Avis aux médias : proposition d’objectifs de vente réglementés pour les véhicules zéro émission

“Bien que les voitures électriques ne soient pas une solution unique pour la décarbonation des transports, elles y jouent un rôle important alors que le secteur des transports est la principale source d’émissions de GES au Québec, soit 44% des émissions totales. Plus de la moitié de ces émissions proviennent des voitures et des camions légers”

Nos analyses montrent qu’une réglementation fédérale des ventes de véhicules zéro émission (VZE) permettra aux conducteurs de toutes les provinces, incluant le Québec, de se mettre plus facilement au volant d’un véhicule zéro émissions.”

“Alors que le gouvernement du Québec travaille au développement de la filière batterie, de l’extraction au recyclage en passant par la fabrication de véhicules électriques, la réglementation fédérale des ventes de véhicules zéro émission est une excellente nouvelle pour l’économie du Québec.”

“Augmenter l’accès, l’efficacité et la sécurité des transports collectifs et actifs demeure une valeur sûre pour diminuer les émissions du secteur des transports et doit rester une priorité, notamment en milieu urbain. N’empêche, accélérer la transition vers les VZE, ce que fera la réglementation fédérale, reste essentielle pour réduire les émissions du secteur et aider le Canada et le Québec à atteindre leurs objectifs climatiques.”

– Julien Bourque, Coordonateur Québec, Institut climatique du Canada

Des experts recommandent des améliorations à la Stratégie nationale d’adaptation

OTTAWA, le 15 décembre 2022.  L’Institut climatique du Canada publie aujourd’hui une évaluation indépendante de la première Stratégie nationale d’adaptation fédérale, dans laquelle il formule 11 recommandations pour renforcer cette stratégie de manière à contrer les plus grands risques climatiques qui menacent le pays.

Si la Stratégie et le Plan d’action qui l’accompagne représentent une étape décisive vers une réponse nationale mieux coordonnée et plus efficace aux effets dévastateurs des changements climatiques, les recommandations de l’Institut visent à en optimiser la mise en œuvre.

À l’heure où les catastrophes exacerbées par les changements climatiques se multiplient et s’aggravent, mettant en péril les moyens de subsistance et même la vie des gens, coûtant des milliards de dollars à l’économie et gonflant les dépenses des ménages, il est vital d’améliorer la coordination et les investissements nationaux en résilience climatique. Selon une étude récente de l’Institut, sans mesures d’adaptation aux répercussions des changements climatiques, la croissance économique du pays ralentira de 25 milliards de dollars d’ici 2025.

Dans Vers un Canada plus sûr et plus résilient, l’Institut évalue la Stratégie nationale d’adaptation en fonction de quatre éléments clés déjà mis en lumière dans son rapport intitulé Combler le déficit d’adaptation du Canada. Son analyse montre que la stratégie fédérale prévoit des mécanismes importants pour bâtir la résilience : priorités nationales pour encadrer l’action, buts à long terme, objectifs à moyen terme et cibles mesurables à court et moyen terme. L’Institut recommande par ailleurs des changements de fond pour optimiser la version finale de la Stratégie, notamment :

  1. Définir les plus grands risques climatiques qui pèsent sur la population, et les arrimer explicitement à des buts et objectifs susceptibles de les atténuer.
  2. Définir les secteurs à prioriser dans la Stratégie pour orienter les plans d’action fédéraux et autres.
  3. Utiliser des outils pangouvernementaux pour améliorer la coordination et appliquer les considérations d’adaptation dans tout l’éventail des décisions gouvernementales.
  4. Renforcer le cadre de surveillance et d’évaluation et l’aligner plus étroitement sur les objectifs et les cibles de la Stratégie.

À ce jour, le Canada a mal coordonné son approche de l’adaptation climatique, privant ainsi de fil conducteur les gouvernements, le secteur privé et la société civile dans leurs efforts. L’adoption d’une Stratégie nationale robuste et coordonnée contribuerait à l’harmonisation des priorités gouvernementales et à des progrès appréciables en prévention et en réparation des effets catastrophiques des changements climatiques au pays, dont les inondations, les feux incontrôlés, les ouragans, les dômes de chaleur, les sécheresses et la fonte du pergélisol.

CITATIONS

« Les répercussions climatiques s’aggravent de jour en jour, et il nous faut une stratégie nationale d’adaptation robuste pour protéger la population. Le plan actuel est un bon point de départ; avec quelques améliorations, il sera couronné de succès. »

– Ryan Ness, directeur, Adaptation, Institut climatique du Canada

« À ce jour, l’approche du Canada en matière d’adaptation a inutilement accentué la vulnérabilité de la population devant les changements climatiques. À condition d’être renforcée et étayée par les investissements nécessaires, la nouvelle Stratégie nationale d’adaptation pourrait représenter un tournant et protéger du pire les gens et l’économie du pays. »

– Sarah Miller, associée de recherche principale, Institut climatique du Canada

« La Stratégie nationale d’adaptation pave la voie à la protection de la santé, de la sécurité et de la prospérité des communautés de tout le pays. En la rendant aussi robuste et aussi efficace que possible, nous offrirons le plus beau des cadeaux à la population canadienne pour 2023. »

– Rick Smith, président, Institut climatique du Canada

Les travaux de l’Institut sur le sujet

Pour en savoir plus

Catharine Tunnacliffe

Directrice, Communications

Institut climatique du Canada

226 212-9883

ctunnacliffe@institutclimatique.ca

La première Stratégie Nationale d’Adaptation constitue un pas important vers un Canada plus sûr et plus résilient

OTTAWA, le 24 novembre 2022 – La première Stratégie Nationale d’Adaptation du Canada et le premier Plan d’Action fédéral en matière d’adaptation, publiés aujourd’hui, représentent un pas important vers une réponse plus coordonnée et plus efficace aux effets dévastateurs des changements climatiques à l’échelle du pays.

Pour qu’une Stratégie Nationale d’Adaptation permette de sauver des vies et de réduire les coûts, elle doit à la fois définir la bonne direction et être mise en œuvre efficacement. Dans le rapport Combler le retard du Canada en adaptation : Éléments clés d’une stratégie nationale d’adaptation, les experts de l’Institut climatique du Canada identifient quatre éléments clés qui rendraient une telle stratégie solide et efficace. Elle devrait :  

  • Fixer des objectifs et des priorités d’adaptation nationale en fonction des risques ; 
  • Identifier les priorités politiques immédiates et réalisables à court terme ; 
  • Définir des processus de gouvernance clairs pour améliorer l’efficacité et la coordination ; et 
  • créer un cadre solide pour mesurer les progrès et renforcer la responsabilité.

La stratégie et le plan d’action publiés aujourd’hui répondent, en tout ou en partie, à chacun de ces éléments. La Stratégie définit des buts et des objectifs à long terme pour l’adaptation aux changements climatiques au Canada dans cinq domaines clés. Quant au Plan d’action, il énumère de nouvelles mesures et de nouveaux investissements importants que le gouvernement fédéral s’engage à faire pour stimuler les progrès dans ces domaines, en plus de réitérer les investissements existants qui seront maintenus. La Stratégie engage également le gouvernement fédéral à coordonner la mise en œuvre avec les autres ordres de gouvernements et propose des résultats spécifiques en fonction desquels les progrès seront mesurés.

Il y a également plusieurs éléments qui gagneraient à être clarifiés et améliorés. Des détails supplémentaires sont nécessaires concernant la façon dont les objectifs et les priorités de la Stratégie répondent aux plus grands risques climatiques du Canada. Les processus et les responsabilités en matière de coordination de mise en œuvre, de suivi des progrès et de mise à jour régulière de la stratégie et des plans d’action manquent actuellement de clarté. Il y a aussi plusieurs autres leviers que le gouvernement fédéral peut utiliser pour faire avancer l’adaptation au climat au-delà de ceux décrits dans le Plan d’Action.

L’Institut climatique du Canada publiera une analyse détaillée de la Stratégie Nationale d’Adaptation dans les semaines à venir. Nous évaluerons dans quelle mesure la stratégie prépare le Canada à un climat changeant et nous ferons des recommandations pour améliorer la stratégie et sa mise en œuvre au fur et à mesure qu’elle sera finalisée. 

Citations

“De l’ouragan Fiona dans l’Est aux rivières atmosphériques, dômes de chaleur et incendies dans l’Ouest, les changements climatiques sont déjà là. Une Stratégie Nationale d’Adaptation crédible et coordonnée aidera les gouvernements de tout le Canada à prioriser les mesures qui protégeront les Canadiens de ses pires impacts. Cette stratégie constitue une étape majeure vers un Canada plus sûr et plus résilient – il est maintenant temps de régler les détails et de se mettre au travail. Des vies et des moyens de subsistance sont en jeu.” 

-Ryan Ness, Directeur de la recherche sur l’adaptation, Institut climatique du Canada

“Les changements climatiques rendent déjà la vie plus chère et plus dangereuse. Réduire la vulnérabilité des Canadiens à l’aggravation des impacts climatiques est essentiel pour protéger notre santé, notre sécurité et notre prospérité. Chaque dollar investi dans l’adaptation peut permettre d’économiser 13 à 15 dollars à terme – nous ne pouvons pas nous permettre de tarder à rendre nos communautés plus sûres et plus résilientes.” 

-Sarah Miller, associée de recherche sur l’adaptation, Institut climatique du Canada.

“Les dommages causés par les changements climatiques coûtent au Canada des milliards de dollars par an. Cette nouvelle stratégie nous donne une chance de stopper l’hémorragie. Bien qu’il reste encore beaucoup à faire pour que cette stratégie donne lieu à des progrès significatifs, sa mise en œuvre aidera le Canada à se préparer aux menaces qui l’attendent.”

-Rick Smith, président de l’Institut climatique du Canada.

Faits saillants

Les mesures d’adaptation n’ont que trop tardé : les dommages résultant des changements climatiques constituent déjà un frein important à la croissance économique et un fardeau financier majeur pour les ménages canadiens, selon le récent rapport de l’Institut intitulé Limiter les dégâts : Réduire les coûts des impacts climatiques pour le Canada. Voici les conclusions de notre recherche : 

  • Les changements climatiques font déjà grimper le coût de la vie au Canada. D’ici 2025, la situation du ménage canadien moyen pourrait se détériorer de 700 $ par année en raison des seuls facteurs liés aux changements climatiques. 
  • L’Alberta, la province la plus exposée aux catastrophes météorologiques, pourrait accuser des pertes de PIB de 2 890 $ par personne dans un scénario d’émissions modérées ou de 3 920 $ par personne dans un scénario d’émissions élevées d’ici le milieu du siècle.
  • Si les investissements en adaptation sont insuffisants, tous les ménages verront leurs revenus diminuer en raison des impacts climatiques, et les ménages à faible revenu seront les plus touchés – ceux-ci perdront entre 12 % de leurs revenus dans un scénario à faibles émissions et 19 % dans un scénario à fortes émissions d’ici la fin du siècle. 
  • D’ici 2025, le Canada subira des pertes de 25 milliards de dollars en raison du réchauffement observé depuis 2015, par rapport à un scénario de climat stable.
  • En 2055, ces dommages pourraient atteindre 100 milliards de dollars et faire disparaître un demi-million d’emplois. 
  • Tous ces dommages ne représentent que la “pointe de l’iceberg” en ce qui concerne les dommages climatiques auxquels l’économie et la société canadiennes sont susceptibles d’être confrontées. Sous la surface, de nombreux risques ne peuvent pas encore être modélisés avec précision.
  • Des mesures d’adaptation proactives peuvent réduire de moitié les coûts liés au climat, et lorsqu’elles sont combinées avec des réductions d’émissions mondiales, c’est le trois quarts des coûts qui sont évités. 
  • L’adaptation offre un important retour sur investissement, produisant des avantages économiques de 13 à 15 dollars pour chaque dollar dépensé grâce aux coûts directs et indirects évités. 

Contact

Pour de plus amples informations ou pour organiser un entretien avec l’un de nos experts, veuillez contacter : 

Julien Bourque

jbourque@institutclimatique.ca

(514) 292-9005

Contexte 

Au cours des dernières années, les collectivités canadiennes ont été durement touchées par les effets dévastateurs du réchauffement climatique : 

  • L’ouragan Fiona a été l’événement météorologique extrême le plus coûteux jamais enregistré au Canada atlantique, selon le Bureau d’Assurance du Canada, entraînant des indemnités d’assurance de 660 millions de dollars (sans compter les dommages supplémentaires non couverts par l’assurance). 
  • L’année dernière, des pluies torrentielles record ont submergé Vancouver, perturbant pendant des mois les 550 millions de dollars de marchandises qui transitent quotidiennement par le plus important port du pays. 
  • Les propriétaires canadiens ont dépensé 42 % de plus pour leurs primes d’assurance habitation au cours de la dernière décennie, en raison des dommages causés aux propriétés par les changements climatiques. Les propriétaires de l’Alberta, qui est particulièrement vulnérable aux feux de forêt, ont connu une augmentation de 140 %. 
  • Les changements climatiques sont également en partie responsables de l’augmentation du prix des denrées alimentaires. L’année dernière, les conditions météorologiques extrêmes ont entraîné une hausse de 28 % du prix des denrées alimentaires dans le monde. 
  • Trois des six plus importantes demandes d’aide en cas de catastrophe présentées par le gouvernement fédéral provenaient de la Colombie-Britannique en 2021 : 3,5 milliards de dollars pour les inondations de novembre, 960 millions de dollars pour les inondations du printemps et 420 millions de dollars pour les feux de forêt.

Nos experts sont disponibles pour commenter la Stratégie nationale d’adaptation

Les experts bilingues en adaptation de l’Institut climatique du Canada sont disponibles pour commenter la publication prochaine de la Stratégie nationale d’adaptation du Canada.

Nos experts ont une connaissance approfondie du paysage politique canadien en matière d’adaptation et de ce qu’il faut faire pour préparer et protéger les communautés des impacts actuels et grandissants des changements climatiques.

Au printemps 2022, l’Institut a publié un travail de recherche soulignant les quatre aspects essentiels d’une stratégie d’adaptation fédérale efficace et robuste : Combler le retard du Canada en adaptation : éléments clés d’une stratégie nationale d’adaptation. 

Ces aspects essentiels comprennent: 

  • établir des priorités nationales d’adaptation en fonction des risques, et fixer des objectifs et des résultats mesurables pour chaque risque majeur auquel le Canada fait face,
  • identifier les priorités politiques à court-terme qui peuvent être mises en œuvre immédiatement,
  • définir une amélioration des processus de gouvernance afin d’accroître l’efficacité et la coordination, et,
  • créer un cadre pour mesurer les progrès accomplis.

Pour parler à l’un de nos experts, merci de contacter : 

Julien Bourque

Associé de recherche

514-292-9005

jbourque@institutclimatique.ca

Restez à l’écoute : peu de temps après la publication de la Stratégie nationale d’adaptation, l’Institut publiera une analyse approfondie qui évaluera clairement dans quelle mesure la Stratégie prépare le Canada à un climat changeant, et qui développera sur ses forces et ses faiblesses.

Déclaration de l’Institut climatique du Canada concernant l’annonce du gouvernement sur la tarification du carbone

Le Directeur de recherche, Atténuation, de l’Institut climatique du Canada a délivré la déclaration suivante en réaction à l’annonce du gouvernement fédéral sur les paiements de l’Incitatif à agir pour le climat pour 2023 :  

“Étendre le prix sur la pollution fédéral à l’Île du Prince-Édouard, Terre-Neuve et Labrador et la Nouvelle-Écosse permet une approche plus cohérente et prévisible de la tarification du carbone dans tout le pays.

Retourner les revenus aux ménages sous forme de remises contribuera à ce que la transition énergétique du Canada soit équitable et abordable pour les Canadiens, surtout quand combinée à des rabais initiaux pour des technologies plus propres qui aident les gens à économiser sur leurs factures d’énergie, comme l’annonce d’hier du gouvernement fédéral d’une subvention immédiate sur les thermopompes.

La recherche a montré que la tarification du carbone est un moyen efficace et rentable pour réduire les émissions à l’origine des changements climatiques.”

Pour plus d’informations ou pour organiser une entrevue, vous pouvez contacter:

Janina Stajic

jstajic@climateinstitute.ca
(226) 212-9883

Lectures supplémentaires

Un nouveau site Web pour suivre la progression du Canada dans l’atteinte de son objectif climatique pour 2030

OTTAWA, le 9 novembre 2022. – Aujourd’hui, l’Institut climatique du Canada lance un nouveau projet de données en ligne, 440 Megatonnes, qui permet de suivre la progression du Canada dans la mise en œuvre de ses politiques climatiques et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le nom du projet fait référence à la promesse du pays de réduire ses émissions d’au moins 40 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici la fin de la décennie – ou de limiter ses émissions à 440 mégatonnes (Mt) par année d’ici 2030 – en vue de la carboneutralité à l’horizon 2050.

Le site Web présentera des avis d’experts, des bases de données inédites consultables et des données ouvertes téléchargeables, montrant les secteurs où le Canada est sur la bonne voie d’atteindre son objectif de 2030 et les retards à rattraper. Cette ressource assurera une veille sur les émissions nationales, régionales et sectorielles, les politiques et enveloppes gouvernementales, et les engagements des entreprises.

À son lancement, le site comportera les volets suivants :

Une visite guidée présentant l’ensemble des fonctions, bases de données et autres possibilités du site est offerte aux médias sur demande. Les médias sont invités à un webinaire ouvert à tous le jeudi 10 novembre 2022, à 13 h (HE) pour explorer en profondeur du projet 440 Megatonnes.

CITATIONS

« Il est impératif de suivre la progression du Canada dans sa réduction des émissions pour éclairer le débat public sur les mesures climatiques et l’efficacité de la mise en œuvre des politiques. Mais il était très difficile de trouver des données de qualité sur cette progression – jusqu’à maintenant. Le projet 440 Megatonnes donnera librement accès à des données exclusives et à des avis d’experts pour mettre en lumière les bons coups et promouvoir un cycle d’amélioration continue dans l’atteinte des objectifs climatiques du pays. »

– Dave Sawyer, économiste principal, Institut climatique du Canada

« Ce qui est mesuré est géré. Nous sommes dans une décennie charnière pour l’action climatique au Canada et partout dans le monde, et la réduction des émissions doit être au cœur des préoccupations des gouvernements et des entreprises. C’est pourquoi nous lançons le projet 440 Megatonnes, qui fournira une analyse régulière et indépendante de la progression du Canada dans l’atteinte de ses objectifs climatiques de 2030 et de 2050. »

– Anna Kanduth, gestionnaire du projet 440 Megatonnes, Institut climatique du Canada

Pour en savoir plus

Catharine Tunnacliffe

Directrice des communications, Institut climatique du Canada

ctunnacliffe@institutclimatique.ca

416 527-1777

Possibilité d’entrevue avec les experts de l’Institut climatique du Canada à la COP27

QUI?

Rick Smith, président de l’Institut climatique du Canada, et Caroline Lee, cheffe de projet de recherche, Atténuation, seront présents à la COP27 et disponibles pour des entrevues avec les médias entre le 10 et le 16 novembre. M. Smith et Mme Lee parlent anglais et français.

QUAND?

  • Rick Smith sera disponible après sa participation au panel du Réseau international des conseils climatiques (RICC), le vendredi 11 novembre (16 h 15 heure locale/9 h 15 HE, Pavillon du Canada), pour commenter les progrès du RICC depuis son lancement à la COP26.
  • Rick Smith sera disponible après le panel « Atteindre la carboneutralité d’ici 2050 », le 11 novembre (18 h 45 heure locale/11 h 45 HE, Pavillon du Canada), pour commenter les progrès des politiques climatiques canadiennes en vue de la carboneutralité.
  • Rick Smith sera disponible après sa participation au panel « La circularité pour le climat », le 11 novembre (15 h heure locale/8 h HE, Pavillon du Canada), pour commenter le rôle de l’économie circulaire dans l’atténuation des émissions.

Rick Smith et Caroline Lee peuvent également discuter des sujets suivants tout au long de la COP27 :

  • Comment le Canada peut concrétiser ses plans de réduction des émissions, et quelles politiques accéléreront la transition énergétique.
  • Miser sur les valeurs sûres, des solutions de transition énergétique disponibles et abordables, prêtes à être mises en pratique rapidement et à grande échelle.
  • Progrès des politiques climatiques du Canada et nouvel outil de l’Institut climatique, 440Megatonnes, qui suit la progression du Canada dans l’atteinte de son objectif de réduction des émissions d’ici 2030, en vue de la carboneutralité d’ici 2050. 
  • Le rôle des conseils climatiques et du regroupement toujours grandissant du RICC.

COORDONNÉES

Le très honorable Justin Trudeau participera à une conférence nationale sur le climat

QUOI?

Regard sur 2030 : réussir la prochaine décennie pour la carboneutralité, un événement ouvert au public sur le thème du progrès vers la carboneutralité d’un point de vue national et international, organisé par le Groupe consultatif pour la carboneutralité et l’Institut climatique du Canada.

Le très honorable Justin Trudeau prendra la parole à 15 h 15, pour un entretien avec Akshat Rathi, journaliste climatique principal de Bloomberg News, sur le thème de la nécessité économique d’un virage vers une économie sobre en carbone.

QUAND?

Mardi 18 octobre

Conférences de 8 h 30 à 16 h 30 (HE)

  • 15 h 15: Le très honorable en discussion avec Akshat Rathi
  • 15 h 45: L’honorable Steven Guilbeault, Ministre de l’Environnement et du Changement climatique, et l’honorable Jonathan Wilkinson, Ministre des Ressources Naturelles.

Programme complet ici.

QUI?

Outre le premier ministre, divers conférenciers :

  • L’honorable Stephen Guilbeault, ministre de l’Environnement
  • L’honorable Jonathan Wilkinson, ministre des Ressources naturelles
  • Andrew Light, secrétaire adjoint pour l’énergie aux affaires étrangères, Département de l’Énergie des États-Unis
  • Leah Stokes, professeure à l’Université de Californie à Santa Barbara, membre de la liste TIME100 Next de 2022
  • Chris Stark, directeur général, Comité sur le changement climatique du Royaume-Uni
  • Sara Moarif, directrice de l’environnement et des changements climatiques, Agence internationale de l’énergie

Les billets pour le grand public sont épuisés, mais il reste quelques places réservées aux journalistes autorisés. Pour avoir accès à l’événement en tant que représentant des médias, communiquez avec nous.

En ligne : Le programme complet sera diffusé en ligne, en direct. Cliquez ici pour réserver votre place sans frais.

PERSONNE-RESSOURCE

Catharine Tunnacliffe

Directrice, Communications

Institut climatique du Canada

226 212-9883

ctunnacliffe@institutclimatique.ca

L’économie canadienne déjà mise à mal par les changements climatiques : les ménages sont les principales victimes

OTTAWA, le 28 septembre 2022 — Un rapport de l’Institut climatique du Canada rendu public aujourd’hui montre que les coûts croissants de l’instabilité du climat commencent déjà à miner l’économie canadienne et que la facture s’alourdira dans les années à venir. Le rapport, Limiter les dégâts : réduire les coûts des impacts climatiques pour le Canada, examine les coûts macroéconomiques des changements climatiques dans des scénarios d’émissions modérées et élevées par rapport à un scénario de stabilité climatique. Selon l’analyse, les changements climatiques coûteront des milliards de dollars au Canada, faisant augmenter le coût de la vie avec le ralentissement économique, les hausses d’impôts par les gouvernements pour régler la facture des catastrophes climatiques, la multiplication des pertes d’emploi, et les biens de plus en plus coûteux en raison du bouleversement des chaînes d’approvisionnement.

Dernier volet d’une série de cinq, le rapport présente l’analyse macroéconomique des changements climatiques la plus complète jamais publiée au Canada, mais aussi des solutions. Des mesures et des politiques d’adaptation proactives peuvent limiter les dommages climatiques, réduisant les coûts prévus de moitié, ce qui représente des milliards de dollars d’économie et, par conséquent, allège le fardeau allégé des ménages. Selon le rapport, chaque dollar investi en adaptation génère de 13 $ à 15 $ de bénéfices directs et indirects. Lorsqu’on conjugue les mesures d’adaptation à une réduction mondiale des émissions, les coûts prévus sont divisés par quatre, plaçant le Canada sur le chemin d’un avenir plus stable et abordable.

Principaux constats de Limiter les dégâts :

  • Les répercussions des changements climatiques se font déjà sentir et s’accumulent. D’ici 2025, les dommages liés au climat ralentiront la croissance économique du Canada de 25 milliards de dollars annuellement, soit 50 % de la croissance du PIB prévue.
  • Tous essuieront des pertes de revenu, mais ce sont les ménages à faible revenu qui en souffriront le plus. Les ménages à faible revenu pourraient connaître des pertes de revenus de 12 % dans un scénario d’émissions modérées et de 19 % dans un scénario d’émissions élevées d’ici la fin du siècle – des pertes nettement plus élevées que celles du groupe de revenus médian.
  • Les changements climatiques détruisent des emplois. Les pertes d’emploi pourraient doubler d’ici le milieu du siècle et grimper à 2,9 millions d’ici la fin du siècle.
  • L’adaptation s’avère très rentable. Si l’on compte les bénéfices directs et indirects, chaque dollar investi dans l’adaptation rapporte de 13 $ à 15 $.
  • Limiter le réchauffement tout en s’adaptant aux changements déjà commencés se révèle encore plus rentable. L’adoption de mesures d’adaptation proactives diminue de moitié les coûts des changements climatiques. Lorsqu’on la conjugue à une réduction mondiale des émissions, ces coûts sont divisés par quatre.

CITATIONS

« Les conclusions ne pourraient être plus claires : les changements climatiques mettent des bâtons dans les roues du Canada. L’économie est particulièrement vulnérable à cette menace, et on en paie déjà le prix : dès 2025, les dommages réduiront de moitié la croissance économique du Canada. Il faut reconnaître l’ampleur de ces coûts et faire tout en notre pouvoir pour limiter les dégâts. »

– Dave Sawyer, économiste principal, Institut climatique du Canada

« Le coût de l’inaction face aux changements climatiques est mesurable et ne cesse d’augmenter. Nous devons mettre en place des mesures d’adaptation et d’atténuation dès maintenant pour éviter de sérieux dommages à notre économie, à notre société, à notre santé et à notre bien-être. »

– Rick Smith, président, Institut climatique du Canada

« Les conséquences économiques des changements climatiques ne font que commencer, et ce rapport renferme de judicieux renseignements sur les effets potentiels des changements climatiques sur l’économie canadienne. La menace est bien réelle, mais heureusement des solutions existent pour limiter les dégâts. Investir dès maintenant dans l’adaptation et la résilience contribuera à protéger l’économie et pourrait même sauver des vies. La prise de mesures d’adaptation proactives réduira les coûts liés aux changements climatiques et fournira un solide rendement du capital investi, nous faisant économiser à long terme, tout en pavant la voie à un avenir plus durable et prospère pour les Canadiens. »

– Susan McGeachie, Chef, Institut pour le climat de BMO, BMO Groupe financier

« Les changements climatiques ne sont plus une menace située dans un futur lointain : leurs impacts se font sentir dès à présent. Aucun secteur ni aucune région n’est à l’abri et il importe d’agir maintenant et rapidement. Le rapport « Limiter les dégâts » montre bien les coûts associés à l’inaction, autant pour l’économie que pour les ménages canadiens, qui verront le coût de la vie augmenter significativement si rien n’est fait. Il montre aussi, et surtout, qu’il n’est pas trop tard pour agir et qu’accroître la résilience par des investissements en adaptation pourrait non seulement sauver des vies, mais aussi protéger l’économie et maintenir un coût de la vie soutenable. Le message est clair : nous devons investir pour diminuer nos émissions de gaz à effet de serre et nous adapter, afin d’éviter les pires coûts et assurer une transition juste vers un avenir prospère. »

– Pauline D’Amboise, Secrétaire générale et vice-présidente Gouvernance et développement durable, Mouvement Desjardins

RESSOURCES

WEBINAIRE

Soyez des nôtres pour un webinaire qui aura lieu le 29 septembre à 13 h (HE) présentant les moyens d’atténuer les dommages économiques des changements climatiques. Inscrivez-vous dès maintenant à Limiter les dégâts : comment la politique d’adaptation peut aider le Canada à se préparer au coût économique des changements climatiques.

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PERSONNE-RESSOURCE

Catharine Tunnacliffe

Directrice des communications

ctunnacliffe@institutclimatique.ca

416 527-1777

Sans véritables investissements immédiats, des infrastructures seront détruites partout dans le nord du Canada : nouveau rapport

OTTAWA, le 14 juin 2022. – Selon un nouveau rapport de l’Institut climatique du Canada, les changements climatiques détruiront les infrastructures du Nord, menaçant ainsi les moyens de subsistance – voire la vie – des habitants des territoires et des régions nordiques des grandes provinces. Les conséquences des politiques coloniales, assorties de sous-investissements chroniques, ont fragilisé les infrastructures du Nord et les ont rendues particulièrement vulnérables, d’autant plus que la région se réchauffe trois fois plus rapidement que la moyenne mondiale. Dans le rapport Plein Nord : faire face aux coûts des changements climatiques pour les infrastructures du Nord, on analyse la nécessité et la possibilité de repenser les infrastructures locales, et on propose des politiques et des investissements qui bénéficieront aux populations et qui prépareront les infrastructures aux effets des changements climatiques.

Une nouvelle analyse des coûts des dommages causés par la fonte du pergélisol aux routes pavées, aux pistes d’atterrissage et aux bâtiments, ainsi que les premières prédictions de la fonte du pergélisol pour l’entièreté du Nord sont présentées dans ce rapport. On y examine aussi les conséquences du réchauffement des températures sur la viabilité future des routes hivernales. Comme il est important d’être au fait des expériences vécues par les gens déjà touchés par les changements climatiques dans le Nord, des témoignages directs sur les conséquences sociales et culturelles des dommages causés aux infrastructures par le climat sont intégrés dans ce rapport, sous forme d’entrevues avec des habitants de six communautés du Nord.

Selon Plein Nord, des investissements précoces et continus dans l’adaptation des infrastructures permettraient de réduire les coûts de façon substantielle et de protéger les communautés. Par exemple :

  • Adapter correctement les routes pavées pourrait réduire les coûts annuels de 38 à 42 % en moyenne au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest.
  • Adapter les pistes d’atterrissage aux conséquences des changements climatiques pourrait réduire les coûts annuels de 74 à 88 % en moyenne, selon la trajectoire globale des émissions de gaz à effet de serre.

Mais à long terme, une grande partie des infrastructures existantes sur le territoire ne peut être protégée contre les changements climatiques. C’est aux gouvernements que revient la tâche de faire des investissements transformateurs dans de nouvelles infrastructures, qui assureront la survie des peuples du Nord et un avenir aux futures générations.

Citations

« Avec le Nord qui se réchauffe beaucoup plus rapidement que le reste du Canada, la réalité de longue date des infrastructures gravement déficientes est encore exacerbée. Le Canada ne peut se permettre d’endosser les graves conséquences d’un Nord non préparé aux futurs coûts des changements climatiques. »

— Tosh Southwick, propriétaire d’IRP consulting, citoyenne de la Première Nation de Kluane, membre du conseil d’administration de l’Institut climatique du Canada et Yukonnaise. 

« Il est essentiel d’investir dans les infrastructures du Nord pour que le Canada réussisse à s’adapter aux changements climatiques. Les habitants du Nord doivent pouvoir mettre à profit leurs connaissances, leur leadership et leur ingéniosité pour planifier, concevoir et construire des infrastructures adaptées à leurs réalités. L’importance de l’adaptation et l’autonomie des habitants du Nord doivent être mises en avant dans la future Stratégie nationale d’adaptation du Canada. » 

— Ryan Ness, directeur, Adaptation, Institut climatique du Canada

« La précarité des infrastructures n’est pas inhérente à la vie dans le Nord. C’est le Canada qui a fait ce choix de manière répétitive. De nombreux autres pays comptant des populations nordiques comme le Groenland, l’Alaska et la Norvège ont fait des choix différents et n’ont pas à faire face à ce double problème que sont les lacunes dans les infrastructures combinées à un réchauffement climatique extrême. Mais il n’est pas trop tard pour combler ces lacunes, et la bonne nouvelle, c’est que les bons investissements d’aujourd’hui généreront des économies et permettront d’assurer un avenir aux communautés du Nord et à leurs moyens de subsistance. »

—Dylan Clark, associé de recherche principal, Institut climatique du Canada

Ressources

Ce rapport est le quatrième d’une série de l’Institut climatique sur les coûts des changements climatiques. Sur le même sujet : La pointe de l’iceberg, Les coûts des changements climatiques pour la santé et Submergés. Le rapport final, une étude macroéconomique, sera publié en septembre 2022.

À propos de l’Institut climatique du Canada

L’Institut climatique du Canada est un organisme national non partisan de recherche sur les politiques climatiques chargé d’analyser des politiques et de conseiller les décideurs de partout au pays en se fondant sur des données probantes.

Pour en savoir plus

Catharine Tunnacliffe

Directrice des communications, Institut climatique du Canada

ctunnacliffe@climateinstitute.ca

226 212-9883