changements climatiques détruiront les infrastructures du Nord, menaçant ainsi les moyens de subsistance – voire la vie – des habitants des territoires et des régions nordiques des grandes provinces. Les conséquences des politiques coloniales, assorties de sous-investissements chroniques, ont fragilisé les infrastructures du Nord et les ont rendues particulièrement vulnérables, d’autant plus que la région se réchauffe trois fois plus rapidement que la moyenne mondiale. Dans le rapport Plein Nord : faire face aux coûts des changements climatiques pour les infrastructures du Nord, on analyse la nécessité et la possibilité de repenser les infrastructures locales, et on propose des politiques et des investissements qui bénéficieront aux populations et qui prépareront les infrastructures aux effets des changements climatiques.

Une nouvelle analyse des coûts des dommages causés par la fonte du pergélisol aux routes pavées, aux pistes d’atterrissage et aux bâtiments, ainsi que les premières prédictions de la fonte du pergélisol pour l’entièreté du Nord sont présentées dans ce rapport. On y examine aussi les conséquences du réchauffement des températures sur la viabilité future des routes hivernales. Comme il est important d’être au fait des expériences vécues par les gens déjà touchés par les changements climatiques dans le Nord, des témoignages directs sur les conséquences sociales et culturelles des dommages causés aux infrastructures par le climat sont intégrés dans ce rapport, sous forme d’entrevues avec des habitants de six communautés du Nord.

Selon Plein Nord, des investissements précoces et continus dans l’adaptation des infrastructures permettraient de réduire les coûts de façon substantielle et de protéger les communautés. Par exemple :

  • Adapter correctement les routes pavées pourrait réduire les coûts annuels de 38 à 42 % en moyenne au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest.
  • Adapter les pistes d’atterrissage aux conséquences des changements climatiques pourrait réduire les coûts annuels de 74 à 88 % en moyenne, selon la trajectoire globale des émissions de gaz à effet de serre.

Mais à long terme, une grande partie des infrastructures existantes sur le territoire ne peut être protégée contre les changements climatiques. C’est aux gouvernements que revient la tâche de faire des investissements transformateurs dans de nouvelles infrastructures, qui assureront la survie des peuples du Nord et un avenir aux futures générations.

Citations

« Avec le Nord qui se réchauffe beaucoup plus rapidement que le reste du Canada, la réalité de longue date des infrastructures gravement déficientes est encore exacerbée. Le Canada ne peut se permettre d’endosser les graves conséquences d’un Nord non préparé aux futurs coûts des changements climatiques. »

— Tosh Southwick, propriétaire d’IRP consulting, citoyenne de la Première Nation de Kluane, membre du conseil d’administration de l’Institut climatique du Canada et Yukonnaise. 

« Il est essentiel d’investir dans les infrastructures du Nord pour que le Canada réussisse à s’adapter aux changements climatiques. Les habitants du Nord doivent pouvoir mettre à profit leurs connaissances, leur leadership et leur ingéniosité pour planifier, concevoir et construire des infrastructures adaptées à leurs réalités. L’importance de l’adaptation et l’autonomie des habitants du Nord doivent être mises en avant dans la future Stratégie nationale d’adaptation du Canada. » 

— Ryan Ness, directeur, Adaptation, Institut climatique du Canada

« La précarité des infrastructures n’est pas inhérente à la vie dans le Nord. C’est le Canada qui a fait ce choix de manière répétitive. De nombreux autres pays comptant des populations nordiques comme le Groenland, l’Alaska et la Norvège ont fait des choix différents et n’ont pas à faire face à ce double problème que sont les lacunes dans les infrastructures combinées à un réchauffement climatique extrême. Mais il n’est pas trop tard pour combler ces lacunes, et la bonne nouvelle, c’est que les bons investissements d’aujourd’hui généreront des économies et permettront d’assurer un avenir aux communautés du Nord et à leurs moyens de subsistance. »

—Dylan Clark, associé de recherche principal, Institut climatique du Canada

Ressources

Ce rapport est le quatrième d’une série de l’Institut climatique sur les coûts des changements climatiques. Sur le même sujet : La pointe de l’iceberg, Les coûts des changements climatiques pour la santé et Submergés. Le rapport final, une étude macroéconomique, sera publié en septembre 2022.

À propos de l’Institut climatique du Canada

L’Institut climatique du Canada est un organisme national non partisan de recherche sur les politiques climatiques chargé d’analyser des politiques et de conseiller les décideurs de partout au pays en se fondant sur des données probantes.

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Directrice des communications, Institut climatique du Canada

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La transition énergétique du Canada vers l’électricité propre doit être un chantier national misant sur la collaboration de tous les paliers de gouvernement

Rapport de l’Institut climatique du Canada

Ottawa, le 4 mai 2022 – Un nouveau rapport de l’Institut climatique du Canada (ICC) vient confirmer que les trajectoires vers la carboneutralité du Canada passent par une volte-face l’amenant à miser sur le développement de l’électricité comme principale source énergétique. En effet, la modernisation des réseaux électriques apparait incontournable pour assurer au pays une alimentation énergétique fiable et abordable dans un marché mondial volatil. 

D’après le rapport de l’ICC, Volte-face : comment alimenter un Canada carboneutre, tous les paliers de gouvernement devront collaborer pour bâtir des réseaux électriques plus grands, plus propres et plus intelligents. Dans ce grand chantier, le gouvernement fédéral pourra établir le cadre stratégique national et catalyser le progrès à l’échelle régionale, tandis que le Québec apparaît capable de jouer un rôle fédérateur à l’échelle nationale, notamment grâce à son expertise technologique et son savoir faire dans le domaine. 

Voici les principales conclusions du rapport :

  • Moyennant des politiques appropriées, l’énergie deviendra plus abordable après cette grande transition. Les coûts de l’énergie renouvelable et du stockage sont en chute libre, si bien que l’électricité est maintenant plus avantageuse que les combustibles fossiles, dont les prix sont volatils. Pour bâtir des réseaux électriques plus grands, plus propres et plus intelligents, le Canada aura besoin de politiques réfléchies et coordonnées.
  • L’alignement des réseaux électriques à la carboneutralité est à la fois nécessaire et réaliste. Ces réseaux peuvent, de façon fiable et abordable, stimuler l’économie canadienne et favoriser la transition vers la carboneutralité dans son ensemble.
  • Les plus gros obstacles à la volte-face sont de nature sociale, politique et institutionnelle. Les politiques doivent éliminer les obstacles techniques et non techniques à la mise en œuvre des principales solutions.

Citations

« La volte-face des combustibles fossiles à l’électricité propre sera déterminante pour réduire les émissions du Canada. Il est entièrement possible de bâtir de meilleurs réseaux électriques — et nous avons déjà une longueur d’avance. Si les gouvernements fédéral et provinciaux se coordonnent, ils pourront progressivement offrir aux citoyens de plus en plus d’électricité propre, abordable et fiable. »

– Jason Dion, auteur principal et directeur, Atténuation, Institut climatique du Canada

« La fiabilité et les coûts de l’énergie ainsi que les changements climatiques sont des sujets prioritaires pour la population et, si nous définissons rapidement des politiques appropriées, la volte-face vers l’électricité propre sera bénéfique sur ces trois plans. La stratégie est claire, les technologies sont abordables et accessibles et les avantages sont considérables. Il ne manque qu’à ce que les gouvernements fédéral et provinciaux unissent leurs forces. »

– Rick Smith, président, Institut climatique du Canada

«La transformation des systèmes électriques du Canada est nécessaire pour atteindre la carboneutralité. Nous avons beaucoup à faire, et le temps pour le faire est limité. Les technologies permettant de construire des systèmes plus grands, plus propres et plus intelligents sont connues et rentables, mais les obstacles politiques et réglementaires ralentissent les progrès. Les services publics et les autres acteurs du marché ont besoin de politiques climatiques claires, et le rôle des régulateurs et des opérateurs de systèmes dans la transition doit être clairement défini. Les gouvernements ont un rôle moteur à jouer pour relever ces défis et accélérer la grande transition. »

–Francis Bradley, président-directeur général d’Électricité Canada.

« La transition vers l’énergie propre aiderait le secteur privé du Canada à être plus compétitif; sa dépendance aux combustibles fossiles le rend vulnérable aux fluctuations de l’approvisionnement mondial. Maintenant que l’éolien et le solaire coûtent moins cher, nous avons la possibilité concrète de produire de l’électricité propre et abordable dont le coût ne dépendra pas des marchés mondiaux. Dans un contexte international où les investisseurs et les marchés financiers se préoccupent de plus en plus des émissions de gaz à effet de serre, une offre accrue d’électricité sans émissions ouvrirait la porte à l’investissement. »

– Barbara Zvan, présidente et directrice générale de University Pension Plan

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Plan climatique fédéral : crédible, sous réserve d’action rapide, d’après une évaluation indépendante

Ottawa, le 5 avril 2022. – Dans une évaluation et une modélisation indépendantes, l’Institut climatique du Canada a conclu que le Plan de réduction des émissions pour 2030 du gouvernement fédéral est crédible, mais que sa réussite requerra l’accélération de la mise en œuvre de quelques politiques précises. Plus précisément, l’analyse de l’Institut climatique définit cinq politiques clés qui, ensemble, totaliseraient près des deux tiers des réductions d’émissions nécessaires pour atteindre la cible de 2030 : le resserrement continu du régime fédéral de tarification du carbone, un plafond sur l’activité pétrolière et gazière, une norme sur l’électricité propre, des mesures pour réduire les émissions associées à l’utilisation des terres, et un renforcement de la Norme sur les combustibles propres.

« Selon notre évaluation indépendante, le plan du gouvernement est complet et crédible, mais le temps presse; l’objectif est ambitieux par nécessité, et il est crucial de l’atteindre pour garantir l’avenir et la prospérité du Canada, explique Rick Smith, président de l’Institut climatique du Canada. Si le gouvernement fédéral concentre ses efforts sur cinq politiques précises, le pays sera sur la bonne voie pour atteindre son objectif de 2026 et sa cible de 2030. »

Les plans de réduction des émissions sont de nouveaux outils de planification importants pour le gouvernement, qui devra en rédiger un nouveau tous les cinq ans, en application de la Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité. Au début de mars 2022, l’Institut climatique du Canada a publié un cadre pour évaluer ces plans; c’est sur ce cadre que s’appuie le rapport paru aujourd’hui, qui analyse et valide de manière indépendante le premier plan de réduction des émissions du gouvernement fédéral.

« Il est maintenant temps pour le gouvernement de mettre son plan à exécution, indique Dave Sawyer, économiste principal de l’Institut climatique. D’après nos calculs, les politiques annoncées permettraient d’atteindre au moins 43 % de l’objectif de réduction, mais il faudra en faire plus. La capacité du Canada à respecter ses cibles ne dépendra pas de la crédibilité des mesures prévues ou des résultats modélisés, mais bien de la vitesse d’action et de la façon dont les politiques retenues seront concrétisées. »

L’évaluation indépendante de l’Institut climatique est venue tempérer son jugement positif du plan gouvernemental par quelques mises en garde. Notamment, elle souligne que les nombreuses politiques du plan pour 2030 risquent de se chevaucher, ce qui entraînerait des coûts plus élevés sans permettre les réductions nécessaires.

« Le grand volume de politiques du plan pour 2030 est une lame à double tranchant, affirme Dale Beugin, vice-président, Recherche à l’Institut climatique du Canada. Le recoupement de politiques nuit parfois à leur efficacité. Il est donc crucial que le gouvernement s’engage à faire le suivi des émissions et à réviser ses politiques en conséquence. »

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Déclaration sur le premier plan de réduction des émissions du Canada

Voici la déclaration de Rick Smith, président de l’Institut climatique du Canada, en réponse à la publication du plan fédéral de réduction des émissions pour 2030 :

« Cette publication marque un tournant dans les politiques climatiques nationales. Pour la première fois de son histoire, le Canada dispose d’un plan complet et détaillé pour atteindre ses cibles de réduction d’émissions. Le plan inclut des éléments nécessaires comme une voie à suivre claire pour sa mise en œuvre, des mécanismes de responsabilisation pour aider à corriger le tir, et une approche sectorielle.»

« Un plan est juste un plan sans action. Une mise en œuvre accélérée sera la clé du succès, et le Canada doit maintenant passer à la vitesse supérieure. »

« Selon notre cadre pour les plans de réduction des émissions du Canada, la solidité d’un plan repose sur trois éléments clés : une trajectoire réaliste vers la carboneutralité, des politiques crédibles pour y parvenir et des processus adaptables qui permettent les ajustements nécessaires en cours de route. Dans les prochains jours, nous publierons une analyse détaillée du plan fédéral pour évaluer de façon indépendante s’il met le Canada sur la bonne voie pour atteindre ses obligations de réduction des émissions. »

« Dans son plan, le gouvernement fédéral présente une trajectoire qui permettra de réduire substantiellement les émissions à l’horizon 2030, mais seulement s’il accélère la mise en œuvre des politiques et se montre prêt à adapter le Plan en cours de route. » Dale Beugin, vice-président, Recherche

« La modélisation utilisée dans le Plan est d’une transparence sans précédent. Ce grand pas dans la bonne direction est un gage de crédibilité. » Dave Sawyer, économiste principal

Principaux éléments à retenir

  • Ce plan complet entraînera des réductions d’émissions dans tous les secteurs de l’économie. Le Plan de réduction des émissions pour 2030 comporte des politiques destinées aux grands émetteurs, comme les bâtiments, le transport, l’industrie lourde et le pétrole et le gaz.
  • Il ne manque pas d’ambition. La cible de réduction de 40 % – de même que la cible provisoire de 20 % de réduction en 2026 par rapport aux niveaux de 2005 – est en droite ligne avec les trajectoires de carboneutralité pour 2050. Elle concorde également à celles que nous avons présentées dans le rapport Vers un Canada carboneutre.
  • Le Plan se base sur une modélisation économique pour établir une trajectoire crédible vers la cible de 2030. Nous utilisons présentement notre propre modélisation indépendante pour confirmer cette analyse; nous présenterons notre évaluation dans les prochains jours.
  • Axé sur les politiques, le Plan ne repose pas sur les paris risqués, ces technologies qui n’ont pas fait leurs preuves. Toutefois, il comporte assez d’incitatifs à l’innovation propulsée par de nouvelles technologies pour permettre des réductions d’émission substantielles à long terme.
  • Quelques nouveaux éléments stratégiques méritent qu’on s’y attarde :
    • Pour améliorer l’application de la tarification du carbone en renforçant la certitude de cette politique, le gouvernement envisagera des façons de réduire les risques associés aux investissements à faibles émissions de carbone du secteur privé, par des approches comme des contrats sur la différence.
    • En mettant davantage à contribution le secteur du transport, le Canada a pour objectif que 35 % des véhicules moyens et lourds (VML) neufs vendus soient des véhicules zéro émission (VZE) d’ici 2030.
    • Il faudra augmenter substantiellement le financement du déploiement technologique et de l’innovation nécessaires à des réductions à long terme.
  • Le Plan emploie une approche sectorielle qui établit des attentes claires par rapport à la contribution de chaque secteur aux cibles nationales. Une telle transparence aide l’industrie et les investisseurs dans leur planification à moyen terme. En outre, elle vient renforcer la crédibilité du Plan, et faciliter le suivi des progrès et les ajustements au besoin.
  • Le Plan comporte notamment une réduction de 31 % des émissions produites par l’industrie pétrolière et gazière, qui est le plus grand émetteur sectoriel du pays. De multiples politiques visent d’ailleurs cet objectif.
  • Le Plan reconnaît que les trajectoires vers 2030 et 2050 doivent préserver la compétitivité économique du Canada et le bien-être de la population.
  • Le prochain grand défi réside dans l’application : comme l’indique notre cadre d’évaluation, il y a beaucoup à faire en peu de temps. Les politiques du Plan ne sont pas toutes pleinement développées; pourtant, les projections supposent une mise en œuvre très rapide de politiques telles qu’un plafond d’émissions pour le secteur du pétrole et du gaz, et de solutions naturelles pour réduire les émissions.
  • Comme le précise le Plan, le gouvernement devra constamment s’améliorer et s’adapter pour pallier ces lacunes, et revoir ses politiques au fil du temps pour assurer la réduction adéquate des émissions. Par exemple, le Plan charge officiellement le Groupe consultatif pour la carboneutralité d’adresser au ministre de l’Environnement et du Changement climatique des recommandations indépendantes sur l’atteinte de la carboneutralité d’ici 2050. De plus, le ministère des Finances préparera un rapport annuel sur les principaux indicateurs.

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L’Institut climatique du Canada présente un nouveau cadre de subventions pour les combustibles fossiles

OTTAWA, le 9 février 2022. – L’Institut canadien pour des choix climatiques a indiqué aujourd’hui qu’il faudrait réaffecter les ressources gouvernementales finançant le secteur des combustibles fossiles dans le cadre d’une stratégie globale de diversification de l’économie qui s’adapte à l’évolution du marché mondial. Notons que le Canada s’est engagé à éliminer graduellement les subventions pour les combustibles fossiles d’ici 2023.

« Le débat a souvent porté sur ce qui constitue ou non une subvention, mais nous croyons qu’il faut surtout évaluer toutes les dépenses gouvernementales pour vérifier si elles nous dirigent dans la bonne direction, explique Rachel Samson, coauteure du document Venons-en au fait sur la question des subventions pour les combustibles fossiles et directrice, Croissance propre à l’Institut. Les gouvernements fédéral et provinciaux devraient analyser chaque programme, en commençant par les politiques qui touchent la production et l’utilisation de combustibles fossiles, pour déterminer s’il cadre avec les objectifs climatiques du Canada et pour nous préparer à un monde où la demande en pétrole et en gaz décline. »

Le document Venons-en au fait sur la question des subventions pour les combustibles fossiles présente quatre critères pour évaluer les dépenses publiques : l’harmonisation avec la transition, l’optimisation des ressources, les retombées en matière d’emploi et la concordance avec les politiques.

« Un cadre rigoureux d’évaluation des dépenses, des prêts, des recettes fiscales et des redevances du gouvernement contribuera à assurer la prospérité économique du Canada dans les années à venir, affirme Don Drummond, coauteur du rapport, économiste à l’Université Queen’s, boursier en résidence à l’Institut C.D. Howe et membre du comité d’experts de l’Institut. Une vague mondiale de changements sur le marché est à nos portes, et il est impératif que les politiques fiscales aident le Canada à s’y préparer. Les gouvernements auront des ressources limitées après la pandémie, et ils devront passer au crible leurs dépenses – y compris le manque à gagner en matière de recettes fiscales – pour adopter la meilleure approche en vue de stimuler la croissance propre. »

Les pays représentant plus de 90 % du PIB mondial se sont engagés à atteindre la carboneutralité d’ici 2050, et plus de 70 % des exportations du Canada se font dans des secteurs vulnérables aux perturbations du marché liées à la transition. Des organismes et sociétés comme l’Agence internationale de l’énergie, BP et Wood Mackenzie étudient de plus en plus des scénarios de demande en pétrole et en gaz bien en deçà des prévisions antérieures : les scénarios où la hausse de la température moyenne mondiale se limite à deux degrés sont maintenant considérés comme plausibles, alors que les prévisions antérieures faisant étant d’une hausse de trois à quatre degrés sont de moins en moins jugées réalistes.

« La production de combustibles fossiles n’est plus un moteur fiable de croissance économique et de création d’emplois, souligne Peter Phillips, coauteur du rapport, professeur distingué et directeur fondateur du Johnson-Shoyama Centre for the Study of Science and Innovation Policy et membre du comité d’experts de l’Institut. Les entreprises, les communautés et les travailleurs auront de meilleures chances de réussir la transition s’ils bénéficient de soutien pour s’ajuster aux nouvelles réalités du marché. Il est impossible de les protéger contre des changements structurels à long terme. »

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Le nouveau Réseau international des conseils climatiques soutiendra l’élaboration de politiques climatiques mondiales

L’Institut canadien pour des choix climatiques, l’institut indépendant de recherche sur les politiques climatiques du Canada, s’est joint au Groupe consultatif pour la carboneutralité et à plus de 20 conseils consultatifs sur le climat de premier plan dans le monde pour lancer le premier réseau mondial d’organismes consultatifs nationaux sur le climat, alors que les dirigeants mondiaux se réunissent au sommet sur le climat COP26 à Glasgow.

Le Réseau international des conseils climatiques (RICC), nouvellement annoncé, est composé de 21 organismes consultatifs sur le climat de premier plan, dont le Comité britannique sur le changement climatique, le Groupe finlandais sur le changement climatique, le Comité scientifique chilien sur le changement climatique, et bien d’autres. Les conseils participants fournissent des avis indépendants et spécialisés aux gouvernements. La mission de le RICC est d’encourager la collaboration entre les conseils sur le climat et de soutenir le développement de nouveaux conseils pour guider et superviser la mise en œuvre de la politique sur le changement climatique au niveau mondial.

Dans une lettre inaugurale adressée aux chefs de gouvernement, le président de la COP, Alok Sharma, et la secrétaire exécutive de la CCNUCC, Patricia Espinosa, déclarent que le sommet de Glasgow doit marquer le début d’une nouvelle phase de l’action climatique – une décennie de mise en œuvre. L’objectif de le RICC est conforme au mandat de l’Institut canadien pour des choix climatiques, qui consiste à fournir des conseils d’experts, fondés sur des données probantes, pour éclairer la politique climatique.

Citations

«Le RICC nouvellement créé fournit un mécanisme essentiel de collaboration entre les conseils climatiques qui permettra à nos quelque deux douzaines d’organisations de fournir à nos gouvernements respectifs les meilleurs conseils possibles fondés sur des données probantes. La prochaine décennie sera déterminante pour la réussite de la transition vers un monde sobre en carbone. De nombreux pays sont confrontés à des défis similaires, et l’échange d’idées avec des collègues du monde entier en temps réel apportera des avantages mesurables au débat politique canadien. L’Institut canadien pour les choix climatiques se réjouit de travailler en étroite collaboration avec les autres membres du RICC, y compris avec le Groupe consultatif pour la carboneutralité, et nous sommes fiers de faire partie du comité directeur du RICC au cours de l’année à venir.»

– Rick Smith, président de l’Institut canadien pour des choix climatiques.

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