L’économie canadienne déjà mise à mal par les changements climatiques : les ménages sont les principales victimes

OTTAWA, le 28 septembre 2022 — Un rapport de l’Institut climatique du Canada rendu public aujourd’hui montre que les coûts croissants de l’instabilité du climat commencent déjà à miner l’économie canadienne et que la facture s’alourdira dans les années à venir. Le rapport, Limiter les dégâts : réduire les coûts des impacts climatiques pour le Canada, examine les coûts macroéconomiques des changements climatiques dans des scénarios d’émissions modérées et élevées par rapport à un scénario de stabilité climatique. Selon l’analyse, les changements climatiques coûteront des milliards de dollars au Canada, faisant augmenter le coût de la vie avec le ralentissement économique, les hausses d’impôts par les gouvernements pour régler la facture des catastrophes climatiques, la multiplication des pertes d’emploi, et les biens de plus en plus coûteux en raison du bouleversement des chaînes d’approvisionnement.

Dernier volet d’une série de cinq, le rapport présente l’analyse macroéconomique des changements climatiques la plus complète jamais publiée au Canada, mais aussi des solutions. Des mesures et des politiques d’adaptation proactives peuvent limiter les dommages climatiques, réduisant les coûts prévus de moitié, ce qui représente des milliards de dollars d’économie et, par conséquent, allège le fardeau allégé des ménages. Selon le rapport, chaque dollar investi en adaptation génère de 13 $ à 15 $ de bénéfices directs et indirects. Lorsqu’on conjugue les mesures d’adaptation à une réduction mondiale des émissions, les coûts prévus sont divisés par quatre, plaçant le Canada sur le chemin d’un avenir plus stable et abordable.

Principaux constats de Limiter les dégâts :

  • Les répercussions des changements climatiques se font déjà sentir et s’accumulent. D’ici 2025, les dommages liés au climat ralentiront la croissance économique du Canada de 25 milliards de dollars annuellement, soit 50 % de la croissance du PIB prévue.
  • Tous essuieront des pertes de revenu, mais ce sont les ménages à faible revenu qui en souffriront le plus. Les ménages à faible revenu pourraient connaître des pertes de revenus de 12 % dans un scénario d’émissions modérées et de 19 % dans un scénario d’émissions élevées d’ici la fin du siècle – des pertes nettement plus élevées que celles du groupe de revenus médian.
  • Les changements climatiques détruisent des emplois. Les pertes d’emploi pourraient doubler d’ici le milieu du siècle et grimper à 2,9 millions d’ici la fin du siècle.
  • L’adaptation s’avère très rentable. Si l’on compte les bénéfices directs et indirects, chaque dollar investi dans l’adaptation rapporte de 13 $ à 15 $.
  • Limiter le réchauffement tout en s’adaptant aux changements déjà commencés se révèle encore plus rentable. L’adoption de mesures d’adaptation proactives diminue de moitié les coûts des changements climatiques. Lorsqu’on la conjugue à une réduction mondiale des émissions, ces coûts sont divisés par quatre.

CITATIONS

« Les conclusions ne pourraient être plus claires : les changements climatiques mettent des bâtons dans les roues du Canada. L’économie est particulièrement vulnérable à cette menace, et on en paie déjà le prix : dès 2025, les dommages réduiront de moitié la croissance économique du Canada. Il faut reconnaître l’ampleur de ces coûts et faire tout en notre pouvoir pour limiter les dégâts. »

– Dave Sawyer, économiste principal, Institut climatique du Canada

« Le coût de l’inaction face aux changements climatiques est mesurable et ne cesse d’augmenter. Nous devons mettre en place des mesures d’adaptation et d’atténuation dès maintenant pour éviter de sérieux dommages à notre économie, à notre société, à notre santé et à notre bien-être. »

– Rick Smith, président, Institut climatique du Canada

« Les conséquences économiques des changements climatiques ne font que commencer, et ce rapport renferme de judicieux renseignements sur les effets potentiels des changements climatiques sur l’économie canadienne. La menace est bien réelle, mais heureusement des solutions existent pour limiter les dégâts. Investir dès maintenant dans l’adaptation et la résilience contribuera à protéger l’économie et pourrait même sauver des vies. La prise de mesures d’adaptation proactives réduira les coûts liés aux changements climatiques et fournira un solide rendement du capital investi, nous faisant économiser à long terme, tout en pavant la voie à un avenir plus durable et prospère pour les Canadiens. »

– Susan McGeachie, Chef, Institut pour le climat de BMO, BMO Groupe financier

« Les changements climatiques ne sont plus une menace située dans un futur lointain : leurs impacts se font sentir dès à présent. Aucun secteur ni aucune région n’est à l’abri et il importe d’agir maintenant et rapidement. Le rapport « Limiter les dégâts » montre bien les coûts associés à l’inaction, autant pour l’économie que pour les ménages canadiens, qui verront le coût de la vie augmenter significativement si rien n’est fait. Il montre aussi, et surtout, qu’il n’est pas trop tard pour agir et qu’accroître la résilience par des investissements en adaptation pourrait non seulement sauver des vies, mais aussi protéger l’économie et maintenir un coût de la vie soutenable. Le message est clair : nous devons investir pour diminuer nos émissions de gaz à effet de serre et nous adapter, afin d’éviter les pires coûts et assurer une transition juste vers un avenir prospère. »

– Pauline D’Amboise, Secrétaire générale et vice-présidente Gouvernance et développement durable, Mouvement Desjardins

RESSOURCES

WEBINAIRE

Soyez des nôtres pour un webinaire qui aura lieu le 29 septembre à 13 h (HE) présentant les moyens d’atténuer les dommages économiques des changements climatiques. Inscrivez-vous dès maintenant à Limiter les dégâts : comment la politique d’adaptation peut aider le Canada à se préparer au coût économique des changements climatiques.

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PERSONNE-RESSOURCE

Catharine Tunnacliffe

Directrice des communications

ctunnacliffe@institutclimatique.ca

416 527-1777

Sans véritables investissements immédiats, des infrastructures seront détruites partout dans le nord du Canada : nouveau rapport

OTTAWA, le 14 juin 2022. – Selon un nouveau rapport de l’Institut climatique du Canada, les changements climatiques détruiront les infrastructures du Nord, menaçant ainsi les moyens de subsistance – voire la vie – des habitants des territoires et des régions nordiques des grandes provinces. Les conséquences des politiques coloniales, assorties de sous-investissements chroniques, ont fragilisé les infrastructures du Nord et les ont rendues particulièrement vulnérables, d’autant plus que la région se réchauffe trois fois plus rapidement que la moyenne mondiale. Dans le rapport Plein Nord : faire face aux coûts des changements climatiques pour les infrastructures du Nord, on analyse la nécessité et la possibilité de repenser les infrastructures locales, et on propose des politiques et des investissements qui bénéficieront aux populations et qui prépareront les infrastructures aux effets des changements climatiques.

Une nouvelle analyse des coûts des dommages causés par la fonte du pergélisol aux routes pavées, aux pistes d’atterrissage et aux bâtiments, ainsi que les premières prédictions de la fonte du pergélisol pour l’entièreté du Nord sont présentées dans ce rapport. On y examine aussi les conséquences du réchauffement des températures sur la viabilité future des routes hivernales. Comme il est important d’être au fait des expériences vécues par les gens déjà touchés par les changements climatiques dans le Nord, des témoignages directs sur les conséquences sociales et culturelles des dommages causés aux infrastructures par le climat sont intégrés dans ce rapport, sous forme d’entrevues avec des habitants de six communautés du Nord.

Selon Plein Nord, des investissements précoces et continus dans l’adaptation des infrastructures permettraient de réduire les coûts de façon substantielle et de protéger les communautés. Par exemple :

  • Adapter correctement les routes pavées pourrait réduire les coûts annuels de 38 à 42 % en moyenne au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest.
  • Adapter les pistes d’atterrissage aux conséquences des changements climatiques pourrait réduire les coûts annuels de 74 à 88 % en moyenne, selon la trajectoire globale des émissions de gaz à effet de serre.

Mais à long terme, une grande partie des infrastructures existantes sur le territoire ne peut être protégée contre les changements climatiques. C’est aux gouvernements que revient la tâche de faire des investissements transformateurs dans de nouvelles infrastructures, qui assureront la survie des peuples du Nord et un avenir aux futures générations.

Citations

« Avec le Nord qui se réchauffe beaucoup plus rapidement que le reste du Canada, la réalité de longue date des infrastructures gravement déficientes est encore exacerbée. Le Canada ne peut se permettre d’endosser les graves conséquences d’un Nord non préparé aux futurs coûts des changements climatiques. »

— Tosh Southwick, propriétaire d’IRP consulting, citoyenne de la Première Nation de Kluane, membre du conseil d’administration de l’Institut climatique du Canada et Yukonnaise. 

« Il est essentiel d’investir dans les infrastructures du Nord pour que le Canada réussisse à s’adapter aux changements climatiques. Les habitants du Nord doivent pouvoir mettre à profit leurs connaissances, leur leadership et leur ingéniosité pour planifier, concevoir et construire des infrastructures adaptées à leurs réalités. L’importance de l’adaptation et l’autonomie des habitants du Nord doivent être mises en avant dans la future Stratégie nationale d’adaptation du Canada. » 

— Ryan Ness, directeur, Adaptation, Institut climatique du Canada

« La précarité des infrastructures n’est pas inhérente à la vie dans le Nord. C’est le Canada qui a fait ce choix de manière répétitive. De nombreux autres pays comptant des populations nordiques comme le Groenland, l’Alaska et la Norvège ont fait des choix différents et n’ont pas à faire face à ce double problème que sont les lacunes dans les infrastructures combinées à un réchauffement climatique extrême. Mais il n’est pas trop tard pour combler ces lacunes, et la bonne nouvelle, c’est que les bons investissements d’aujourd’hui généreront des économies et permettront d’assurer un avenir aux communautés du Nord et à leurs moyens de subsistance. »

—Dylan Clark, associé de recherche principal, Institut climatique du Canada

Ressources

Ce rapport est le quatrième d’une série de l’Institut climatique sur les coûts des changements climatiques. Sur le même sujet : La pointe de l’iceberg, Les coûts des changements climatiques pour la santé et Submergés. Le rapport final, une étude macroéconomique, sera publié en septembre 2022.

À propos de l’Institut climatique du Canada

L’Institut climatique du Canada est un organisme national non partisan de recherche sur les politiques climatiques chargé d’analyser des politiques et de conseiller les décideurs de partout au pays en se fondant sur des données probantes.

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Catharine Tunnacliffe

Directrice des communications, Institut climatique du Canada

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La transition énergétique du Canada vers l’électricité propre doit être un chantier national misant sur la collaboration de tous les paliers de gouvernement

Rapport de l’Institut climatique du Canada

Ottawa, le 4 mai 2022 – Un nouveau rapport de l’Institut climatique du Canada (ICC) vient confirmer que les trajectoires vers la carboneutralité du Canada passent par une volte-face l’amenant à miser sur le développement de l’électricité comme principale source énergétique. En effet, la modernisation des réseaux électriques apparait incontournable pour assurer au pays une alimentation énergétique fiable et abordable dans un marché mondial volatil. 

D’après le rapport de l’ICC, Volte-face : comment alimenter un Canada carboneutre, tous les paliers de gouvernement devront collaborer pour bâtir des réseaux électriques plus grands, plus propres et plus intelligents. Dans ce grand chantier, le gouvernement fédéral pourra établir le cadre stratégique national et catalyser le progrès à l’échelle régionale, tandis que le Québec apparaît capable de jouer un rôle fédérateur à l’échelle nationale, notamment grâce à son expertise technologique et son savoir faire dans le domaine. 

Voici les principales conclusions du rapport :

  • Moyennant des politiques appropriées, l’énergie deviendra plus abordable après cette grande transition. Les coûts de l’énergie renouvelable et du stockage sont en chute libre, si bien que l’électricité est maintenant plus avantageuse que les combustibles fossiles, dont les prix sont volatils. Pour bâtir des réseaux électriques plus grands, plus propres et plus intelligents, le Canada aura besoin de politiques réfléchies et coordonnées.
  • L’alignement des réseaux électriques à la carboneutralité est à la fois nécessaire et réaliste. Ces réseaux peuvent, de façon fiable et abordable, stimuler l’économie canadienne et favoriser la transition vers la carboneutralité dans son ensemble.
  • Les plus gros obstacles à la volte-face sont de nature sociale, politique et institutionnelle. Les politiques doivent éliminer les obstacles techniques et non techniques à la mise en œuvre des principales solutions.

Citations

« La volte-face des combustibles fossiles à l’électricité propre sera déterminante pour réduire les émissions du Canada. Il est entièrement possible de bâtir de meilleurs réseaux électriques — et nous avons déjà une longueur d’avance. Si les gouvernements fédéral et provinciaux se coordonnent, ils pourront progressivement offrir aux citoyens de plus en plus d’électricité propre, abordable et fiable. »

– Jason Dion, auteur principal et directeur, Atténuation, Institut climatique du Canada

« La fiabilité et les coûts de l’énergie ainsi que les changements climatiques sont des sujets prioritaires pour la population et, si nous définissons rapidement des politiques appropriées, la volte-face vers l’électricité propre sera bénéfique sur ces trois plans. La stratégie est claire, les technologies sont abordables et accessibles et les avantages sont considérables. Il ne manque qu’à ce que les gouvernements fédéral et provinciaux unissent leurs forces. »

– Rick Smith, président, Institut climatique du Canada

«La transformation des systèmes électriques du Canada est nécessaire pour atteindre la carboneutralité. Nous avons beaucoup à faire, et le temps pour le faire est limité. Les technologies permettant de construire des systèmes plus grands, plus propres et plus intelligents sont connues et rentables, mais les obstacles politiques et réglementaires ralentissent les progrès. Les services publics et les autres acteurs du marché ont besoin de politiques climatiques claires, et le rôle des régulateurs et des opérateurs de systèmes dans la transition doit être clairement défini. Les gouvernements ont un rôle moteur à jouer pour relever ces défis et accélérer la grande transition. »

–Francis Bradley, président-directeur général d’Électricité Canada.

« La transition vers l’énergie propre aiderait le secteur privé du Canada à être plus compétitif; sa dépendance aux combustibles fossiles le rend vulnérable aux fluctuations de l’approvisionnement mondial. Maintenant que l’éolien et le solaire coûtent moins cher, nous avons la possibilité concrète de produire de l’électricité propre et abordable dont le coût ne dépendra pas des marchés mondiaux. Dans un contexte international où les investisseurs et les marchés financiers se préoccupent de plus en plus des émissions de gaz à effet de serre, une offre accrue d’électricité sans émissions ouvrirait la porte à l’investissement. »

– Barbara Zvan, présidente et directrice générale de University Pension Plan

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Plan climatique fédéral : crédible, sous réserve d’action rapide, d’après une évaluation indépendante

Ottawa, le 5 avril 2022. – Dans une évaluation et une modélisation indépendantes, l’Institut climatique du Canada a conclu que le Plan de réduction des émissions pour 2030 du gouvernement fédéral est crédible, mais que sa réussite requerra l’accélération de la mise en œuvre de quelques politiques précises. Plus précisément, l’analyse de l’Institut climatique définit cinq politiques clés qui, ensemble, totaliseraient près des deux tiers des réductions d’émissions nécessaires pour atteindre la cible de 2030 : le resserrement continu du régime fédéral de tarification du carbone, un plafond sur l’activité pétrolière et gazière, une norme sur l’électricité propre, des mesures pour réduire les émissions associées à l’utilisation des terres, et un renforcement de la Norme sur les combustibles propres.

« Selon notre évaluation indépendante, le plan du gouvernement est complet et crédible, mais le temps presse; l’objectif est ambitieux par nécessité, et il est crucial de l’atteindre pour garantir l’avenir et la prospérité du Canada, explique Rick Smith, président de l’Institut climatique du Canada. Si le gouvernement fédéral concentre ses efforts sur cinq politiques précises, le pays sera sur la bonne voie pour atteindre son objectif de 2026 et sa cible de 2030. »

Les plans de réduction des émissions sont de nouveaux outils de planification importants pour le gouvernement, qui devra en rédiger un nouveau tous les cinq ans, en application de la Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité. Au début de mars 2022, l’Institut climatique du Canada a publié un cadre pour évaluer ces plans; c’est sur ce cadre que s’appuie le rapport paru aujourd’hui, qui analyse et valide de manière indépendante le premier plan de réduction des émissions du gouvernement fédéral.

« Il est maintenant temps pour le gouvernement de mettre son plan à exécution, indique Dave Sawyer, économiste principal de l’Institut climatique. D’après nos calculs, les politiques annoncées permettraient d’atteindre au moins 43 % de l’objectif de réduction, mais il faudra en faire plus. La capacité du Canada à respecter ses cibles ne dépendra pas de la crédibilité des mesures prévues ou des résultats modélisés, mais bien de la vitesse d’action et de la façon dont les politiques retenues seront concrétisées. »

L’évaluation indépendante de l’Institut climatique est venue tempérer son jugement positif du plan gouvernemental par quelques mises en garde. Notamment, elle souligne que les nombreuses politiques du plan pour 2030 risquent de se chevaucher, ce qui entraînerait des coûts plus élevés sans permettre les réductions nécessaires.

« Le grand volume de politiques du plan pour 2030 est une lame à double tranchant, affirme Dale Beugin, vice-président, Recherche à l’Institut climatique du Canada. Le recoupement de politiques nuit parfois à leur efficacité. Il est donc crucial que le gouvernement s’engage à faire le suivi des émissions et à réviser ses politiques en conséquence. »

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Déclaration sur le premier plan de réduction des émissions du Canada

Voici la déclaration de Rick Smith, président de l’Institut climatique du Canada, en réponse à la publication du plan fédéral de réduction des émissions pour 2030 :

« Cette publication marque un tournant dans les politiques climatiques nationales. Pour la première fois de son histoire, le Canada dispose d’un plan complet et détaillé pour atteindre ses cibles de réduction d’émissions. Le plan inclut des éléments nécessaires comme une voie à suivre claire pour sa mise en œuvre, des mécanismes de responsabilisation pour aider à corriger le tir, et une approche sectorielle.»

« Un plan est juste un plan sans action. Une mise en œuvre accélérée sera la clé du succès, et le Canada doit maintenant passer à la vitesse supérieure. »

« Selon notre cadre pour les plans de réduction des émissions du Canada, la solidité d’un plan repose sur trois éléments clés : une trajectoire réaliste vers la carboneutralité, des politiques crédibles pour y parvenir et des processus adaptables qui permettent les ajustements nécessaires en cours de route. Dans les prochains jours, nous publierons une analyse détaillée du plan fédéral pour évaluer de façon indépendante s’il met le Canada sur la bonne voie pour atteindre ses obligations de réduction des émissions. »

« Dans son plan, le gouvernement fédéral présente une trajectoire qui permettra de réduire substantiellement les émissions à l’horizon 2030, mais seulement s’il accélère la mise en œuvre des politiques et se montre prêt à adapter le Plan en cours de route. » Dale Beugin, vice-président, Recherche

« La modélisation utilisée dans le Plan est d’une transparence sans précédent. Ce grand pas dans la bonne direction est un gage de crédibilité. » Dave Sawyer, économiste principal

Principaux éléments à retenir

  • Ce plan complet entraînera des réductions d’émissions dans tous les secteurs de l’économie. Le Plan de réduction des émissions pour 2030 comporte des politiques destinées aux grands émetteurs, comme les bâtiments, le transport, l’industrie lourde et le pétrole et le gaz.
  • Il ne manque pas d’ambition. La cible de réduction de 40 % – de même que la cible provisoire de 20 % de réduction en 2026 par rapport aux niveaux de 2005 – est en droite ligne avec les trajectoires de carboneutralité pour 2050. Elle concorde également à celles que nous avons présentées dans le rapport Vers un Canada carboneutre.
  • Le Plan se base sur une modélisation économique pour établir une trajectoire crédible vers la cible de 2030. Nous utilisons présentement notre propre modélisation indépendante pour confirmer cette analyse; nous présenterons notre évaluation dans les prochains jours.
  • Axé sur les politiques, le Plan ne repose pas sur les paris risqués, ces technologies qui n’ont pas fait leurs preuves. Toutefois, il comporte assez d’incitatifs à l’innovation propulsée par de nouvelles technologies pour permettre des réductions d’émission substantielles à long terme.
  • Quelques nouveaux éléments stratégiques méritent qu’on s’y attarde :
    • Pour améliorer l’application de la tarification du carbone en renforçant la certitude de cette politique, le gouvernement envisagera des façons de réduire les risques associés aux investissements à faibles émissions de carbone du secteur privé, par des approches comme des contrats sur la différence.
    • En mettant davantage à contribution le secteur du transport, le Canada a pour objectif que 35 % des véhicules moyens et lourds (VML) neufs vendus soient des véhicules zéro émission (VZE) d’ici 2030.
    • Il faudra augmenter substantiellement le financement du déploiement technologique et de l’innovation nécessaires à des réductions à long terme.
  • Le Plan emploie une approche sectorielle qui établit des attentes claires par rapport à la contribution de chaque secteur aux cibles nationales. Une telle transparence aide l’industrie et les investisseurs dans leur planification à moyen terme. En outre, elle vient renforcer la crédibilité du Plan, et faciliter le suivi des progrès et les ajustements au besoin.
  • Le Plan comporte notamment une réduction de 31 % des émissions produites par l’industrie pétrolière et gazière, qui est le plus grand émetteur sectoriel du pays. De multiples politiques visent d’ailleurs cet objectif.
  • Le Plan reconnaît que les trajectoires vers 2030 et 2050 doivent préserver la compétitivité économique du Canada et le bien-être de la population.
  • Le prochain grand défi réside dans l’application : comme l’indique notre cadre d’évaluation, il y a beaucoup à faire en peu de temps. Les politiques du Plan ne sont pas toutes pleinement développées; pourtant, les projections supposent une mise en œuvre très rapide de politiques telles qu’un plafond d’émissions pour le secteur du pétrole et du gaz, et de solutions naturelles pour réduire les émissions.
  • Comme le précise le Plan, le gouvernement devra constamment s’améliorer et s’adapter pour pallier ces lacunes, et revoir ses politiques au fil du temps pour assurer la réduction adéquate des émissions. Par exemple, le Plan charge officiellement le Groupe consultatif pour la carboneutralité d’adresser au ministre de l’Environnement et du Changement climatique des recommandations indépendantes sur l’atteinte de la carboneutralité d’ici 2050. De plus, le ministère des Finances préparera un rapport annuel sur les principaux indicateurs.

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L’Institut climatique du Canada présente un nouveau cadre de subventions pour les combustibles fossiles

OTTAWA, le 9 février 2022. – L’Institut canadien pour des choix climatiques a indiqué aujourd’hui qu’il faudrait réaffecter les ressources gouvernementales finançant le secteur des combustibles fossiles dans le cadre d’une stratégie globale de diversification de l’économie qui s’adapte à l’évolution du marché mondial. Notons que le Canada s’est engagé à éliminer graduellement les subventions pour les combustibles fossiles d’ici 2023.

« Le débat a souvent porté sur ce qui constitue ou non une subvention, mais nous croyons qu’il faut surtout évaluer toutes les dépenses gouvernementales pour vérifier si elles nous dirigent dans la bonne direction, explique Rachel Samson, coauteure du document Venons-en au fait sur la question des subventions pour les combustibles fossiles et directrice, Croissance propre à l’Institut. Les gouvernements fédéral et provinciaux devraient analyser chaque programme, en commençant par les politiques qui touchent la production et l’utilisation de combustibles fossiles, pour déterminer s’il cadre avec les objectifs climatiques du Canada et pour nous préparer à un monde où la demande en pétrole et en gaz décline. »

Le document Venons-en au fait sur la question des subventions pour les combustibles fossiles présente quatre critères pour évaluer les dépenses publiques : l’harmonisation avec la transition, l’optimisation des ressources, les retombées en matière d’emploi et la concordance avec les politiques.

« Un cadre rigoureux d’évaluation des dépenses, des prêts, des recettes fiscales et des redevances du gouvernement contribuera à assurer la prospérité économique du Canada dans les années à venir, affirme Don Drummond, coauteur du rapport, économiste à l’Université Queen’s, boursier en résidence à l’Institut C.D. Howe et membre du comité d’experts de l’Institut. Une vague mondiale de changements sur le marché est à nos portes, et il est impératif que les politiques fiscales aident le Canada à s’y préparer. Les gouvernements auront des ressources limitées après la pandémie, et ils devront passer au crible leurs dépenses – y compris le manque à gagner en matière de recettes fiscales – pour adopter la meilleure approche en vue de stimuler la croissance propre. »

Les pays représentant plus de 90 % du PIB mondial se sont engagés à atteindre la carboneutralité d’ici 2050, et plus de 70 % des exportations du Canada se font dans des secteurs vulnérables aux perturbations du marché liées à la transition. Des organismes et sociétés comme l’Agence internationale de l’énergie, BP et Wood Mackenzie étudient de plus en plus des scénarios de demande en pétrole et en gaz bien en deçà des prévisions antérieures : les scénarios où la hausse de la température moyenne mondiale se limite à deux degrés sont maintenant considérés comme plausibles, alors que les prévisions antérieures faisant étant d’une hausse de trois à quatre degrés sont de moins en moins jugées réalistes.

« La production de combustibles fossiles n’est plus un moteur fiable de croissance économique et de création d’emplois, souligne Peter Phillips, coauteur du rapport, professeur distingué et directeur fondateur du Johnson-Shoyama Centre for the Study of Science and Innovation Policy et membre du comité d’experts de l’Institut. Les entreprises, les communautés et les travailleurs auront de meilleures chances de réussir la transition s’ils bénéficient de soutien pour s’ajuster aux nouvelles réalités du marché. Il est impossible de les protéger contre des changements structurels à long terme. »

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Le nouveau Réseau international des conseils climatiques soutiendra l’élaboration de politiques climatiques mondiales

L’Institut canadien pour des choix climatiques, l’institut indépendant de recherche sur les politiques climatiques du Canada, s’est joint à Groupe consultatif pour la carboneutralité et à plus de 20 conseils consultatifs sur le climat de premier plan dans le monde pour lancer le premier réseau mondial d’organismes consultatifs nationaux sur le climat, alors que les dirigeants mondiaux se réunissent au sommet sur le climat COP26 à Glasgow.

Le Réseau international des conseils climatiques (RICC), nouvellement annoncé, est composé de 21 organismes consultatifs sur le climat de premier plan, dont le Comité britannique sur le changement climatique, le Groupe finlandais sur le changement climatique, le Comité scientifique chilien sur le changement climatique, et bien d’autres. Les conseils participants fournissent des avis indépendants et spécialisés aux gouvernements. La mission de le RICC est d’encourager la collaboration entre les conseils sur le climat et de soutenir le développement de nouveaux conseils pour guider et superviser la mise en œuvre de la politique sur le changement climatique au niveau mondial.

Dans une lettre inaugurale adressée aux chefs de gouvernement, le président de la COP, Alok Sharma, et la secrétaire exécutive de la CCNUCC, Patricia Espinosa, déclarent que le sommet de Glasgow doit marquer le début d’une nouvelle phase de l’action climatique – une décennie de mise en œuvre. L’objectif de le RICC est conforme au mandat de l’Institut canadien pour des choix climatiques, qui consiste à fournir des conseils d’experts, fondés sur des données probantes, pour éclairer la politique climatique.

Citations

«Le RICC nouvellement créé fournit un mécanisme essentiel de collaboration entre les conseils climatiques qui permettra à nos quelque deux douzaines d’organisations de fournir à nos gouvernements respectifs les meilleurs conseils possibles fondés sur des données probantes. La prochaine décennie sera déterminante pour la réussite de la transition vers un monde sobre en carbone. De nombreux pays sont confrontés à des défis similaires, et l’échange d’idées avec des collègues du monde entier en temps réel apportera des avantages mesurables au débat politique canadien. L’Institut canadien pour les choix climatiques se réjouit de travailler en étroite collaboration avec les autres membres du RICC, y compris avec le Groupe consultatif pour la carboneutralité, et nous sommes fiers de faire partie du comité directeur du RICC au cours de l’année à venir.»

– Rick Smith, président de l’Institut canadien pour des choix climatiques.

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Ça passe ou ça casse : l’économie canadienne entre dans une décennie décisive pour réussir sa transition

OTTAWA, le 21 octobre 2021 – L’économie canadienne entre dans une décennie charnière pour la réussite de sa transition vers la sobriété en carbone. C’est le constat du rapport « Ça passe ou ça casse: Transformer l’économie canadienne pour un monde sobre en carbone » présenté par l’Institut canadien pour des choix climatiques, un organisme national non partisan de recherche sur les politiques climatiques. 

Ce nouveau rapport scientifique constitue la toute première étude évaluant les opportunités économiques du Canada dans le contexte de la transformation de plus en plus rapide de l’économie mondiale en réponse aux changements climatiques. 

Le rapport révèle que, sans investissements majeurs, de plusieurs exportateurs et multinationales connaîtront une perte de profits considérable au cours des prochaines décennies. Les enjeux sont grands au Canada, puisque près de 70 % des exportations et plus de 800 000 emplois sont liées à des secteurs de l’économie vulnérables à la transition, tels que les secteurs pétrolier et gazier, l’exploitation minière, les industries lourdes et la fabrication automobile.

Les pistes d’actions pour une transition efficaces

Après avoir fait l’analyse détaillée des options stratégiques que le Canada peut saisir dans le contexte de transition mondiale vers la sobriété en carbone, le rapport présente quatre recommandations permettant d’assurer une transition plus efficace et d’amoindrir ses impacts sur les secteurs les plus vulnérables : 

  1. Les gouvernements fédéral et provinciaux doivent modifier leur processus décisionnel relatif aux politiques climatiques – Actuellement, les gouvernements s’intéressent avant tout aux coûts immédiats de l’action climatique. Ce faisant, ils négligent les avantages à long terme de la transition et le fort potentiel de croissance et d’améliorations des technologies propres. Cela prive le Canada de l’effet levier qu’auraient des investissements rapides dans ces technologies.
  1. Les investissements publics et les incitatifs fiscaux devraient encourager les projets et les entreprises adaptés au contexte futur – L’appui gouvernemental devrait viser à mobiliser des investissements privés dans les secteurs où la demande sera forte durant la transition (l’énergie et les technologies propres, par exemple) et s’éloigner de secteurs qui connaîtront une baisse de la demande mondiale (comme le charbon et le pétrole).
  1. Tous les ordres de gouvernement doivent travailler ensemble pour élaborer des plans de transition locaux, à échelle humaine – Pour assurer une transition juste, il faut une approche plus large que celle du plan dans le secteur du charbon; il faut favoriser la création d’emplois dans de nouvelles filières, améliorer la résilience de la main-d’œuvre, encourager le leadership économique autochtone et s’appuyer sur les objectifs de développement durable.
  1. Les gouvernements et les autorités de réglementation du Canada devraient renforcer les normes concernant les indicateurs climatiques utiles à la décision – L’investissement responsable s’établit comme une tendance à travers le monde, mais le Canada ne prévoit aucun mécanisme permettant d’assurer que les fonds d’investissement présentés comme écologiques le sont bel et bien. La transparence et les normes encadrant ces fonds et les termes valorisants doivent être renforcés pour que le capital privé soit bien injecté aux bons endroits.

Citations

« Notre analyse indique que les politiques mondiales et la transformation des marchés auront une énorme incidence sur l’économie et la main-d’œuvre canadiennes. Pour rester compétitif, le Canada doit accélérer le développement de sources de croissance porteuses de la transition – et transformer les sources de croissance actuelles. Aujourd’hui, une transition trop lente comporte plus de risques pour la compétitivité qu’une transition trop rapide. »

— Rachel Samson, Directrice de la Croissance propre, Institut canadien pour des choix climatiques

« De plus en plus d’indices démontrent qu’une transformation économique mondiale d’envergure s’amorce. Le Canada, et le Québec, peuvent se préparer à cette transition et faire preuve d’audace en saisissant les opportunités économiques de la transition que nous avons identifiées dans le rapport. Les bénéfices d’une transition rapide et bien assumée seront majeurs dans quelques années, si les actions sont prises dès maintenant. »

— Renaud Gignac, Associé de recherche principal, Institut canadien pour des choix climatiques

« L’Association de l’aluminium du Canada appuie une vision globale de la trajectoire du Canada vers la carboneutralité. Une approche ouverte à volets multiples favorisera une transition vers une économie prospère et durable. »

– Jean Simard, président et chef de la direction, Association de l’aluminium du Canada 

« Dans un contexte de transition mondiale, le Canada doit adapter son économie aux nouvelles réalités du marché. C’est avec des politiques et des innovations intelligentes et ciblées dans le secteur privé que nous ouvrirons la voie à une croissance économique forte, à une amélioration du bien-être et à une réduction des émissions. » 

– Don Drummond, boursier Stauffer-Dunning et professeur adjoint, École d’études politiques de l’Université Queen’s, et boursier en résidence, Institut C.D. Howe

« Les grands investisseurs canadiens comprennent les défis associés à l’accélération de la transformation du marché mondial qui guettent notre économie; dans ce contexte, nous lançons un message fort visant l’amélioration de la responsabilisation et de la transparence climatiques dans le secteur des entreprises. » 

– Dustyn Lanz, chef de la direction, Association pour l’investissement responsable

 « Les entreprises et les investisseurs du Canada doivent pouvoir cibler les activités économiques compatibles avec la transition vers un avenir sobre en carbone, sans quoi leurs investissements pourraient être injectés au mauvais endroit et ils pourraient passer à côté de sphères prometteuses. L’analyse présentée dans ce rapport appuiera l’élaboration de taxinomies pratiques à utiliser pour choisir des investissements et des produits financiers pertinents dans un contexte de transition. » 

– Barbara Zvan, présidente et chef de la direction, University Pension Plan (UPP) et membre de l’ancien Groupe d’experts sur la finance durable du Canada. UPP est une organisation participante du Conseil d’action en matière de finance durable.

À propos de l’Institut

L’Institut canadien pour des choix climatiques est un organisme national non partisan de recherche sur les politiques climatiques chargé d’analyser des politiques fondées sur des données probantes et de conseiller les décideurs de partout au pays. Le rapport présenté est le troisième d’une série pluriannuelle sur les coûts des changements climatiques.

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Catharine Tunnacliffe

Directrice des communications

226 212-9883

Le Canada et le G20 se dirigent tout droit vers un réchauffement catastrophique, avertit un rapport

Cette année, le Climate Transparency Report – le rapport annuel le plus complet au monde sur l’évaluation de l’action climatique du G20 – conclut que les pays de ce groupe, dont le Canada, ne sont pas encore en voie de parvenir à limiter le réchauffement à 1,5 °C. À moins que les gouvernements renforcent leurs exigences, leurs cibles donneront lieu à un réchauffement de 2,4 °C d’ici la fin du siècle.

Ce rapport rend encore plus urgente la conférence internationale sur le climat COP26 qui aura bientôt lieu à Glasgow. Déjà, la pression monte pour que les économies développées se dotent de cibles de réduction des émissions plus ambitieuses.

Selon le rapport, le Canada a progressé dans les dernières années, notamment en adoptant la Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité. Entre 2015 et 2018, son taux d’émissions par habitant a baissé plus de quatre fois plus rapidement que le taux moyen du G20, auquel il reste encore pourtant 2,6 fois supérieur.

Tandis que la pandémie de COVID-19 continue de peser sur les économies du monde, le Canada se place en tête du G20 en ce qui concerne les dépenses pour une relance verte : près de 75 % des fonds qu’il consacre à la reprise économique entrent dans cette catégorie.

Les pays du G20 ont de plus en plus recours à l’énergie renouvelable, mais aussi au charbon et au gaz naturel. La part de l’énergie renouvelable s’est accrue de 20 % entre 2015 et 2020, et devrait correspondre à près d’un tiers des sources d’électricité du G20 en 2021. Au Canada, l’alimentation électrique provient déjà à 68 % de sources propres, et le charbon est éliminé progressivement. Ce dernier est toutefois en croissance dans le monde, principalement en Chine, suivie des États-Unis et de l’Inde.


Faits saillants du profil national du Canada

  • Le taux d’émissions par habitant du Canada est 2,6 fois supérieur au taux moyen du G20.
  • Les engagements de réduction pour 2030 du Canada ne conduisent pas à une limitation du réchauffement planétaire à 1,5 °C.
  • Les émissions du secteur de l’électricité sont six fois plus faibles au Canada qu’en moyenne dans le G20, et elles diminuent plus rapidement.
  • Pour le secteur du transport, les émissions canadiennes sont quatre fois supérieures à la moyenne du G20, mais elles diminuent plus rapidement.
  • La disposition du Canada à se préparer aux répercussions des changements climatiques – ou sa « préparation à l’adaptation » – est jugée élevée à l’échelle nationale, surtout grâce à la prospérité du pays. Il reste toutefois des difficultés d’adaptation importantes dans certaines régions et certains secteurs.

Autres faits saillants du rapport de 2021

  • En 2020, les émissions de CO2 liées à la consommation d’énergie ont chuté de 7 % en raison de la pandémie de COVID-19. En 2021, cependant, elles devraient rebondir de 4 % dans les pays du G20, et dépasser leurs niveaux de 2019 en Argentine, en Chine, en Inde et en Indonésie.
  • Entre 2015 et 2020, la part de l’énergie renouvelable dans les sources d’électricité du G20 a augmenté de 20 %; elle s’élevait à 28,6 % en 2020 et devrait atteindre 29,5 % en 2021.
  • De 2015 à 2020, l’intensité carbonique du secteur énergétique a baissé de 4 % à l’échelle du G20.
  • La consommation de charbon devrait croître de près de 5 % en 2021; le gros de cette croissance est dû à la Chine (61 %), aux États-Unis (18 %) et à l’Inde (17 %).

L’Institut canadien pour des choix climatiques est l’organisme membre du Canada au sein du partenariat Climate Transparency.

Le Climate Transparency Report rassemble les travaux de 16 organismes de recherche et ONG de 14 membres du G20. Il compare les mesures d’adaptation, d’atténuation et de financement du G20, analyse l’évolution récente des politiques et décrit des occasions de lutte aux changements climatiques à la portée des gouvernements des pays membres. Cette année est publiée la septième édition de cette évaluation annuelle de l’action climatique du G20.

Citation

« Le G20 se dirige tout droit vers un réchauffement catastrophique. En tant que membre important de ce groupe, le Canada vit un moment charnière : ses cibles sont à présent inscrites dans la loi, la technologie nécessaire pour atteindre la cible de 2030 est accessible et abordable, et les partis politiques conviennent qu’il faut agir. Il est temps pour le Canada d’accélérer les progrès afin d’obtenir des résultats. »

– Caroline Lee, associée de recherche principale, Institut canadien pour des choix climatiques

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Rapport

Profil national : Canada 

PERSONNE-RESSOURCE

Catharine Tunnacliffe

Directrice des communications

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Un investissement majeur sera nécessaire pour préparer les infrastructures canadiennes aux changements climatiques

OTTAWA, le 29 septembre 2021 – L’Institut canadien pour des choix climatiques, organisme national non partisan de recherche sur les politiques climatiques, dévoile dans un nouveau rapport que les Canadiens risquent de se retrouver submergés par l’eau et les coûts en raison des effets d’un climat de plus en plus chaud et instable sur les infrastructures publiques et privées. Maisons, infrastructures essentielles et autres bâtiments, tous sont à risque, à moins de mieux les préparer aux répercussions des changements climatiques par de nouveaux investissements et une meilleure réglementation.

Submergés: Les coûts des changements climatiques pour l’infrastructure au Canada constitue la plus grande étude réalisée quant aux répercussions des changements climatiques sur les infrastructures au Canada. Il dégage trois grands types de répercussions sur les infrastructures les plus importantes au pays : les inondations de maisons et d’autres bâtiments, les dommages aux routes et aux chemins de fer, et les répercussions sur les réseaux d’électricité. On conclut notamment que :

  • Les dommages aux maisons et autres bâtiments causés par les inondations pourraient quintupler d’ici 2050 et décupler d’ici la fin du siècle, engendrant des coûts qui pourraient atteindre les 13,6 G$ annuellement;
  • L’augmentation des coûts annuels des dommages aux routes et aux chemins de fer pourrait atteindre 5,4 G$ d’ici 2050 et jusqu’à 12,8 G$ d’ici la fin du siècle;
  • Les coûts de réparation et de maintenance des infrastructures électriques pourraient plus que doubler d’ici 2050 et tripler d’ici la fin du siècle, entraînant des coûts annuels pouvant s’élever à 4,1 G$.

À la fin de son rapport, l’Institut adresse des recommandations aux gouvernements sur la manière de diriger les investissements publics et privés vers des infrastructures mieux adaptées et plus résilientes ; des changements qui réduiront les pertes et les dommages, et feront économiser des milliards de dollars à la société canadienne.

Exemples d’économies que généreraient de tels investissements :

  • La protection des rives et le déplacement de résidences hors des zones à haut risque pourraient réduire les coûts des inondations côtières de 90 %.
  • L’utilisation de matériaux plus résistants comme le revêtement sur les routes pourrait réduire les coûts de plus de 90 %.
  • L’utilisation de matériaux plus résistants dans la mise à niveau des infrastructures électriques pourrait réduire les coûts des dommages de 80 %.

CITATIONS

« Les changements climatiques sont une menace importante pour les infrastructures publiques et privées qui soutiennent la prospérité du Canada. Pour les gouvernements, le défi est désormais de changer rapidement le processus de décision par rapport aux infrastructures en y intégrant les répercussions des changements climatiques. Si les investissements sont judicieux, les infrastructures formeront la base d’un futur résilient et sobre en carbone pour le Canada. »

—Ryan Ness, directeur, Adaptation, Institut canadien pour des choix climatiques

« Le Canada prend conscience de la réalité des changements climatiques, et pour réduire ses émissions de carbone, il est plus que nécessaire et urgent d’investir dans des infrastructures adaptées. Dans le secteur financier, pour gérer de manière responsable les risques matériels posés par les changements climatiques, il faut réduire les investissements risqués et les rediriger vers des initiatives résilientes. »

—Alyson Slater, directrice principale, Finance durable, Global Risk Institute

« Un consensus se dégage : les changements climatiques et leurs répercussions frapperont fort sur l’économie, les systèmes financiers et les entreprises qui les utilisent. Pour que le processus de décision soit clair et efficace à l’avenir, il faudra tenir compte de tous les aspects des coûts associés aux changements climatiques. En outre, il sera essentiel d’améliorer la publication des risques financiers associés au climat pour que la résilience à long terme soit intégrée à la planification des infrastructures. »

—Davinder Valeri, directrice, Stratégie, risques et gestion de la performance, Comptables professionnels agréés Canada

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