Comment les gouvernements peuvent aider les ménages canadiens à s’électrifier grâce à une énergie plus propre et plus stable en matière de coûts

Dans le contexte actuel de crise énergétique mondiale, l’électricité a été un refuge contre la volatilité des prix, notamment grâce aux nouvelles technologies qui facilitent et rendent plus abordable la transition des combustibles fossiles.

Points importants à retenir

  • Près de 20 % des émissions de gaz à effet de serre du Canada proviennent de la consommation d’énergie des ménages, incluant le chauffage et la climatisation résidentiels, ainsi que les transports personnels.
  • La solution pour réduire les émissions des ménages réside presque entièrement dans la transition des combustibles fossiles vers l’électricité, grâce aux VE, aux thermopompes et aux appareils électroménagers : des changements qui engendrent des coûts initiaux, mais qui peuvent permettre de réaliser des économies à long terme.
  • Il s’agit d’une solution relativement simple à mettre en œuvre pour les décideurs politiques qui cherchent à réduire les émissions en misant sur des changements que les Canadiens et Canadiennes veulent. 
  • Pour les ménages, la transition vers les VE, les appareils et les équipements électriques est relativement simple, surtout comparativement aux secteurs industriels difficiles à décarboner.
  • L’enjeu est de rendre l’utilisation des technologies électriques efficaces plus facile et plus abordable pour tous.
  • Des politiques gouvernementales judicieuses peuvent contribuer à une transition plus harmonieuse, plus rapide et plus équitable.

La récente flambée du prix des carburants attire l’attention sur l’électricité propre

Une série d’événements mondiaux ont mis les prix des combustibles fossiles sur le devant de la scène, et de nombreux analystes qualifient la situation actuelle comme le pire choc pétrolier que le monde ait connu depuis les années 1970.

Pour la plupart des Canadiens et Canadiennes, il a été impossible d’ignorer la flambée soudaine et importante des prix de l’essence et du diesel, ainsi que du mazout de chauffage. Le prix de l’électricité, quant à lui, est demeuré relativement stable. 

Ce contraste a été mis en évidence par les événements récents, mais il ne s’agit pas d’un phénomène nouveau.

Au cours des dix dernières années, le prix de l’essence a été plus de trois fois plus volatil que celui de l’électricité, et le prix du mazout de chauffage a été 6,5 fois plus volatil. La guerre en Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz ont montré la grande vulnérabilité du monde face à la flambée des prix des combustibles fossiles.

Parallèlement, les véhicules électriques deviennent plus abordables et le nombre de marques et de modèles disponibles au Canada augmente chaque année. Les thermopompes continuent de gagner en popularité dans les provinces de l’Atlantique, tandis que d’autres régions du pays les adoptent plus progressivement. De plus en plus de foyers sont équipés de cuisinières à induction qui remplacent les cuisinières à gaz.

À l’échelle mondiale, l’adoption des technologies électriques grand public explose. L’année dernière, un quart des ventes mondiales de véhicules étaient des VE. En Chine, les VE représentaient plus de la moitié de toutes les ventes. Les ventes de thermopompes se généralisent également. En Norvège et en Finlande, la plupart des foyers en sont déjà équipés. Aux États-Unis, l’année dernière, la vente de thermopompes a dépassé celle de chaudières à gaz pour la troisième année consécutive. Le coût des technologies électriques, notamment des batteries et des panneaux solaires photovoltaïques, est en baisse et devrait continuer de diminuer.

Les nouvelles projections de coûts des technologies d’énergie propre constituent un facteur important dans la plus récente modélisation des trajectoires vers la carboneutralité du Canada. L’Institut climatique du Canada a publié son rapport sur l’avenir carboneutre du Canada il y a cinq ans et nous avons mis à jour notre modélisation l’an dernier, afin de tenir compte des réalités actuelles. Dans les plus récents résultats, l’électrification demeure la voie la plus pratique et la plus rentable pour réduire massivement les émissions des ménages. Cette voie peut permettre aux Canadiens et aux Canadiennes d’économiser de l’argent et de les isoler des fortes fluctuations du prix des combustibles fossiles que nous continuons de connaître.

Notre dernière modélisation examine les changements qui se produiraient dans l’ensemble de l’économie si le Canada atteignait ses objectifs climatiques à long terme de la manière la plus économique possible, en mettant l’accent sur les émissions des ménages, y compris les bâtiments résidentiels et les transports personnels. Nous avons élaboré de multiples scénarios pour couvrir un éventail d’avenirs possibles, en faisant varier les facteurs qui, d’après nos observations, ont la plus grande influence sur les résultats : un rythme de décarbonation plus ou moins rapide et des facteurs externes tels que le prix mondial du pétrole, le coût des technologies propres et le fait que le Canada décarbonise ses activités seul ou en coordination avec les États-Unis. Le scénario médian mentionné dans plusieurs des figures ci-dessous suppose un rythme de décarbonisation plus lent, des hypothèses médianes pour le coût du pétrole et des technologies propres, et des efforts de décarbonation parallèles aux États-Unis à long terme. 

L’élaboration de cette gamme de scénarios nous permet de constater quels sont les modèles les plus robustes dans les résultats, et ce, malgré l’incertitude qui plane sur l’évolution de la situation mondiale et qui échappe à l’influence des politiques nationales. 

Ce qui ressort clairement de tous les scénarios modélisés, c’est que l’électrification résidentielle est une solution climatique fiable et efficace. C’est une solution sans regrets, fondée sur des technologies existantes qui ont fait leurs preuves, mais qui doivent être déployées à plus grande échelle. 

Cela ne veut pas dire que l’atteinte des niveaux d’électrification décrits dans notre modélisation sera facile : cela exigera une combinaison judicieuse de politiques mises en œuvre par tous les paliers gouvernementaux pour y parvenir. Le Canada ne peut toutefois atteindre ses cibles climatiques sans des progrès en matière de consommation d’énergie des ménages et de nombreux ménages ne peuvent pas y parvenir seuls.

La solution pour les ménages réside dans l’électrification et l’efficacité énergétique

Actuellement, les combustibles fossiles dominent encore le transport de passagers, le chauffage et la climatisation résidentiels, ainsi que les appareils comme les chauffe-eau et les cuisinières. Au total, les combustibles fossiles représentent environ les deux tiers de la consommation d’énergie des ménages au Canada aujourd’hui, mais cette part est en baisse.

Pour que le Canada atteigne la carboneutralité d’ici le milieu du siècle de la manière la plus rentable, notre modélisation montre que l’électricité remplacera les combustibles fossiles pour répondre à la grande majorité des besoins énergétiques des ménages d’ici 2050. Cette tendance se confirme dans tous les scénarios et dans toutes les régions.

Aujourd’hui, l’électricité couvre déjà près de la moitié des besoins énergétiques pour le chauffage, la climatisation et les appareils électroménagers dans les bâtiments résidentiels au Canada. Selon les résultats de la modélisation, et sur la voie la plus rentable vers la carboneutralité, cette part augmente rapidement : d’ici 2050, entre 73 et 91 % des besoins en chauffage résidentiel seront couverts par l’électricité.

Il existe des variations régionales : 

  • Dans les provinces de l’Atlantique, où les prix du mazout de chauffage et du gaz sont relativement élevés, les thermopompes permettent à la plupart des ménages de réaliser des économies. Les politiques mises en place dans ces provinces ont déjà accéléré la transition vers le chauffage (et la climatisation) électrique. Entre 2017 et 2023, la proportion de foyers utilisant des thermopompes en Nouvelle-Écosse a plus que doublé. Au Nouveau-Brunswick, elle a presque triplé. Et à l’Île-du-Prince-Édouard, elle a quadruplé. 
  • Dans les provinces des Prairies, où le chauffage au gaz naturel est plus courant et moins coûteux, la situation économique des ménages est différente. Dans le contexte politique actuel, s’en tenir au gaz demeure une option moins coûteuse que la conversion au chauffage électrique, même si l’électrification des ménages représente la solution de décarbonation la plus rentable pour l’ensemble de l’économie provinciale. 
  • Ailleurs, où l’électricité domine déjà le chauffage, comme au Québec et à Terre-Neuve-et-Labrador, les principaux avantages proviennent de l’efficacité énergétique des nouvelles technologies électriques et de bâtiments plus performants. Par exemple, l’amélioration du rendement des thermopompes par rapport aux plinthes électriques peut réduire la consommation d’énergie des ménages pour le chauffage jusqu’à un tiers.

Le rythme et l’ampleur de l’électrification des ménages varieront d’une province à l’autre du Canada, mais la tendance générale est la même

Pour le transport de passagers, la tendance à l’électrification est encore plus marquée et moins sensible aux variations régionales. 

À l’échelle nationale, les résultats de la modélisation montrent que, pour atteindre la carboneutralité, la part des véhicules électriques à batterie et des véhicules hybrides rechargeables devrait dépasser 96 % du total des kilomètres parcourus par les véhicules d’ici 2050. À titre de comparaison, ce chiffre est d’environ 4 % aujourd’hui. Cette trajectoire de modélisation est très cohérente dans tous les scénarios et dans toutes les provinces et tous les territoires. Bien que le nombre de véhicules électriques en circulation au début de 2025 diffère d’une province ou d’un territoire à l’autre, la tendance future est similaire.

Les VE et hybrides rechargeables devancent les véhicules à combustibles fossiles sur la voie de la carboneutralité, et ce, dans toutes les provinces

Dans l’ensemble, la modélisation indique une électrification croissante des bâtiments résidentiels et des transports personnels dans toutes les provinces et tous les territoires, même dans des provinces comme l’Alberta et la Saskatchewan, qui dépendent actuellement beaucoup moins de l’électricité. Si l’on tient compte de tous les usages énergétiques des ménages, le Québec affiche aujourd’hui le taux d’électrification le plus élevé et devrait être la province la plus électrifiée d’ici 2050.

Le point de départ et le rythme de la transition vers l’électricité dans chaque province et territoire sont en partie attribuables aux différences de leurs politiques et des prix de l’énergie. Le passage d’un véhicule de tourisme à essence ou au diesel à un VE permet systématiquement de réaliser des économies sur la durée de vie du véhicule, et ce, dans presque tous les contextes au Canada. Cependant, à ce jour, c’est en Colombie-Britannique et au Québec que l’adoption des VE a été la plus forte, grâce à des politiques ambitieuses et des tarifs d’électricité avantageux. 

L’analyse de modélisation confirme cette tendance : pour réduire les émissions du Canada de la manière la plus économique possible, la majeure partie de la consommation d’énergie des ménages doit être électrifiée. Cependant, derrière ces grandes tendances se cachent 16,8 millions de ménages et le réseau complexe d’infrastructures électriques qui les dessert. Dans le cadre du projet d’électrification des ménages, la simplicité relative des solutions technologiques répond à une grande variété et complexité des contextes des ménages selon les régions, comme nous le voyons dans nos résultats, mais aussi selon le type de logement, le niveau de revenu et les différences entre milieux rural, urbain et périurbain. 

L’amélioration de l’efficacité énergétique accroît la valeur de l’électrification

La trajectoire de l’électrification devrait se produire parallèlement aux gains d’efficacité énergétique des ménages, ce qui signifie que ces derniers consommeront moins d’énergie dans l’ensemble, même si la population augmente. 

D’ici 2050, la population canadienne devrait augmenter de 19 %, mais, selon le scénario médian, la consommation d’énergie des ménages devrait être inférieure de 26 % à ce qu’elle est aujourd’hui.

Il en résulterait une réduction de 38 % de la consommation d’énergie par personne par rapport à 2025.

Les technologies électriques gaspillent moins d’énergie que leurs homologues alimentés par des combustibles fossiles. Des améliorations plus générales de l’efficacité énergétique, comme une meilleure isolation des bâtiments, amplifient ces gains. 

C’est un double levier pour la réduction des émissions et les économies d’énergie pour les ménages. Grâce à des maisons mieux isolées et à des appareils électriques plus efficaces, les Canadiens et Canadiennes gaspilleront beaucoup moins d’énergie précieuse, ce qui réduira les besoins en production d’électricité sur le réseau et diminuera leurs factures mensuelles d’électricité. De plus, cela réduira leur dépendance aux combustibles fossiles et à la volatilité de leurs prix.

Et tout cela ne nécessite aucune nouvelle technologie ni innovation.

Les véhicules électriques sont déjà deux à quatre fois plus efficaces que les moteurs à combustion interne. Leur rendement est de 80 à 90 % contre 25 à 40 % pour les véhicules à moteur à combustion interne.

Les thermopompes produisent un chauffage deux à cinq fois plus efficace que les chaudières à gaz. Même comparées aux autres options électriques, les thermopompes sont environ trois fois plus efficaces que le chauffage électrique par résistance. 

Les projections accélèrent les tendances actuelles : Les ménages canadiens sont devenus plus économes en énergie au cours des dernières décennies. Dans les bâtiments résidentiels, entre 2000 et 2022, la consommation d’énergie par ménage pour le chauffage, la production d’eau chaude sanitaire, les appareils électroménagers, l’éclairage et la climatisation a diminué de 20 %, grâce à des bâtiments mieux isolés et à des équipements ménagers plus efficaces. De même, entre 2005 et 2019, l’efficacité des véhicules s’est améliorée de 15 % à l’échelle du parc automobile, en partie grâce à la réglementation sur la consommation de carburant. 

Des économies d’énergie plus importantes offrent donc aux ménages la possibilité de réaliser des économies de coûts durables. 

Cependant, remplacer sa chaudière ou son véhicule à essence par un modèle électrique n’est pas chose facile pour de nombreux Canadiens, même si cela signifie économiser de l’argent à long terme. Les coûts initiaux peuvent constituer un obstacle. Dans certaines régions du Canada, les technologies électriques sont difficiles d’accès et il manque de vendeurs et d’installateurs qualifiés.

De plus, ces technologies dépendent d’une infrastructure électrique fiable, capable de répondre à la demande. C’est là que des politiques de soutien fiables sont essentielles.

Des politiques permettent de concrétiser le potentiel en économies d’énergie et en réduction des émissions

Le monde s’électrifie rapidement et le Canada ne doit pas se laisser distancer. Même sans changement de politique, cette vague mondiale finira par atteindre le Canada.

C’est une bonne nouvelle. La transition vers les technologies électriques et l’abandon des combustibles fossiles entraînent des réductions durables des émissions, ainsi que d’autres avantages pour les ménages canadiens. Les thermopompes peuvent assurer un refroidissement efficace, protégeant ainsi un plus grand nombre de ménages contre les dangers des chaleurs extrêmes. Les cuisinières à induction offrent une meilleure qualité de l’air intérieur par rapport aux cuisinières à gaz et un meilleur rendement de cuisson

Une nouvelle analyse détaillée du portefeuille énergétique réalisée par Clean Energy Canada a révélé que, dans la plupart des régions du Canada, le passage à l’électricité propre permettrait aux ménages de réaliser des économies à long terme. Les véhicules électriques sont le principal facteur d’économies. Dans certaines régions, comme les provinces des Prairies, le chauffage au gaz demeure moins coûteux que le chauffage à l’électricité, compte tenu des politiques actuelles. Dans d’autres régions, comme la Colombie-Britannique, les thermopompes produisent du chauffage à un coût inférieur à celui du gaz, et elles offrent systématiquement des économies par rapport au mazout de chauffage à l’échelle du Canada. 

À long terme, l’électricité offre également des coûts énergétiques plus stables et prévisibles. L’électricité est déjà moins vulnérable à la volatilité des prix que les autres sources d’énergie, notamment par rapport au pétrole, comme nous l’avons constaté récemment. L’efficacité énergétique, à la fois caractéristique des technologies électriques et mesure complémentaire, protège davantage les ménages contre la hausse des coûts énergétiques.

L’électrification et les améliorations en matière d’efficacité énergétique commencent à se faire sentir dans les ménages canadiens. Les émissions provenant du transport de passagers et des bâtiments résidentiels commencent à diminuer, en grande partie en raison de l’impact des politiques actuelles et prévues. Cependant, pour infléchir la courbe des émissions à la baisse, il est nécessaire de renouveler les efforts politiques.

Les gouvernements disposent de deux moyens pour accélérer la transition vers des technologies électriques écoénergétiques et à faibles émissions : 

  1. Stimuler l’adoption par les consommateurs des technologies électriques et de l’efficacité énergétique. 
  2. Préparer nos systèmes énergétiques et d’infrastructure à répondre à une demande accrue d’électricité. 

Pour stimuler l’adoption, les politiques peuvent rendre l’accès aux technologies électriques plus facile, plus abordable et plus équitable pour les ménages canadiens. Cela peut signifier faire des technologies électriques et de l’efficacité énergétique la norme dans les nouvelles habitations et exiger la préparation aux VE pour les bâtiments à logements multiples. Les mesures politiques qui facilitent l’accès à une plus grande variété de véhicules électriques (comme les futures normes d’émissions et la récente décision d’autoriser la vente d’un petit nombre de véhicules électriques chinois) simplifient également le choix des consommateurs. Le financement à faible coût et les subventions directes aux consommateurs, en particulier pour les ménages à faible revenu, sont également importants. Le soutien stratégique aux ménages peut également atteindre un plus grand nombre de Canadiens en concevant des mesures qui incluent les locataires, les utilisateurs d’autopartage et les usagers des transports en commun. 

Pour préparer nos systèmes énergétiques et d’infrastructures, un changement de politiques peut contribuer à stimuler les investissements et l’innovation dans un système d’électricité propre et fiable, capable de répondre à la demande croissante. 

Cela signifie un développement substantiel de nouvelles sources d’électricité propres, un stockage d’énergie accru et des réseaux de transport modernisés. Pour atteindre la carboneutralité dans l’ensemble de l’économie, la production d’électricité devra doubler, voire tripler, d’ici 2050 par rapport à aujourd’hui.

Dans les zones résidentielles, l’électrification à grande échelle nécessite également des investissements dans les réseaux de distribution d’électricité et un recours accru à de nouvelles solutions, comme la flexibilité de la demande, afin d’intégrer une demande accrue à moindre coût. 

Les véhicules électriques ont également besoin d’un réseau de recharge rapide fiable, en particulier sur les grands axes routiers, pour soutenir leur adoption croissante. 

Les décideurs politiques de tout le Canada sont confrontés à un défi commun : mobiliser d’importants investissements et moderniser l’infrastructure électrique tout en préservant la stabilité et la compétitivité des tarifs de l’électricité. 

Dans la majeure partie du Canada, l’électricité a constitué une valeur refuge face à la volatilité des combustibles fossiles. Maintenir la stabilité de l’électricité et l’accessibilité des tarifs pendant une période de forte croissance ne se fera pas automatiquement. Cela dépendra de politiques judicieuses. Au Canada, les investissements dans le secteur de l’électricité et les tarifs à la consommation sont strictement réglementés, ce qui confère aux décideurs politiques un rôle particulièrement central. 

Le contexte actuel est peut-être marqué par l’incertitude quant aux prix du pétrole, à la conjoncture économique et à l’ordre géopolitique, mais il offre aussi l’occasion de miser sur des technologies éprouvées que de nombreux Canadiens et Canadiennes utilisent déjà. Pour d’autres, un simple coup de pouce suffit.

Globalement, l’avenir est électrique. Des politiques qui investissent dès maintenant dans les ménages, et dans l’infrastructure dont ils dépendent, peuvent aider les collectivités canadiennes à se préparer à cet avenir.

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