Des progrès évidents: les émissions du Canada sont plus basses qu’avant la pandémie, ce qui démontre une séparation claire entre croissance économique et émissions

OTTAWA—Dave Sawyer, économiste principal à l’Institut climatique du Canada, a fait la déclaration suivante en réponse à la publication du Rapport d’inventaire national (RIN) du gouvernement fédéral sur les émissions de gaz à effet de serre émis par le Canada en 2022.  

“Si les émissions de 2022 sont en légère hausse par rapport à l’année précédente, il ne faut pas perdre de vue l’ensemble du tableau : les émissions nationales restent inférieures de 5,9 % à ce qu’elles étaient avant la pandémie en 2019. L’économie a progressé de 3,2 % entre-temps, ce qui prouve clairement que le Canada accélère la séparation entre les émissions et la croissance économique. Ce découplage doit maintenant s’accélérer davantage – plus que doubler – si le Canada veut atteindre son objectif pour 2030.  

“Les émissions nationales sont désormais inférieures de 7,1 % à celles de 2005, l’année de référence pour l’objectif officiel du Canada de réduire ses émissions  d’au moins 40 % d’ici 2030. 

“Le Rapport d’aujourd’hui est similaire à l’estimation des émissions nationales de l’Institut climatique du Canada publiée en septembre dernier, qui estimait que les émissions en 2022 étaient inférieures de 6,4 % aux niveaux de 2005. 

“Le dernier inventaire national est largement positif, mais quelques secteurs se révèlent être des freins au progrès. Des secteurs comme l’électricité sont en tête du peloton en termes de réduction des émissions. Mais les émissions des  secteurs pétrolier et gazier, des véhicules lourds, des bâtiments et de l’agriculture continuent d’augmenter, ce qui annule une partie des progrès importants réalisés depuis 2005. 

“Les méthodologies du Rapport intérimaire national sont régulièrement mises à jour en fonction des améliorations apportées aux données et à la science. Les mises à jour de cette année ont entraîné une augmentation significative des émissions de méthane au Canada. Ce changement analytique, associé à l’augmentation de la production de pétrole et de gaz, signifie que les émissions de ce secteur sont aujourd’hui plus importantes que jamais – 31 % du total, soit près du tiers des émissions canadiennes.  L’importance de la réduction des émissions de méthane dans le secteur du pétrole et du gaz est évidente, car il s’agit d’une mesure climatique rentable.

“Le Rapport contient également un avertissement sur la variabilité du changement climatique à venir, les terres agricoles rejetant 22 millions de tonnes d’émissions en 2022 en raison de la sécheresse, qui limite la capacité des sols et des cultures à séquestrer le carbone. Le record précédent était de 8 millions de tonnes en 2003. La moyenne depuis 1990 est de -14 Mt, ce qui indique que les terres cultivées ont généralement séquestré plus de carbone qu’elles n’en ont libéré.  

“Avec huit années de déclaration sur les émissions restantes avant la fin de 2030, le temps presse pour mettre en œuvre des politiques nécessaires pour atteindre les réductions marquées requises.”

Personne-ressource

Catharine Tunnacliffe
directrice des communications
ctunnacliffe@institutclimatique.ca
(416) 527-1777

FAITS MARQUANTS

  • Les chiffres officiels pour 2022 indiquent que les émissions au Canada étaient de 708 mégatonnes (Mt), soit 7,1 % de moins que les niveaux de 2005, l’année de référence pour l’objectif national de réduction des émissions d’au moins 40 % d’ici 2030. 
  • Si les émissions ont légèrement augmenté par rapport à l’année précédente (+1,3 %), elles sont restées inférieures aux niveaux d’avant la pandémie, malgré une forte croissance économique en 2022 (3,8 %). 
  • Parmi les secteurs ayant enregistré des réductions des émissions par rapport aux niveaux de 2005 figurent l’électricité (-59,4 %), les déchets (-3,6 %) et les industries lourdes (-11,5 %). Les secteurs qui ont augmenté leurs émissions depuis cette date sont le secteur pétrolier et gazier (+ 11 %), celui des bâtiments (+ 4,5 %) et de l’agriculture (+ 7 %). En 2022, les émissions du secteur des transports ont augmenté, ce qui les a ramenées aux niveaux de 2005. 
  • Le Rapport d’inventaire national pour 2022 présente  plusieurs améliorations méthodologiques, notamment en ce qui concerne le mode de calcul du méthane, ce qui a entraîné une augmentation significative des émissions de méthane au Canada. En raison de ces changements méthodologiques, l’objectif du Canada pour 2030 est désormais plus élevé, car les émissions de 2005 sur lesquelles l’objectif de 2030 est calculé ont été revues à la hausse.
  • L’Institut climatique du Canada publiera en septembre ses propres estimations des émissions nationales pour 2023.

RESSOURCES

Base de données : Estimations préliminaires des émissions nationales (septembre 2023)

Analyse : Les émissions du secteur pétrogazier et du secteur du bâtiment sapent les progrès climatiques du Canada s (septembre  2023)

Analyse :Quelles politiques climatiques canadiennes auront le plus d’influence d’ici 2030? – 440 Mégatonnes: La voie du Canada vers la carboneutralité (mars 2024)

Rapport : Le Canada est en voie d’atteindre 85 à 90 % de sa cible pour 2030, selon une évaluation indépendante (décembre 2023)

Le budget 2024 fait progresser les priorités en matière de climat et de croissance propre, mais risque de laisser filer des opportunités

TORONTO – Rick Smith, président de l’Institut climatique du Canada , a fait la déclaration suivante en réponse au  budget fédéral 2024:

” Les engagements énoncés dans le budget 2024 continueront de faire progresser la lutte aux changements climatiques  de façons qui  stimulent la croissance et la compétitivité économique tout en maintenant l’énergie à un prix abordable. En particulier, ce budget confirme que le gouvernement fédéral s’efforce de mettre en œuvre une série de mesures pour stimuler la croissance propre et aider les entreprises à investir dans l’innovation à faible émission de carbone, comme l’investissement dans le développement des minéraux critiques, les énergies renouvelables, les contrats carbone sur différence, et divers crédits d’impôt à l’investissement (CII).

“Bien que nous nous réjouissions des détails supplémentaires sur la couverture, les échéanciers et les conditions d’accès aux CII pour l’électricité propre, les conditions d’accès proposées représentent une importante occasion manquée. Rendre  l’accès à ces CII conditionnelles aux feuilles de route provinciales en matière d’énergie, comme l’a demandé le Conseil consultatif canadien de l’électricité, représente une voie pragmatique que nous espérons voir prise en compte par le gouvernement lors des consultations sur la conception finale qui auront lieu dans les prochains mois.

“Nous sommes également ravis de constater un soutien continu aux infrastructures de recharge des véhicules électriques et aux rénovations visant à économiser l’énergie – des investissements qui contribueront à rendre la vie plus abordable alors que  les Canadiens passeront à une énergie plus propre. Toutefois, d’autres mesures, telles que l’engagement à poursuivre les travaux pour l’établissement  d’une taxonomie des investissements climatiques, se font attendre depuis longtemps, et nous exhortons le gouvernement fédéral de passer rapidement à l’étape de la mise en œuvre.

“Ce budget engage le gouvernement fédéral à mettre en œuvre un programme national d’assurance à faible coût contre les inondations  au cours des 12 prochains mois et investit 175 millions de dollars sur cinq ans dans la préparation des Premières nations aux incendies de forêt et aux autres catastrophes climatiques. Ces engagements renforceront la capacité à faire face aux graves menaces liées au climat qui pèsent sur les communautés dans l’ensemble du pays.

“Aider les communautés à se préparer à l’aggravation des dommages climatiques exige une attention et des investissements soutenus. Malheureusement, ce budget poursuit une tendance d’investissements insuffisants  dans des mesures préventives cruciales, telles que l’exécution des responsabilités fédérales dans le cadre de la Stratégie nationale d’adaptation. Malgré les montants importants prévus pour résoudre la crise du logement au Canada, ce budget laisse filer une occasion de s’assurer que les nouvelles résidences  qui seront construites soient  plus résistantes aux risques climatiques, ce qui augmentera les coûts d’accession à la propriété au fil du temps, à mesure que les catastrophes alimentées par les changements climatiques  s’intensifieront.”

Personne-ressource

Catharine Tunnacliffe
Directrice des communications
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ctunnacliffe@climateinstitute.ca

Une nouvelle analyse montre que la tarification du carbone industriel est le principal facteur de réduction des émissions

OTTAWA – Les politiques climatiques réduisent les émissions de gaz à effet de serre du Canada, et la tarification du carbone industriel en est le principal moteur, selon une nouvelle analyse de l’Institut climatique du Canada.

Le document Quelles politiques climatiques canadiennes auront le plus d’influence d’ici 2030? présente la première analyse rigoureuse attribuant les réductions d’émissions aux politiques climatiques collectives et individuelles. Il examine, d’une part, comment les politiques mises en œuvre jusqu’à présent ont affecté la trajectoire des émissions du Canada et, d’autre part, comment les principales politiques climatiques devraient influer sur les émissions entre 2025 et 2030.

D’ici 2030, la tarification du carbone industriel (qui comprend divers types de systèmes d’échange pour les grands émetteurs) devrait contribuer à hauteur de 23 à 39 % (ou 53 à 90 Mt) aux émissions évitées grâce à toutes les politiques mises en œuvre jusqu’à présent. D’ici à 2030, ces systèmes d’échange de droits d’émission pour les grands émetteurs, tels que la norme de rendement en matière d’émissions de l’Ontario ou le système de normes de rendement fondées sur les émissions, ou Technology Innovation and Emissions Reduction (TIER), de l’Alberta, feront plus que toute autre politique pour réduire les émissions, en réalisant entre 20 et 48 % des réductions d’émissions prévues par le plan de réduction des émissions du Canada pour l’avenir.

Basée sur la modélisation de Navius Research, l’analyse a montré que, d’ici 2030, toutes les politiques climatiques existantes au Canada combinées permettront d’éviter 226 mégatonnes de pollution par le carbone, ce qui correspond à peu près aux émissions annuelles totales de l’Ontario et du Québec. En d’autres termes, sans les diverses politiques climatiques que les gouvernements provinciaux, territoriaux et fédéral ont adoptées à ce jour, les émissions du Canada seraient supérieures de plus de 40 % en 2030 à ce qu’elles sont actuellement en passe d’être.

La prise en compte et l’élimination des interactions politiques contre-productives pourraient entraîner des réductions d’émissions supplémentaires. En particulier, le renforcement des systèmes d’échange de droits d’émission pour les grands émetteurs peut permettre des réductions d’émissions plus importantes tout en protégeant la compétitivité industrielle.

DÉCLARATIONS

« Cette analyse montre clairement que la politique climatique donne des résultats, la tarification industrielle du carbone arrivant en tête. Des systèmes robustes d’échange de droits d’émission pour les grands émetteurs sont essentiels à tout ensemble crédible de politiques climatiques au Canada. »

— Rick Smith, président, Institut climatique du Canada

« Toute évaluation constructive des options du Canada en matière de lutte contre les changements climatiques doit s’appuyer sur des chiffres crédibles et, pour la première fois, la contribution des différentes politiques aux objectifs climatiques du Canada est claire. Bien qu’il reste encore du travail à faire pour atteindre l’objectif climatique du Canada pour 2030, tout retour en arrière ou toute incapacité à mettre en œuvre des mesures qui fonctionnent aujourd’hui retardera les progrès du Canada, à moins qu’elles ne soient remplacées par des alternatives solides et fondées sur des données probantes. »

Anna Kanduth, directrice, 440 mégatonnes

« Les systèmes d’échange de droits d’émission pour les grands émetteurs sont déjà le principal facteur de réduction des émissions d’ici à 2030. Le renforcement de ces systèmes permettra de réduire encore davantage les émissions tout en protégeant les investissements et les emplois dans les industries en concurrence sur un marché mondial qui évolue vers zéro émissions nettes. »

— Dale Beugin, vice-président exécutif, Institut climatique du Canada

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Catharine Tunnacliffe
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Les restrictions de l’Alberta sur l’énergie renouvelable, ou comment faire ralentir un secteur florissant et faire fuir les investissements

« Le gouvernement de l’Alberta a annoncé aujourd’hui des règles et restrictions radicales sur le développement d’énergie renouvelable qui mettront un frein à un secteur florissant, feront augmenter le prix de l’électricité et feront fuir les investissements – ceux de promoteurs de projets d’énergie renouvelable, mais aussi ceux d’entreprises qui désireront plutôt s’installer dans des provinces disposant d’une électricité abondante, peu coûteuse et propre.

Bien qu’il faille toujours faire preuve de diligence raisonnable en réglementant le développement énergétique, les restrictions annoncées aujourd’hui ne sont pas proportionnelles au risque et ne cadrent pas avec les règles encadrant d’autres secteurs en Alberta.

La “zone tampon” de 35 kilomètres semble imposer une importante contrainte pour l’emplacement de nouveaux projets d’énergie renouvelable. Cette nouvelle règle exclura de nouveaux projets d’énergie éolienne de nombreux emplacements idéaux dans la province – y compris les zones où de tels projets existent déjà. De plus, l’interdiction de projets d’énergie renouvelable sur des terres agricoles potentielles brime les droits des propriétaires fonciers ruraux et des municipalités en quête de nouveaux débouchés économiques. Les données montrent que l’énergie renouvelable et les activités agricoles peuvent coexister et permettent aux agriculteurs de diversifier leurs revenus.

L’annonce d’aujourd’hui remet également en question l’engagement de l’Alberta envers la carboneutralité d’ici 2050. En limitant drastiquement ses possibilités de développement d’énergie renouvelable, l’Alberta emprunte un chemin beaucoup plus difficile et coûteux vers la réduction des émissions de son secteur électrique.

L’énergie renouvelable est présentement la forme d’énergie la moins coûteuse sur le marché, et on s’attend à ce qu’elle poursuive sa croissance à une vitesse vertigineuse partout dans le monde. En alourdissant sensiblement le fardeau administratif et en laissant ses investisseurs devant un degré d’incertitude sans précédent quant au développement de l’énergie renouvelable, l’Alberta laisse filer l’occasion de sabrer les coûts de l’électricité et d’appuyer le développement économique rural, en faisant plutôt pencher la balance en faveur des combustibles fossiles, qui sont plus coûteux, plus instables et plus polluants.

Les Albertains subiront les conséquences de cette décision pendant des décennies : perte d’emplois, investissements caducs et hauts tarifs d’électricité. »

Quelques faits en bref

  • L’énergie renouvelable est un important secteur en croissance pour l’économie propre de l’Alberta et du Canada. En 2023 seulement, Alberta a été le lieu de plus de 92 % de la croissance au Canada dans le secteur des énergies renouvelables et du stockage d’énergie.
  • L’année dernière, il y avait 118 projets d’énergie renouvelable à un point ou à un autre de leur stade de développement; ces projets représentaient 33 milliards de dollars en investissements et 24 000 emplois (années-personnes), selon le Pembina Institute.
  • Pour atteindre ses cibles d’émissions, le Canada devra faire volte-face et abandonner les combustibles fossiles au profit de l’électricité propre. Les études de l’Institut climatique ont montré que l’électrification est au cœur de toute trajectoire concevable vers les cibles de réduction des émissions du pays.
  • L’Agence internationale de l’énergie a affirmé que la capacité renouvelable doit tripler mondialement pour limiter la hausse des températures mondiale à 1,5 degré Celsius. À la COP28 de décembre, le Canada et les autres signataires ont accepté de travailler à l’atteinte de cet objectif.

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PERSONNE-RESSOURCE

Catharine Tunnacliffe
Directrice, Communications
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Des changements à la réglementation donnent de la flexibilité pour rendre l’électricité plus propre sans compromis sur la fiabilité

OTTAWA – Jason Dion, directeur principal de la recherche de l’Institut climatique du Canada, a fait la déclaration suivante dans la foulée du remaniement du Règlement sur l’électricité propre par le gouvernement fédéral :

« Nous accueillons favorablement la modification du projet de Règlement sur l’électricité propre qui donnera davantage de flexibilité aux opérateurs de réseaux dans le but de protéger la fiabilité et de favoriser l’abordabilité pour la population et les entreprises. Le fait d’apporter la touche finale à la réglementation le plus rapidement possible donnerait de la certitude aux opérateurs de réseaux, ce qui les aiderait dans leur planification et leurs investissements.

« L’électrification est essentielle aux progrès climatiques et à la compétitivité économique du Canada dans la course mondiale vers la carboneutralité. En gros, le Canada a besoin de réseaux électriques plus grands, plus propres et plus intelligents. Déjà, les investissements de certaines entreprises sont conditionnels à la présence d’électricité propre.

« Le gouvernement fédéral a proposé une nouvelle approche pour répondre aux commentaires et aux inquiétudes de nombreuses parties prenantes. Bon nombre d’experts et d’organisations, dont l’Institut climatique du Canada et le Conseil consultatif canadien de l’électricité, ont réclamé l’ajout de flexibilité au règlement. Les changements proposés par le gouvernement constituent un équilibre pragmatique qui réduira la pollution par le carbone et assurera la fiabilité des réseaux électriques à long terme, à mesure que l’économie nationale s’électrifie.

« Maintenant que les modifications ont été dévoilées, le gouvernement devrait apporter la touche finale au règlement le plus rapidement possible. Le temps presse : le gouvernement a d’autres importants projets à livrer, comme la transition d’une tarification du carbone basée sur la production dans le secteur vers une grille tarifaire exhaustive qui prévoit des recettes pour les contribuables ainsi que la finalisation du crédit d’impôt à l’investissement dans l’électricité propre. »

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Personne-Ressource

Catharine Tunnacliffe
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Nos experts en croissance propre et en politiques climatiques disponibles au forum GLOBE 2024

VANCOUVER, le 12 février 2024. – Les experts de l’Institut climatique du Canada seront disponibles pour parler aux médias pendant le forum GLOBE 2024.

QUOI : Les experts de l’Institut prendront part à des séances plénières et des discussions, et seront disponibles pour commenter les politiques climatiques du Canada et souligner l’importance :

  • de stimuler la croissance économique propre et la concurrentialité sobre en carbone;
  • de réduire les émissions et d’accélérer la transition du Canada vers la carboneutralité;
  • d’augmenter la résilience de l’économie et des infrastructures face au réchauffement climatique.

Consultez notre page Web pour en savoir plus. L’Institut climatique du Canada sera aussi au carrefour Reaching Destination Net Zero, où les médias seront les bienvenus tout au long du forum GLOBE.

QUAND : Du 13 au 15 février 2024

N.B. : Les experts de l’Institut climatique demeurent disponibles pour des entrevues avant et après le forum, et avec les journalistes qui ne seront pas à GLOBE 2024.

QUI :

Rick Smith, président, Institut climatique du Canada
Champs d’expertise : Progrès du Canada vers la carboneutralité, abordabilité et transition énergétique, croissance propre et concurrentialité, et questions générales sur les priorités en matière de politiques climatiques.

Dale Beugin, vice-président
Champs d’expertise : Croissance propre, tarification du carbone, contrats sur différence, électricité propre, progrès du Canada vers la carboneutralité, et abordabilité et transition énergétique.

Jonathan Arnold, directeur par intérim, Croissance propre
Champs d’expertise : Croissance propre, réponse du Canada à l’Inflation Reduction Act des États-Unis, et concurrence dans la transition énergétique mondiale.

Jason Dion, directeur principal de la recherche
Champs d’expertise : Remplacement des combustibles fossiles par l’énergie propre, coopération intergouvernementale dans le développement et la mise à niveau des réseaux électriques, et trajectoires du Canada vers la carboneutralité.

Kate Harland, cheffe de projet, Atténuation
Champs d’expertise : Politiques climatiques et innovation responsable, analyses économiques, et chauffage des bâtiments.

Sarah Miller, cheffe de projet, Adaptation
Champs d’expertise : Coûts des changements climatiques au Canada, Stratégie nationale d’adaptation et plan d’action, réponse aux catastrophes climatiques, et chauffage et climatisation des bâtiments.

RESSOURCES

Programme du forum GLOBE 2024

PERSONNE-RESSOURCE

Janina Stajic
Gestionnaire des communications
Institut climatique du Canada
250 618-2360
jstajic@climateinstitute.ca

La réglementation sur les véhicules électriques réduira les émissions et offrira plus de choix aux automobilistes

OTTAWA Anna Kanduth, directrice du projet 440 mégatonnes de l’Institut climatique du Canada, a fait la déclaration suivante à l’occasion de la publication de la norme de disponibilité des véhicules électriques du gouvernement fédéral :

« La nouvelle norme de disponibilité des véhicules électriques réduira les émissions en aidant plus d’automobilistes emprunter le virage électrique ou hybride rechargeable. Cette mesure concrète a non seulement fait ses preuves dans la lutte contre les changements climatiques, mais elle facilite la vie aux Canadiens, qui pourront désormais se procurer plus facilement la voiture électrique qu’ils souhaitent, au moment qui leur convient.

« Le secteur des transports est la deuxième source d’émissions de gaz à effet de serre en importance au pays, et plus de la moitié de ces émissions sont générées par des voitures et des camionnettes. Cette mesure, qui incitera les automobilistes à passer aux VE, contribuera à réduire les émissions générées par ce secteur, mais son efficacité risque de décroître devant les longs délais d’attente et la rareté, qui poussent souvent les gens à s’en tenir aux véhicules à combustible fossile, même lorsque, de leur propre aveu, un VE serait leur premier choix. La nouvelle réglementation contribuera à raccourcir le temps d’attente pour se procurer des véhicules plus propres et plus efficaces grâce à l’augmentation de l’offre de VE dans toutes les provinces et tous les territoires

« Dans plus d’une dizaine de pays, des politiques exigent que les véhicules neufs vendus soient 100 % électriques d’ici 2035 au plus tard. La nouvelle réglementation canadienne s’apparente aux mesures annoncées ou mises en place dans l’Union européenne, au Royaume-Uni et dans plusieurs États américains. Elle s’appuie également sur le succès du Québec et de la Colombie-Britannique, où la réglementation des ventes de véhicules zéro émission a permis d’augmenter l’offre de véhicules électriques et d’en stimuler la vente par rapport aux provinces qui ne bénéficient pas de ce type de mesures de soutien. 

« Les réglementations sur les véhicules zéro émission fonctionnent, et peuvent même être source d’économies pour les automobilistes. Selon les données sur les ventes en Colombie-Britannique, déjà plus de 26 % des voitures et des camions neufs sont des véhicules zéro émission. Partout au Canada, les ventes de véhicules électriques sont en hausse, et une norme VZE ne fera que consolider cette croissance continue en donnant à la population plus d’options pour son prochain véhicule. »

Contexte

  • Les véhicules électriques sont au cœur de la transition énergétique du Canada.
  • La demande mondiale de véhicules électriques s’accélère.
  • Il nous faut des bornes de recharge.
    • Le Canada développe rapidement son réseau de bornes de recharge, mais cette expansion devra suivre l’accélération de la demande de VE.
  • Sans réglementation sur les véhicules zéro émission, il sera probablement encore difficile d’acheter des VE dans de nombreuses provinces. 
    • Selon nos recherches, la réglementation fédérale sur les ventes permettra aux automobilistes de toutes les provinces d’entreprendre plus facilement le virage zéro émission.
    • En l’absence de politique fédérale, la Colombie-Britannique et le Québec – les seules provinces qui ont une réglementation de vente – continueront de récolter la majorité des ventes de véhicules zéro émission au pays, tandis que les autres provinces seraient confrontées à une offre limitée.
  • La réglementation sur les véhicules zéro émission permet d’économiser.
    • L’analyse par Énergie propre Canada sur les modèles de VE les plus populaires au Canada a montré que le coût de propriété pour la quasi-totalité d’entre eux est inférieur à celui des véhicules à essence équivalents, souvent de 10 000 $ ou plus.

Le California Air Resources Board estime que les acheteurs d’un VE 2026 économiseraient 3 200 $ sur 10 ans et que les acheteurs d’un VE 2035 économiseraient 7 600 $ sur 10 ans.

Le Canada est en voie d’atteindre 85 à 90 % de sa cible pour 2030, selon une évaluation indépendante

OTTAWA – Dans sa nouvelle évaluation indépendante du Rapport d’étape 2023 sur le Plan de réduction des émissions du gouvernement canadien, l’Institut climatique du Canada montre que le pays a fait de belles avancées pour réduire ses émissions, mais qu’il lui faudra encore accélérer le rythme et la cadence s’il veut atteindre sa cible pour 2030.

Les politiques actuelles portent fruit – le Canada est en voie d’atteindre 85 à 90 % de ses cibles d’émissions 2030. L’évaluation de l’Institut comprend des modélisations qui montrent que les émissions seraient plus élevées de 7 % aujourd’hui, et de 41 % en 2030, n’eût été les mesures climatiques appliquées au pays depuis 2015 par tous les ordres de gouvernement.

Le Canada fait aussi des avancées substantielles dans la mise en œuvre des politiques. Depuis le lancement du plan national d’action climatique en mars 2022, plusieurs politiques majeures ont soit pris effet, soit bien progressé vers leur entrée en vigueur, notamment le Règlement sur les combustibles propres, la nouvelle tarification du carbone, le projet de règlement sur l’électricité propre et le plafond proposé pour les émissions pétrogazières.

En dépit de ces signes de progrès, le Canada risque de rater sa cible de 2030 s’il ne prend pas d’autres mesures. Même avec l’application et le resserrement des politiques actuellement en place comme de celles encore sur la table, on s’attend à ce qu’en 2023, les émissions arrivent de 34 à 36 % sous les niveaux de 2005, ce qui est en deçà de la cible nationale de 40 %. L’analyse montre aussi qu’en 2026, les émissions auront fléchi de 19 % par rapport à 2005 pour rater de peu l’objectif intermédiaire du gouvernement de 20 %.

Pour combler l’écart, l’évaluation recommande que tous les ordres de gouvernement, y compris les provinces et territoires, mettent rapidement en œuvre les politiques encore en attente, renforcent celles en vigueur et introduisent de nouvelles mesures.

Parmi les grandes priorités établies plus tôt par l’Institut comme nécessitant une action rapide, notons le renforcement des systèmes d’échanges de crédits par les grands émetteurs, la mise en œuvre de la nouvelle mouture du Règlement sur l’électricité propre, la fixation d’un plafond d’émissions pétrogazières robuste, et l’accélération de l’adoption des solutions tirées de la nature. De plus, le fait de lancer rapidement la future Stratégie canadienne pour les bâtiments verts du fédéral pourrait contribuer à freiner les émissions croissantes dans le secteur du bâtiment. L’évaluation indépendante identifie des options supplémentaires pour renforcer les politiques existantes et en ajouter de nouvelles pour combler les écarts attendus.

L’Institut climatique a par ailleurs établi que le rapport d’étape du fédéral améliorait la transparence et la responsabilisation relativement aux projections et à l’application des politiques au Canada, même s’il reste toujours place à l’amélioration. Les prochains rapports devraient traiter plus en détail de l’avancement des politiques, notamment en présentant les prochaines étapes de la mise en œuvre et une évaluation des résultats obtenus par les politiques implantées. Le gouvernement devrait aussi assurer un suivi – dans le rapport lui-même ou en parallèle ‑ au moyen d’indicateurs de progression plus nombreux et plus précis, comme le déploiement de la technologie, la construction d’infrastructures et les investissements réalisés.

CITATIONS

« Les efforts de réduction des émissions ont permis de bonnes avancées, et le pays entier doit maintenant poursuivre sur cette lancée en mettant en œuvre les politiques rigoureuses prévues. Nous ne pouvons nous permettre de nouveaux délais ou retours en arrière. L’idéal, c’est que les provinces et territoires coopèrent, entre eux et avec le fédéral, dans l’atteinte des cibles. »

– Dave Sawyer, économiste principal, Institut climatique du Canada

« L’action climatique n’est pas un test qu’on peut réussir ou auquel on peut échouer; chaque mégatonne d’émissions en moins compte. C’est encourageant de voir des politiques efficaces faire réduire significativement nos émissions, et de savoir que cet effet se poursuivra. Toutefois, 2030 est à nos portes; les gouvernements provinciaux, territoriaux et fédéral doivent finir de mettre au point leurs politiques, renforcer celles déjà en place et adopter de nouvelles mesures pour atteindre nos cibles. »

– Anna Kanduth, directrice de l’initiative 440 mégatonnes

Ressources

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Catharine Tunnacliffe
Directrice, Communications
Institut climatique du Canada
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L’accélération de la mise en œuvre d’un plafond pour les émissions et d’autres politiques clés dictera les progrès climatiques du Canada selon les experts

DUBAI — Rick Smith, président de l’Institut climatique du Canada, émet des commentaires sur la diffusion par le gouvernement fédéral d’un cadre de réglementation pour le plafonnement des émissions du secteur du pétrole et du gaz et sur le dépôt du Rapport d’étape 2023 sur le Plan de réduction des émissions (PRE) pour 2030 du Canada :

Sur le cadre de plafonnement des émissions de pétrole et de gaz :

« L’approche envisagée pour plafonner les émissions de pétrole et de gaz annoncée aujourd’hui est raisonnable et nécessaire. Ce règlement devrait être achevé et mis en œuvre sans plus attendre.

« La production de pétrole et de gaz est la source d’émissions de gaz à effet de serre qui connaît la croissance la plus forte et la plus rapide au pays, et la hausse tenace des émissions de ce secteur sape les progrès climatiques dans d’autres secteurs de l’économie. Le plafonnement des émissions de pétrole et de gaz est un élément essentiel d’un ensemble de politiques qui peuvent garantir que le Canada atteint ses cibles de réduction des émissions tout en appuyant la compétitivité du secteur.

« Le système de plafond et d’échange est une manière éprouvée et axée sur les forces du marché d’encourager les entreprises à prendre des mesures rentables et économiques pour réduire leurs émissions au fil du temps. Des options de conformité de rechange donnent au secteur une marge de manœuvre pour répondre à la demande mondiale tout en maintenant des incitatifs pour réduire les émissions. Il s’agit d’une mesure sage, mais le gouvernement doit agir plus rapidement — il ne sert à rien de repousser la mise en œuvre à septembre 2026 ou plus tard. Nous demandons instamment au gouvernement de finaliser les détails importants, tels que la manière de mesurer le méthane et d’en déterminer le prix avec le plafond, comment s’assurer que le système de plafond et d’échange n’affaiblit pas le signal de prix du système de tarification du carbone fondé sur le rendement déjà en place pour les grands émetteurs, et comment la marge de manœuvre liée à la conformité sera structurée. Le fait de régler ces détails de la bonne manière contribuera à garantir que le règlement peut donner lieu aux réductions des émissions requises pour s’aligner avec les objectifs climatiques du Canada. 

« Notre analyse confirme qu’un plafond strict pour les émissions de pétrole et de gaz est réalisable et cohérent avec la hausse de la production de pétrole, assujettie à la demande internationale. L’industrie peut atteindre une part importante du plafond juste en se conformant aux réglementations sur le méthane récemment annoncées, en utilisant des technologies largement disponibles et comparativement peu coûteuses. La portion restante du plafond peut être atteinte en prenant diverses mesures, y compris le captage et le stockage du carbone, l’électrification, le remplacement des hydrocarbures et l’efficacité énergétique.

« Le plafond pour le pétrole et le gaz annoncé aujourd’hui aidera l’industrie des sables bitumineux, en particulier, à honorer son engagement de travailler en vue de la carboneutralité d’ici à 2050. Avec le temps, un plafond de plus en plus sévère pour les émissions de pétrole et de gaz peut stimuler l’innovation pour permettre au secteur énergétique du Canada d’être mieux placé pour faire face à la concurrence sur les marchés mondiaux. »

Sur le Rapport d’étape 2023 sur le Plan de réduction des émissions :

« Plus d’un an et demi après la diffusion du premier Plan de réduction des émissions du Canada, le premier rapport d’étape du gouvernement démontre des actions concrètes, mais il faut accélérer le rythme. La rapidité à laquelle le gouvernement achèvera les politiques importantes qui restent à adopter — particulièrement le plafonnement des émissions de pétrole et de gaz — déterminera dans quelle mesure ce plan permettra au Canada de s’approcher de sa cible d’émissions pour 2030.

« Ce rapport d’étape confirme que les politiques actuelles et proposées ne suffisent toujours pas à placer le Canada sur la bonne voie pour respecter son engagement de 2030. Pourtant, l’action climatique n’est pas un examen du genre réussite ou échec. Chaque mégatonne est importante quand vient le temps de réduire les gaz à effet de serre, et la politique fédérale avance dans la bonne direction.

« Le nombre de politiques qui sont passées de la planche à dessin à une loi a fortement augmenté depuis avril de l’année dernière. Notamment, le Canada a mis en place le Règlement sur les combustibles propres, une tarification du carbone plus robuste pour l’industrie et les consommateurs, des incitatifs pour des véhicules à zéro émission et une aide fiscale pour les investissements à faibles émissions de carbone. Toutefois, les progrès sur le plan climatique dépendent à la fois de la mise en œuvre de politiques et des résultats concrets : baisse des émissions, nouveaux projets d’énergie propre mis au point et solutions climatiques et de réduction des coûts à appliquer au quotidien, comme les thermopompes et l’adoption des VE. Ce sont là les avantages que les Canadiens verront de plus en plus alors que les politiques importantes qu’il reste à adopter dans le plan climatique du Canada se concrétisent.

« Le premier rapport d’étape améliore la transparence et la responsabilité du gouvernement fédéral en matière de réduction des émissions. Toutefois, 2030 arrive à grands pas et si l’on fait le calcul entre la cible du Canada et là où nous en sommes aujourd’hui, le compte n’y est toujours pas. En plus d’accélérer la politique fédérale, le Canada a besoin d’une meilleure collaboration provinciale, territoriale et fédérale pour atteindre sa cible. Le total combiné des engagements officiels en matière de climat des provinces et des territoires équivaut à seulement la moitié des réductions des émissions requises pour atteindre la cible de 2030 du Canada. Si tous les ordres de gouvernement commencent à ramer dans la même direction et avec une ambition similaire, les progrès du Canada dans leur ensemble seront plus rapides et plus rentables que ce que nous avons observé jusqu’à maintenant. »

Remarque : Dans les prochains jours, l’Institut climatique du Canada diffusera une évaluation indépendante exhaustive du rapport d’étape du Plan de réduction des émissions du gouvernement, qui comprendra une modélisation détaillée des émissions et une analyse de l’efficacité attendue de la suite actuelle de politiques climatiques du Canada.

Personne-ressource

L’Institut climatique du Canada compte sur des experts de la politique climatique qui peuvent émettre des commentaires sur ces annonces au Canada et à Dubaï. Pour organiser une entrevue, veuillez communiquer avec :

Catharine Tunnacliffe
Directrice des communications
L’Institut climatique du Canada
(226) 212-9883
ctunnacliffe@climateinstitute.ca

RESSOURCES

La réduction des émissions pétrogazières passe par la réglementation du méthane, ça va de soi

OTTAWA Anna Kanduth, directrice du projet 440 mégatonnes à l’Institut climatique du Canada, a fait la déclaration suivante à la suite de l’annonce du Canada concernant la réglementation visant à réduire de 75 % par rapport aux niveaux de 2012 les émissions de méthane générées par le secteur pétrolier et gazier en amont d’ici 2030 :

« Dans la lutte contre les changements climatiques au Canada, la réduction des émissions pétrogazières passe par la réglementation du méthane, ça va de soi. Une réglementation stricte visant à limiter la pollution par le méthane est généralement considérée comme le moyen le plus simple et le moins coûteux à cet effet.

« Nos recherches ont montré qu’en réduisant les émissions de méthane de 75 % par rapport aux niveaux de 2012 d’ici à 2030, l’industrie pétrogazière se rapprocherait au moins d’un tiers des projections pour les émissions présentées dans le Plan de réduction des émissions du gouvernement fédéral, ce qui permettrait à l’industrie de respecter plus facilement et à moindre coût un plafond d’émissions pour le pétrole et le gaz. Nous demandons instamment au gouvernement fédéral de finaliser rapidement ce règlement, afin d’accélérer la lutte contre les changements climatiques tout en renforçant la compétitivité de l’économie canadienne sur les marchés mondiaux qui sont en transition rapide vers des produits à bas-carbone. 

« La réduction de 75 % du méthane issu des activités utilisant des combustibles fossiles d’ici 2030, voilà l’une des trois mesures cruciales que l’Agence internationale de l’énergie a établies pour aligner le secteur mondial de l’énergie sur l’objectif de 1,5 °C, et une mesure importante que la communauté mondiale doit appuyer lors de la COP28. Le Canada fait partie des plus de 150 pays à avoir ratifié un engagement mondial en faveur de la réduction du méthane en 2021. Il est donc entouré de bons alliés pour lutter contre le méthane. Renforcer l’ambition sur le méthane aux côtés des principaux partenaires internationaux, comme les États-Unis, est bénéfique pour l’action climatique, la collaboration transfrontalière et la compétitivité économique du Canada. 

« La réduction de 75 % des émissions de méthane d’ici à 2030 est de plus en plus considérée comme un plancher, et non comme un plafond. Le gouvernement fédéral s’est déjà engagé à dépasser cet objectif, et certaines des plus grandes sociétés pétrolières et gazières du monde visent un taux avoisinant zéro d’ici à 2030. La Colombie-Britannique, quant à elle, s’est engagée à éliminer la quasi-totalité du méthane industriel d’ici 2035, et l’Alberta explore des pistes pour atteindre jusqu’à 80% d’ici 2030.

« Le Centre d’excellence sur le méthane nouvellement annoncé est un pas en avant essentiel et aidera à améliorer la façon dont les émissions de méthane sont mesurées. Ces dix dernières années, l’industrie a fait des progrès prometteurs en matière de réduction du méthane. Il est cependant difficile d’évaluer de manière crédible l’efficacité de ces efforts lorsque la recherche continue de montrer que les niveaux réels de méthane sont beaucoup plus élevés que les estimations actuelles

« La réglementation sur le méthane aura des retombées importantes, mais elle ne suffira pas à elle seule à aligner les émissions issues du pétrole et du gaz sur les objectifs climatiques du Canada. C’est pourquoi il faut prendre des mesures supplémentaires, notamment en établissant un plafond strict pour limiter ces émissions. Le pétrole et le gaz sont les principaux responsables des émissions de gaz à effet de serre au Canada, et ceux dont la croissance est la plus rapide. D’autres secteurs qui en génèrent beaucoup parviennent à réduire leur part, mais les émissions de pétrole et de gaz continuent d’augmenter, ce qui éloigne les objectifs climatiques du Canada, érode la compétitivité de l’industrie et contribue à l’aggravation des répercussions climatiques et à la montée en flèche des coûts pour les Canadiens. »

PERSONNE-RESSOURCE

Catharine Tunnacliffe
Directrice, Communications
Institut climatique du Canada
(226) 212-9883
ctunnacliffe@institutclimatique.ca

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