Déclaration sur le premier plan de réduction des émissions du Canada

« Cette publication marque un tournant dans les politiques climatiques nationales. »

Voici la déclaration de Rick Smith, président de l’Institut climatique du Canada, en réponse à la publication du plan fédéral de réduction des émissions pour 2030 :

« Cette publication marque un tournant dans les politiques climatiques nationales. Pour la première fois de son histoire, le Canada dispose d’un plan complet et détaillé pour atteindre ses cibles de réduction d’émissions. Le plan inclut des éléments nécessaires comme une voie à suivre claire pour sa mise en œuvre, des mécanismes de responsabilisation pour aider à corriger le tir, et une approche sectorielle.»

« Un plan est juste un plan sans action. Une mise en œuvre accélérée sera la clé du succès, et le Canada doit maintenant passer à la vitesse supérieure. »

« Selon notre cadre pour les plans de réduction des émissions du Canada, la solidité d’un plan repose sur trois éléments clés : une trajectoire réaliste vers la carboneutralité, des politiques crédibles pour y parvenir et des processus adaptables qui permettent les ajustements nécessaires en cours de route. Dans les prochains jours, nous publierons une analyse détaillée du plan fédéral pour évaluer de façon indépendante s’il met le Canada sur la bonne voie pour atteindre ses obligations de réduction des émissions. »

« Dans son plan, le gouvernement fédéral présente une trajectoire qui permettra de réduire substantiellement les émissions à l’horizon 2030, mais seulement s’il accélère la mise en œuvre des politiques et se montre prêt à adapter le Plan en cours de route. » Dale Beugin, vice-président, Recherche

« La modélisation utilisée dans le Plan est d’une transparence sans précédent. Ce grand pas dans la bonne direction est un gage de crédibilité. » Dave Sawyer, économiste principal

Principaux éléments à retenir

  • Ce plan complet entraînera des réductions d’émissions dans tous les secteurs de l’économie. Le Plan de réduction des émissions pour 2030 comporte des politiques destinées aux grands émetteurs, comme les bâtiments, le transport, l’industrie lourde et le pétrole et le gaz.
  • Il ne manque pas d’ambition. La cible de réduction de 40 % – de même que la cible provisoire de 20 % de réduction en 2026 par rapport aux niveaux de 2005 – est en droite ligne avec les trajectoires de carboneutralité pour 2050. Elle concorde également à celles que nous avons présentées dans le rapport Vers un Canada carboneutre.
  • Le Plan se base sur une modélisation économique pour établir une trajectoire crédible vers la cible de 2030. Nous utilisons présentement notre propre modélisation indépendante pour confirmer cette analyse; nous présenterons notre évaluation dans les prochains jours.
  • Axé sur les politiques, le Plan ne repose pas sur les paris risqués, ces technologies qui n’ont pas fait leurs preuves. Toutefois, il comporte assez d’incitatifs à l’innovation propulsée par de nouvelles technologies pour permettre des réductions d’émission substantielles à long terme.
  • Quelques nouveaux éléments stratégiques méritent qu’on s’y attarde :
    • Pour améliorer l’application de la tarification du carbone en renforçant la certitude de cette politique, le gouvernement envisagera des façons de réduire les risques associés aux investissements à faibles émissions de carbone du secteur privé, par des approches comme des contrats sur la différence.
    • En mettant davantage à contribution le secteur du transport, le Canada a pour objectif que 35 % des véhicules moyens et lourds (VML) neufs vendus soient des véhicules zéro émission (VZE) d’ici 2030.
    • Il faudra augmenter substantiellement le financement du déploiement technologique et de l’innovation nécessaires à des réductions à long terme.
  • Le Plan emploie une approche sectorielle qui établit des attentes claires par rapport à la contribution de chaque secteur aux cibles nationales. Une telle transparence aide l’industrie et les investisseurs dans leur planification à moyen terme. En outre, elle vient renforcer la crédibilité du Plan, et faciliter le suivi des progrès et les ajustements au besoin.
  • Le Plan comporte notamment une réduction de 31 % des émissions produites par l’industrie pétrolière et gazière, qui est le plus grand émetteur sectoriel du pays. De multiples politiques visent d’ailleurs cet objectif.
  • Le Plan reconnaît que les trajectoires vers 2030 et 2050 doivent préserver la compétitivité économique du Canada et le bien-être de la population.
  • Le prochain grand défi réside dans l’application : comme l’indique notre cadre d’évaluation, il y a beaucoup à faire en peu de temps. Les politiques du Plan ne sont pas toutes pleinement développées; pourtant, les projections supposent une mise en œuvre très rapide de politiques telles qu’un plafond d’émissions pour le secteur du pétrole et du gaz, et de solutions naturelles pour réduire les émissions.
  • Comme le précise le Plan, le gouvernement devra constamment s’améliorer et s’adapter pour pallier ces lacunes, et revoir ses politiques au fil du temps pour assurer la réduction adéquate des émissions. Par exemple, le Plan charge officiellement le Groupe consultatif pour la carboneutralité d’adresser au ministre de l’Environnement et du Changement climatique des recommandations indépendantes sur l’atteinte de la carboneutralité d’ici 2050. De plus, le ministère des Finances préparera un rapport annuel sur les principaux indicateurs.

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