OTTAWA— Rick Smith, président de l’Institut climatique du Canada, a fait la déclaration suivante en réponse à la Mise à jour économique du printemps 2026 du Gouvernement du Canada :
« La décarbonisation est un moteur considérable des tendances des marchés mondiaux, alors que les pays cherchent à assurer leur sécurité et leur stabilité économiques. Un déploiement historique d’électricité propre, ainsi qu’une adoption croissante par les consommateurs de technologies à faibles émissions comme les véhicules électriques et les thermopompes, ont été accélérés par le conflit concernant le détroit d’Ormuz et la volatilité qui en a résulté sur les prix du pétrole et du gaz.
« C’est dans ce contexte que la Mise à jour économique du printemps met l’accent sur sur le renforcement de la compétitivité économique et l’accroissement des échanges commerciaux. Il est bienvenu que la Mise à jour reconnaisse l’importance continue de la Stratégie de compétitivité climatique du Budget 2025. La mise en œuvre de cette stratégie demeure la priorité urgente.
« La Stratégie de compétitivité climatique s’est explicitement engagée, par exemple, à renforcer la tarification industrielle du carbone. Cela demeure essentiel pour que le Canada soit en mesure de concurrencer et de s’imposer dans une économie mondiale de plus en plus axée sur des trajectoires à faibles émissions de carbone. Une tarification industrielle du carbone plus robuste peut favoriser des marchés du carbone cohérents, solides et coordonnés à l’échelle du Canada, en phase avec l’objectif gouvernemental d’une économie canadienne unifiée.
« Des engagements supplémentaires visant à élaborer une trajectoire de tarification du carbone pour l’après-2030, à corriger le mécanisme de référence de la tarification du carbone et à améliorer le filet de sécurité sont tous d’une importance capitale alors que le gouvernement fédéral travaille à finaliser son protocole d’entente avec l’Alberta. Comme les recherches de l’Institut l’ont démontré, la conception des marchés industriels du carbone sera déterminante pour les résultats en matière d’émissions du protocole d’entente Canada-Alberta.
« Le gouvernement fédéral n’a pas encore lancé la stratégie nationale d’électricité qu’il avait promise, pour donner suite à l’engagement du premier ministre de doubler l’approvisionnement en électricité propre et de mieux connecter et harmoniser les réseaux électriques provinciaux.
« Certains engagements supplémentaires, notamment une nouvelle stratégie pour les véhicules électriques, ont progressé. L’Institut climatique attend les détails du nouveau train de mesures pour placer le Canada sur la voie de l’objectif annoncé par le premier ministre, soit que l’équivalent de 75 pour cent des nouvelles ventes d’automobiles soit constitué de véhicules électriques d’ici 2035.
« L’appui du gouvernement fédéral à une taxonomie d’investissement durable et à une conférence sur la finance durable constitue une contribution importante pour que le Canada réussisse à attirer de nouveaux investissements dans des projets verts et de transition.
« Par ailleurs, la décision du gouvernement d’accroître et de réorienter 13 milliards de dollars en financement climatique international est également la bienvenue : elle aide les économies émergentes à réduire leurs émissions tout en ouvrant des marchés pour les technologies propres canadiennes et en mobilisant des investissements privés.
« Enfin, l’investissement de 6 milliards de dollars sur 10 ans pour soutenir l’adaptation aux changements climatiques pour les infrastructures et les bâtiments, entre autres priorités, est une mesure nécessaire et attendue depuis longtemps pour améliorer la résilience des collectivités. Toutefois, une approche plus globale et soutenue sera nécessaire dans les années à venir pour gérer les coûts croissants des phénomènes météorologiques extrêmes et des perturbations climatiques. »
RESSOURCES
- Analyse | Nouvelle analyse du protocole d’accord Canada-Alberta: la tarification industrielle du carbone, facteur décisif pour les émissions
- Blogue | Les marchés mondiaux du carbone sont le prochain avantage du Canada dans le domaine de l’énergie propre
- Rapport | Bâtir la force grâce à l’abri : Prescriptions politiques pour des logements autochtones écoénergétiques sains
- Commentaire | Le Canada a besoin du Règlement sur l’électricité propre pour réduire les émissions et investir dans une électricité propre et abordable
- Blogue | Comment le Canada peut développer son réseau de transport d’électricité pour stimuler les projets d’infrastructure nationale
- Blogue | Le Règlement sur l’électricité propre réduit l’incertitude au regard d’importants investissements dans les réseaux électriques du Canada
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